mercredi, 29 décembre 2010
Tenez bon..
Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière

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samedi, 13 mars 2010
Absent depuis si longtemps de nos scènes et écrans et cependant toujours tellement présent

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| Tags : jean ferrat, ma france |
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samedi, 20 février 2010
Urgences ?
Aux infos d’un soir, les pompiers demandaient à ce que les appels ne concernent que les urgences. Par ailleurs les services d’urgences sont saturés par des malades qui n’ayant pas trouvé de médecins le soir à partir d'une certaine heure, sans parler des fin de semaine. Voici un extrait d'un courriel qui illustre la difficulté rencontrée par un couple d’amis, en fauteuils tous les deux.
Trêve de plaisanterie nous avons passé la journée à trouver un médecin qui veuille se déplacer, c est dur . On voulait l’envoyer à l 'Hôpital pour une angine ou bronchite, c est pratique. Le médecin traitant. Le nôtre est en arrêt maladie, elle n 'a plus de remplaçante (elle finissait aujourd'hui et allait dans un autre cabinet médical). .....
........ Nous venons de trouver un médecin qui travaille avec une femme c’est le seul qui nous fait une réponse positive, il vient demain matin voir la grande malade.
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| Tags : urgences |
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mardi, 16 février 2010
Les pauvres, les démunis, les pensions modestes : ce n'est pas pour vous
Merci à HautetFort pour avoir travaillé à la maintenance du site
16 janvier 2009: Suite de la discussion d'un forum (note suivante)
"Oui .. J'ai récupéré-et sorti - il ya deux ans ma mère d'un centre hospitalier dans lequel je l'ai retrouvée (heureusement que je suis partie rapidement ..) dans un état épouvantable; et rapatriée dans sa maison de retraite, dans laquelle le prix de pension est de 4000 euros, auxquels il faut rajouter les kinés, non pris en charge, les suppléments alimentaires, et une personne de confiance . Au total, 6.000 € par mois pour une fin de vie correcte.
Je ne vais pas me lancer dans les détails, mais il m'a semblé constater qu'il n’'y a plus , en France, aucune surveillance, ni de soins élémentaires à la personne humaine. Par exemple, la voisine de ma mère à l'Hôpital avait été amenée là 4 jours auparavant sans vêtement, puisque retrouvée chez elle après un malaise, elle allait beaucoup mieux, mais personne n'avait eu l'idée de lui trouver des vêtements. . Juste Une chemise d'hôpital jetable. C'est moi qui suis allée lui en chercher. De même, la télé, pour cette femme sans famille. J’ai constaté deux fois de suite une infirmière répondre que son travail n'était pas d'appuyer sur le bouton ..
Que dire?
Cela donne envie de hurler devant tant de .. de quoi au juste?
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| Tags : maison de retraite |
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Faillite dans le système de santé
Après bien des aléas, HautetFort semble m'assurer que tout est rentré dans l'ordre.. je fais une tentative d'une note (du 15 janvier) sauvegardée parmi quelques autres en attente
Bien que Haïti Hante mes journées, j'ai besoin de partager le récit de Z. aide-soignante comme il en faudrait beaucoup .
Un samedi matin, Z. avant d’entreprendre les tâches de sa fonction fait le tour des chambres pour juger de l'urgence des soins à donner. Elle trouve dans une chambre une vieille dame très endormie qu'elle tente de réveiller. Pour ne pas la brusquer elle prend en charge les autres malades. Mais .. Il fallait bien à un certain moment s'occuper de Madame X. Avec la gentillesse que je lui connais Z. essaye de nouveau de la réveiller, après s'être entendu répondre par l'infirmier « elle se réveillera bien à un moment ». Sans résultat, Z. pense que par la toilette, Madame X. arrivera à émerger. Stupéfaction quand elle découvrit la vieille dame qui nageait dans son urine de la tête aux pieds ... Z, n’eut pas besoin d’un long temps de réflexion pour conclure que cette dame arrivée le vendredi midi, protégée par une couche qui n'était pas celle de l'hôpital n'avait pas été changée, encore moins lavée depuis son admission. 2 équipes: infirmiers et aide-soignant étaient passées sans se sourcier de cette vieille dame.
