mercredi, 08 août 2007

"Elle pleure ma planète"

Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
(Pourquoi tu pleures ?)
La Terre en a ras le bol un point c'est tout !

Aujourd'hui j'ai de la chance
Je suis encore là
J'vais pouvoir voir le ciel encore une fois
L'air pur ici aussi se fait si rare
Que même les clébards disent
Qu'il y en a marre !
De respirer cette merde à pleins poumons
Tout ça pour qu'un petit con
Gagne des millions
Tu sais que notre vie de chien nous suffit bien
Pas besoin de choper
Le cancer des êtres humains
Nous paierons cher sans doute votre insolence
Vous jouez avec ce monde par négligence
Les frontières de vos cartes n'y feront rien !
Cette Terre n'est pas à nous
Vous le saurez bien

Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
La Terre en a ras le bol comme nous
Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
(Pourquoi tu pleures ?)
La Terre en a ras le bol un point c'est tout !

(Tu pleures encore ?)

La nature est à moi, je suis sa mère
Vous déchaînerez mes nerfs je serai guère
Qu'elles volent vos maisons au-delà des mers
Vous donnerez des noms à mes colères !
(Badaboum !)
Vous êtes la raison de vos prières
Et vous aurez raison de vos cimetières
Qu'elles jaillissent les eaux
Sur votre espèce !
Vous n'aurez plus conscience
De votre petitesse
Je ferai de vos villes ce bel enfer
Plus chaleureux encore que le paradis
Vous tremblerez de peur dans vos demeures
Car l'homme a fait de l'homme
Cette chose sans vie...

Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
(Pourquoi tu pleures ?)
La Terre en a ras le bol un point c'est tout !

Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
(Pourquoi tu pleures ?)
La Terre en a ras le bol un point c'est tout !

 Un grand regret c'est que ne soit pas autorisé la vidéo que j'ai du retirer...Elle peut pleurer la planète..

samedi, 21 juillet 2007

Présence et actions

Malgré les apparences, Françoise ne nous a pas oublié ni abandoné. Ayant perçu quelques petites paresses ici et là, je reprends son commentaire pour en faire une note enrichissante pour nous tous. Merci Françoise pour ce témoignage.

 

Lire la suite

vendredi, 22 juin 2007

Deux témoignages et une proposition à Madame la Ministre de la Santé

Témoignage que j’ai reçu d’une amie qui n’a pas oublié la nounou de ses enfants, puisqu’elle est devenue « son ange gardien », du moins c’est ainsi que je la perçois dans ses nombreux courriels. Or voici que la mamie  « c’est ainsi qu’elle l’appelle » a été hospitalisée et voici les nouvelles que cette amie m’a envoyé par courriel et que je vous livre avec son accord.

«voici mon témoignage sur la façon dont on s’occupe des VIEUX en gériatrie , a l hôpital de Z. Je t’ai dit que la mamie dont je m occupe avait été transportée a l hôpital puis pratiquement aussitôt transférée en gériatrie. Depuis qu elle a été mise dans cette unité, son fils a demandé qu on lui installe le téléphone afin qu’elle puisse communiquer avec ses enfants . REPONSE du service : « On ne peut pas,  le téléphone est en panne ».  Il insiste en disant qu il est très désagréable pour des personnes âgées et malades d’être ainsi coupées de leur famille qui demeurent beaucoup trop loin pour pouvoir venir les voir.  REPONSE:  « Vous savez ce sont des VIEUX  la plupart ne se rendent même pas compte que personne ne leur téléphone ». Cet après midi il a demandé si on pouvait espérer une réparation rapide ?  REPONSE : On verra a les appeler la semaine prochaine..... »

Un second témoignage d’une autre amie. Régulièrement elle rend visite à une dame dans une coquette maison de retraite. Chambre agréable, fenêtre donnant sur un parc et le fleuve qui serpente dans la ville, tout parait parfait pour le visiteur d’un jour. Récemment mon amie est arrivée à 19 heures, heure inhabituelle de ses visites ce qui lui a permis de trouver cette gentille vieille dame couchée dans son lit, volets fermés alors que le soleil aurait pu réchauffer un cœur en hiver