Tout le monde sait que la médecine a 2 vitesses se développe à une vitesse incontrôlée, mais si en plus le personnel n'en a alors rien à faire!!! Donc, acceptons que certains refusent de risquer d'être livrés à ces imposteurs de la santé qui bénéficie parfois de l'aval du corps médical qui ferme les yeux pour maintenir un esprit d’équipe. Au détriment, hélas, d’un travail accompli avec la rigueur que les fonctions imposent
Oui je suis scandalisée, oui je suis en colère, oui la surveillante que J'ai été N'ACCEPTE PAS et dénonce ses insupportables pratiques. Z., que j'aurai voulu tant qu'elle poursuive ses études pour grossir la troupe des infirmières m'a dit un jour "Mais il faut aussi de bonnes aides-soignantes, pourrait écrire un pavé de toutes les observations qui font qu' à 52 ans elle vient prendre son poste la peur au ventre.
Et je crains fort qu'avec la nouvelle formation universitaire de futurs soignants ces soit bien pire. Pendent ma carrière je me suis réjouis de la promotion d'AS quiont eu la possibilité d’entrer dans les écoles d’infirmières, devenus institut. Mais aujourd'hui, elles le pourront puisque Z. m'a informé que la maîtrise de l’anglais était obligatoire; une réforme parmi tant d'autres qui ne nous certifie pas de meilleurs soins pour l'avenir.
Il fallait que moi aussi je vide mon sac. .. C'est fait .. Et là, à tous ceux qui pensent que tout va bien.
..........................................................
Extraits trouvés dans un forum en espérant ne pas avoir à recommencer...n'est-ce pas HautetFort
"Ah mais c'est qu'on en entend parler du "respect de la Dignité Humaine ! On nous en rabat les oreilles en formation, au boulot, dans les livres ... Mais je crois que pour beaucoup de gens qui travaillent dans les métiers d'aide, c'est une notion abstraite C'est joli sur le papier mais ça n'a pas beaucoup de sens.
Quand, dans certaines Maisons de Retraite et certaine maison d'accueil spécialisée (pour les personnes lourdement handicapée) on vous demande de faire une toilette complète en 1/4h, Où est le respect? Quand on ouvre la bouche d'une Personne qui refuse de manger en lui enfournant la cuillère où est la Dignité? Et quand on traite une personne de "sac à merde" parce qu'elle défèque un peu trop au gout souvent dune AS? "
....................................
"Je n'ai pas dit plus de personnel. Je pense à du personnel mieux forme. Il ne s’agit pas que d'un manque de moyen mais ça y joue quand même. Quand on est obligé de faire la toilette à 18 personnes le matin et forcément qu'on est que deux, on ne peut pas faire du bon travail. Surtout si dans le lot il y des personnes qui souffrent d'Alzheimer ou de Parkinson. C'est un rythme intenable, c'est usant et c'est profondément irrespectueux des personnes. Mais effectivement, ce n’est pas qu'un manque de moyen. La Maison de Retraite à laquelle je pense fait 3200 € par mois aux résidents . Mais elle appartient à un groupe côté en Bourse et il Faut faire plaisir aux actionnaire, donc on est économe"
..................................................
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samedi, 13 juin 2009
R. témoigne
"Tu vois j'ai encore de l'espoir et même des projets, l'ADMD se trompe, l'homme est prêt à accepter beaucoup de choses pour continuer à vivre auprès des gens qu'il aime et rire de tout et de rien avec ses amis. J'ai, dans la tête, dépassé ma paraplégie et mes problèmes urinaires et je ne regrette pas de vivre, et n'ai pas de honte à le dire"
Je connais R. et c'est dans son handicap et celui de sa femme que je puise un peu de courage quand celui ci me fait défaut. Il me semble que je serais dans l'incapacité de vivre ce qu'ils affrontent tous les jours ... je dis bien il me semble... mais ??????????????
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| Tags : admd, paraplégie, handicap |
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vendredi, 30 janvier 2009
Un témoignage, le combat d'une mère
Le dernier souffle Mars 1991. Méral Tuzun apprend que sa fille de 12 ans, Bérivan, est atteinte d'une maladie neuro-dégénérative rare et incurable. Alors, commence pour cette mère un combat acharné. Au bout de 14 ans, Bérivan est encore en vie mais en état de vie végétative. Pour le corps médical, son cas est un dilemme éthique. Car, même si son état ne laisse espérer aucune amélioration, elle n'est pas en phase terminale de sa maladie. A-t-on le droit alors d'aider Bérivan à mourir ? Pendant plus de deux ans, les médecins vont se renvoyer la balle. Aucun hôpital de soins palliatifs n'accepte de prendre en charge Bérivan, et seul un médecin acceptera de lui faire prodiguer des soins palliatifs à domicile. Le 10 avril 2007, Bérivan cesse d'être alimentée et hydratée. Des sédatifs lui sont administrés pour l'endormir. Son corps résiste pourtant... Elle a une poussée de fièvre, son agonie est insupportable. Alors, Méral a un dernier geste d'amour et le 13 avril 2007, Bérivan cesse de souffrir enfin. Aujourd'hui, Méral Tuzun apporte par son témoignage sa contribution au débat sur l'euthanasie. C'est le portrait de la semaine, par Thierry Demaizière et Cyril Thepe
Source : http://www.coulisses-tv.fr/modules.php?name=News&file=article&sid=6442
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| Tags : euthanasie |
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mercredi, 08 août 2007
"Elle pleure ma planète"
Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
(Pourquoi tu pleures ?)
La Terre en a ras le bol un point c'est tout !
Aujourd'hui j'ai de la chance
Je suis encore là
J'vais pouvoir voir le ciel encore une fois
L'air pur ici aussi se fait si rare
Que même les clébards disent
Qu'il y en a marre !
De respirer cette merde à pleins poumons
Tout ça pour qu'un petit con
Gagne des millions
Tu sais que notre vie de chien nous suffit bien
Pas besoin de choper
Le cancer des êtres humains
Nous paierons cher sans doute votre insolence
Vous jouez avec ce monde par négligence
Les frontières de vos cartes n'y feront rien !
Cette Terre n'est pas à nous
Vous le saurez bien
Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
La Terre en a ras le bol comme nous
Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
(Pourquoi tu pleures ?)
La Terre en a ras le bol un point c'est tout !
(Tu pleures encore ?)
La nature est à moi, je suis sa mère
Vous déchaînerez mes nerfs je serai guère
Qu'elles volent vos maisons au-delà des mers
Vous donnerez des noms à mes colères !
(Badaboum !)
Vous êtes la raison de vos prières
Et vous aurez raison de vos cimetières
Qu'elles jaillissent les eaux
Sur votre espèce !
Vous n'aurez plus conscience
De votre petitesse
Je ferai de vos villes ce bel enfer
Plus chaleureux encore que le paradis
Vous tremblerez de peur dans vos demeures
Car l'homme a fait de l'homme
Cette chose sans vie...
Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
(Pourquoi tu pleures ?)
La Terre en a ras le bol un point c'est tout !
Elle pleure, elle pleure,
Elle pleure ma planète !
Elle sent que sa fin est proche
Et ça la rend folle !
Dites-leur, dites-leur,
Dites-leur qu'ils sont fous !
(Pourquoi tu pleures ?)
La Terre en a ras le bol un point c'est tout !
Un grand regret c'est que ne soit pas autorisé la vidéo que j'ai du retirer...Elle peut pleurer la planète..
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| Tags : Planète, écologie, larmes |
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samedi, 21 juillet 2007
Présence et actions
Malgré les apparences, Françoise ne nous a pas oublié ni abandoné. Ayant perçu quelques petites paresses ici et là, je reprends son commentaire pour en faire une note enrichissante pour nous tous. Merci Françoise pour ce témoignage.
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| Tags : solitude, hôpital, soins ambulatoires, détresse |
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vendredi, 22 juin 2007
Deux témoignages et une proposition à Madame la Ministre de la Santé
Témoignage que j’ai reçu d’une amie qui n’a pas oublié la nounou de ses enfants, puisqu’elle est devenue « son ange gardien », du moins c’est ainsi que je la perçois dans ses nombreux courriels. Or voici que la mamie « c’est ainsi qu’elle l’appelle » a été hospitalisée et voici les nouvelles que cette amie m’a envoyé par courriel et que je vous livre avec son accord.