Suite à ces 2 témoignages, j’ai une proposition à faire à Madame la Ministre de la Santé Roselyne BACHELOT. Depuis sa nomination elle a fait preuve d’engagement exemplaire pour le rugby en enfilant le maillot d’une des équipes et aujourd’hui je lis que la veille du second tour des 24 heures du Mans elle s’est installée en place arrière dans une Audi, au prix de 77000 euros TTC, avec pour chauffeur le Premier Ministre Fillon. Epopée dont elle se souviendra puisqu’elle s’est terminée dans un dérapage non contrôlé (Canard Enchaîné du 21 juin2007). Après ces péripéties sportives je lui propose de jouer un  autre jeu digne de sa responsabilité au Ministère de la Santé, celui de passer 24 heures dans une maison de retraite en essayant de se glisser dans la peau d’une vieille dame de plus de 90 ans. J’ai conscience que ce que je suggère est extravaguant et pourtant, Madame la Ministre, ne se dévaloriserai pas à vouloir percevoir la vie d’une digne vieille dame dans un établissement aux extérieurs coquets et si triste en son cœur.

mercredi, 30 mai 2007

Un implacable silence

Je remercie Gerri qui m’a autorisé à reproduire une de ses notes. Tout est dit dans son récit :

« L’histoire de mon grand-père décédé en 2001. Nous avons appris deux ans avant qu'il souffrait de la maladie d'Alzheimer (moi, je ne m'en suis pas vraiment aperçue !) et ensuite, il a eu un cancer de l'estomac. A partir de ce moment là, cela a été des "chut, il arrive !..." quand on parlait de sa maladie. Lui, en l'occurence qui avait 90 ans, savait très bien ce qu'il avait, mais comme nous ne devions pas en parler, il n'en parlait pas non plus, ce qui fait qu'il a été très isolé lors de sa fin de vie.

Pourtant, j'aimais sa façon de plaisanter à ce sujet, de me dire quand je partais "j'espère que la prochaine fois que l'on se verra, ce ne sera pas sur la route du cimetière". Il est mort fin mai 2001. J'étais, à ce moment là, enceinte de 6 mois et j'habitais à 3 heures et demi de route de chez lui. J'aurais voulu lui dire au revoir, embrasser pour la dernière fois sa joue ridée qui sentait si bon la mousse à raser, lui tenir sa grande main, lui dire que je ne l'oublierais pas et que je parlerais de lui à mes enfants. Mais mes parents m'ont fait peur en me disant que cela pouvait être dangereux pour le bébé. Je les ai écoutés et je l'ai regretté. Pendant près d'un an, j'ai rêvé toutes les nuits de mon grand-père. Jusqu'au jour où, dans mon rêve, je lui ai dit au revoir.

Depuis je pense souvent à lui et nous en parlons avec mon fils qui avait trois ans à l'époque et mes filles qui n'étaient pas nées. A travers moi, ils connaissent son histoire et ainsi, il continue de vivre »

mercredi, 18 avril 2007

Une fin de vie avec un minimum de "frémissements" pour reprendre le terme de mon amie

Premier courriel d’une amie qui avait besoin de s’entretenir d’une situation de fin de vie très proche d’elle. Avec son accord et après re-lecture, dans le cadre de ce bloc-notes, en voici un résumé .

« L’état de santé de Monsieur X . s'est aggravée et depuis quelques temps il se voit obligé de faire des séjours à répétitions dans un des hôpitaux de la région (où je fut dirigée  en novembre ) donc cet homme de 86 ans  vient de rentrer de nouveau depuis une semaine  car il crachait du sang. Infection des poumons? Hier encore il était encore un peu conscient mais très mal !! Ce matin le neurologue a réuni la famille pour leur dire qu'il ne pouvais plus rien en  raison de son coeur plus que fatigué avec la maladie Alzheimer et les soins qu'il a du supporté depuis si longtemps. Il leur a confié aussi que dans un moment de lucidité Monsieur X., lors d'un précèdent s’était clairement exprimé qu’il voulais en finir. Le médecin dans son entretien a précisé à la famille qu’il ferait tout pour  soulager sa souffrance, ce qu’il fit dans un premier temps par une ponction pleurale évacuant un litre d'infection aux poumons » .