«voici mon témoignage sur la façon dont on s’occupe des VIEUX en gériatrie , a l hôpital de Z. Je t’ai dit que la mamie dont je m occupe avait été transportée a l hôpital puis pratiquement aussitôt transférée en gériatrie. Depuis qu elle a été mise dans cette unité, son fils a demandé qu on lui installe le téléphone afin qu’elle puisse communiquer avec ses enfants . REPONSE du service : « On ne peut pas, le téléphone est en panne ». Il insiste en disant qu il est très désagréable pour des personnes âgées et malades d’être ainsi coupées de leur famille qui demeurent beaucoup trop loin pour pouvoir venir les voir. REPONSE: « Vous savez ce sont des VIEUX la plupart ne se rendent même pas compte que personne ne leur téléphone ». Cet après midi il a demandé si on pouvait espérer une réparation rapide ? REPONSE : On verra a les appeler la semaine prochaine..... »
Un second témoignage d’une autre amie. Régulièrement elle rend visite à une dame dans une coquette maison de retraite. Chambre agréable, fenêtre donnant sur un parc et le fleuve qui serpente dans la ville, tout parait parfait pour le visiteur d’un jour. Récemment mon amie est arrivée à 19 heures, heure inhabituelle de ses visites ce qui lui a permis de trouver cette gentille vieille dame couchée dans son lit, volets fermés alors que le soleil aurait pu réchauffer un cœur en hiver
Suite à ces 2 témoignages, j’ai une proposition à faire à Madame la Ministre de la Santé Roselyne BACHELOT. Depuis sa nomination elle a fait preuve d’engagement exemplaire pour le rugby en enfilant le maillot d’une des équipes et aujourd’hui je lis que la veille du second tour des 24 heures du Mans elle s’est installée en place arrière dans une Audi, au prix de 77000 euros TTC, avec pour chauffeur le Premier Ministre Fillon. Epopée dont elle se souviendra puisqu’elle s’est terminée dans un dérapage non contrôlé (Canard Enchaîné du 21 juin2007). Après ces péripéties sportives je lui propose de jouer un autre jeu digne de sa responsabilité au Ministère de la Santé, celui de passer 24 heures dans une maison de retraite en essayant de se glisser dans la peau d’une vieille dame de plus de 90 ans. J’ai conscience que ce que je suggère est extravaguant et pourtant, Madame la Ministre, ne se dévaloriserai pas à vouloir percevoir la vie d’une digne vieille dame dans un établissement aux extérieurs coquets et si triste en son cœur.
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| Tags : maison de retraite, maltraitance, ministre de la santé |
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mercredi, 30 mai 2007
Un implacable silence
Je remercie Gerri qui m’a autorisé à reproduire une de ses notes. Tout est dit dans son récit :
« L’histoire de mon grand-père décédé en 2001. Nous avons appris deux ans avant qu'il souffrait de la maladie d'Alzheimer (moi, je ne m'en suis pas vraiment aperçue !) et ensuite, il a eu un cancer de l'estomac. A partir de ce moment là, cela a été des "chut, il arrive !..." quand on parlait de sa maladie. Lui, en l'occurence qui avait 90 ans, savait très bien ce qu'il avait, mais comme nous ne devions pas en parler, il n'en parlait pas non plus, ce qui fait qu'il a été très isolé lors de sa fin de vie.
Pourtant, j'aimais sa façon de plaisanter à ce sujet, de me dire quand je partais "j'espère que la prochaine fois que l'on se verra, ce ne sera pas sur la route du cimetière". Il est mort fin mai 2001. J'étais, à ce moment là, enceinte de 6 mois et j'habitais à 3 heures et demi de route de chez lui. J'aurais voulu lui dire au revoir, embrasser pour la dernière fois sa joue ridée qui sentait si bon la mousse à raser, lui tenir sa grande main, lui dire que je ne l'oublierais pas et que je parlerais de lui à mes enfants. Mais mes parents m'ont fait peur en me disant que cela pouvait être dangereux pour le bébé. Je les ai écoutés et je l'ai regretté. Pendant près d'un an, j'ai rêvé toutes les nuits de mon grand-père. Jusqu'au jour où, dans mon rêve, je lui ai dit au revoir.