Si je t’écris ce qui arrive à Monsieur X. c’est pour témoigner que dans certains lieux où je ne pensais pas, connaissant le centre, des frémissements d’humanité sont visibles! 

Une goutte d'eau  dans ta lutte mais du concret pour des Amis que nous aimons beaucoup.

Deuxième courriel

"Nouvelle rencontre de la famille avec le neurologue. Celui-ci les informe que Monsieur X. a arraché perfusions et divers drains et refuse d’être intubé « je ne veux pas, je veux en finir ». La décision prise : Monsieur X ne sera pas transféré en réanimation ». Ce neurologue aillant entendu le patient, a dit qu'il avait communiqué  au service la demande de Monsieur X. !! il nous reste  a souhaiter que cela ne soit plus très long"

Ce qui me gêne un peu dans le récit de mon amie et qui n’apparaît pas dans le compte-rendu c’est que l’on n’a passé à Monsieur X. du sang (pour calmer la douleur ???), mais mon amie ajoute « pas pour ne pas laisser l'inévitable arriver lentement mais inexorablement, car il n'y a pu rien a espérer ». Là je me dis, qu’ils ne sont pas encore très au clair sur le respect de la volonté du malade et sur la notion d’acharnement thérapeutique - malgré leurs bonnes intentions, du moins on ne va pas en douter.

samedi, 31 mars 2007

France Info et France Culture diffuse un témoignage et nous invite à poser les bases d'une réflexion commune

Des amies m’ont informée de la diffusion :

Lundi 2 avril sur France Info à 6h15, 7h15, 9h15 et 10h15

et

Mercredi 4 avril sur France Culture à 20 heures 30, dans l’émission  "Les Pieds sur terre"

du témoignage d’un homme atteint de syringomyélie qui a choisi la Suisse et une association « Dignitas » pour trouver ce que la France ne lui apportait pas à savoir  la mort telle qui le souhaitait.

Je vous invite à écouter ce témoignage et à partager votre ressenti sur ce blog-notes, seul lieu à ma connaissance qui s’acharne à vouloir réunir 2 courants de pensées. Pour ce faire, il me semble que certaines conditions sont incontournables :

- désirer travailler ensemble dans la paix et non dans le conflit permanent

- vouloir comprendre la partie contradictoire

- ne pas imposer ses croyances philosophiques et religieuses

Ne me dites surtout pas que je suis une grande rêveuse et une parfaite utopiste…j’ai besoin de croire en l’intelligence de l’Homme pour continuer une route caillouteuse et bordée de buissons épineux.

A ceux et celles qui se lassent, s’épuisent  je les encourage à rester à mes côtés s’ils ou elles sont lectrices de ce site et à celles et ceux qui par accident le découvrent  de nous rejoindre pour ensemble tenter de transformer l’impossible en possible.

lundi, 05 mars 2007

Vite avant que le JT de ce jour soit remplacé par le suivant

Au JT de FRANCE 2 de ce 5 mars,

 http://jt.france2.fr/13h/ 

le sujet de la maltraitance des personnes âgées en institution est absolument à écouter. Nous pouvons ensuite poursuivre le débat que nous avons abordé à maintes reprises dans les pages de ce bloc - note. sachant que pour débattre , vous l'avez compris, il faut des intervenants qui n'entérinent pas l'existant par le silence.

mercredi, 24 janvier 2007

Nos mères

Comme mamie Lucienne, j'ai regardé le témoignage de Laurent MALET... Témoignage bouleversant nous emmenant sur le chemin du combat pour la vie mais pas à n'importe quel prix. Il a bien dit combien sa maman s'était battue jusqu'au jour où le trop n'était plus supportable.

De ce témoignage j'en sors secouée car maman est décédée d'une tumeur au cerveau. Des souffrances atroces , des cris de douleurs, des hospitalisations et interventions répétées nous l'avons vécu mon père et moi. Ces cris devenaient insupportables beaucoup plus pour mon père que pour moi qui n'était pas toujours présente puisque je travaillais. Maman a trouvé dans sa foi la force d'aller jusqu'au bout sans autre demande. C'était aussi son droit. Pendant une période aigue, mon père, épuisé, ne supportant plus ces souffrances intolérables avait à plusieurs reprises émis l'intention de la supprimer... ce que j'avais confié à une amie surveillante. Le jour anniversaire de maman le 21 mai, j'étais convoquée dans le bureau du chef de service ( l'inhumanité incarnée) pour m'entendre dire que j'avais 48 heures pour faire interner mon père. J'avais la tête sous l'eau, il me la tenait enfoncée...Je n'ai pas obtempéré avec l'aide d'un médecin ami, il n'a pas mis à exécution sa menace de saisir le Procureur de la République. La médecine ça peut être ça!

Quatre ans après mon père se défesnetrait d'une chambre de l'hôpital... lui aussi c'était son droit. Droit que je n'ai pas accepté pendant de longues années et qui ma conduit sur plusieurs routes militant pour le droit non pas de terminer sa vie - dignement - (que je n'aime pas, car l'homme est toujours digne surtout dans la maladie et la mort) - mais dans la liberté du choix.

mardi, 19 décembre 2006

Directives anticipées : Surprise : il a dit OUI

Témoignage de P. reçu l’année dernière prouvant que les médecins sont aujourd’hui capables de recevoir ce genre de document. La loi les y oblige... sinon, renseignez-vous sur les médecins de votre ville, respectueux des lois et de leurs malades… il y en a, c’est sûr.

« Ayant compris que le testament de vie que j’avais écrit il y a 10 ans n’était plus adapté après les lois de 2002 et 2005, avec l’aide de ma nièce j’ai rédigé mes directives anticipées. Jusqu’à présent et malgré mon âge (83 ans) je n’avais pas encore abordé ce sujet avec mon médecin. Cette fois c’était décidé je lui demanderai (C’était en juin 2005) de mettre ce document dans mon dossier. Ce qui fut décidé … fut fait… et sans aucun problème bien au contraire.

Après lui avoir donné mes directives, mon docteur les a lu attentivement du début jusqu’à la fin et immédiatement a donné son accord : « très bien ». Il a voulu aussi savoir, si je souhaitais être informée d’une maladie grave, si on pouvait me parler ouvertement.

     - sans aucun problème docteur, j’ai eu assez de cas dans mon proche entourage.

Je l’ai senti rassuré. Notre entretien s’est terminé sur une confidence de sa part :

    - «  je suis tout à fait de votre avis non seulement pour vous, mais aussi pour moi »

samedi, 16 décembre 2006

Pile ou face

Depuis plusieurs jours, je fais tout mon possible pour vous donner toutes les informations concernant un point essentiel de la Loi Léonetti. J’ignore si le message est passé, s’il a été expliqué assez clairement… enfin comme de coutume (à laquelle je ne m’habitue d'ailleurs pas) je ne me sens pas à l’aise dans votre silence.

Ce soir c’est le témoignage de I. Témoignage qui illustre les notes des jours précédents.

« Jusqu’ici, quand je présentais mon testament de vie, ou mes déclarations anticipées à un nouveau médecin, il répondait soit :

-souvent en plaisantant

 

-ou en essayant de contourner la difficulté, par quelques pirouettes

-ou pire, en se mettant en colère sans même comprendre ma demande, comme en chirurgie viscérale ( à Paris ), style : 

     - « Je ne suis pas là pour vous tuer, je suis là pour vous soigner. Si vous voulez mourir, il ne faut pas venir consulter, vous n’avez qu’à rester chez vous et vous laissez mourir de faim »

Possible quand la douleur n’est pas trop intense, sinon on vient chercher quand même une solution pour atténuer cette douleur en attendant mieux.Charmante cette dame médecin, surtout quand elle prétendait qu’on pouvait mourir de faim en 3 jours, ce qui est évidemment faux.

Aussi ais-je été agréablement surprise en service de cancérologie (où l’on me perfuse mes chimiothérapies ) d’avoir en face de moi une autre jeune femme médecin qui a pris mes papiers, les a parcourus, classés dans mon dossier en s’exclamant :

- « Ca, c’est très bien, c’est clair et net et on sait jusqu’où on doit aller! »

Donc les médecins intelligents existent et comprennent nos dernières volontés. C’est merveilleux ! Comme quoi, nous ne devons pas désespérer »                                                                                                        

 

Toutes les notes