Depuis je pense souvent à lui et nous en parlons avec mon fils qui avait trois ans à l'époque et mes filles qui n'étaient pas nées. A travers moi, ils connaissent son histoire et ainsi, il continue de vivre »
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| Tags : mort, silence, vérité |
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mercredi, 18 avril 2007
Une fin de vie avec un minimum de "frémissements" pour reprendre le terme de mon amie
Premier courriel d’une amie qui avait besoin de s’entretenir d’une situation de fin de vie très proche d’elle. Avec son accord et après re-lecture, dans le cadre de ce bloc-notes, en voici un résumé .
« L’état de santé de Monsieur X . s'est aggravée et depuis quelques temps il se voit obligé de faire des séjours à répétitions dans un des hôpitaux de la région (où je fut dirigée en novembre ) donc cet homme de 86 ans vient de rentrer de nouveau depuis une semaine car il crachait du sang. Infection des poumons? Hier encore il était encore un peu conscient mais très mal !! Ce matin le neurologue a réuni la famille pour leur dire qu'il ne pouvais plus rien en raison de son coeur plus que fatigué avec la maladie Alzheimer et les soins qu'il a du supporté depuis si longtemps. Il leur a confié aussi que dans un moment de lucidité Monsieur X., lors d'un précèdent s’était clairement exprimé qu’il voulais en finir. Le médecin dans son entretien a précisé à la famille qu’il ferait tout pour soulager sa souffrance, ce qu’il fit dans un premier temps par une ponction pleurale évacuant un litre d'infection aux poumons » .
Si je t’écris ce qui arrive à Monsieur X. c’est pour témoigner que dans certains lieux où je ne pensais pas, connaissant le centre, des frémissements d’humanité sont visibles!
Une goutte d'eau dans ta lutte mais du concret pour des Amis que nous aimons beaucoup.
Deuxième courriel
"Nouvelle rencontre de la famille avec le neurologue. Celui-ci les informe que Monsieur X. a arraché perfusions et divers drains et refuse d’être intubé « je ne veux pas, je veux en finir ». La décision prise : Monsieur X ne sera pas transféré en réanimation ». Ce neurologue aillant entendu le patient, a dit qu'il avait communiqué au service la demande de Monsieur X. !! il nous reste a souhaiter que cela ne soit plus très long"
Ce qui me gêne un peu dans le récit de mon amie et qui n’apparaît pas dans le compte-rendu c’est que l’on n’a passé à Monsieur X. du sang (pour calmer la douleur ???), mais mon amie ajoute « pas pour ne pas laisser l'inévitable arriver lentement mais inexorablement, car il n'y a pu rien a espérer ». Là je me dis, qu’ils ne sont pas encore très au clair sur le respect de la volonté du malade et sur la notion d’acharnement thérapeutique - malgré leurs bonnes intentions, du moins on ne va pas en douter.
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| Tags : une fin de vie |
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samedi, 31 mars 2007
France Info et France Culture diffuse un témoignage et nous invite à poser les bases d'une réflexion commune
Des amies m’ont informée de la diffusion :
Lundi 2 avril sur France Info à 6h15, 7h15, 9h15 et 10h15
et
Mercredi 4 avril sur France Culture à 20 heures 30, dans l’émission "Les Pieds sur terre"
du témoignage d’un homme atteint de syringomyélie qui a choisi la Suisse et une association « Dignitas » pour trouver ce que la France ne lui apportait pas à savoir la mort telle qui le souhaitait.
Je vous invite à écouter ce témoignage et à partager votre ressenti sur ce blog-notes, seul lieu à ma connaissance qui s’acharne à vouloir réunir 2 courants de pensées. Pour ce faire, il me semble que certaines conditions sont incontournables :
- désirer travailler ensemble dans la paix et non dans le conflit permanent
- vouloir comprendre la partie contradictoire
- ne pas imposer ses croyances philosophiques et religieuses
Ne me dites surtout pas que je suis une grande rêveuse et une parfaite utopiste…j’ai besoin de croire en l’intelligence de l’Homme pour continuer une route caillouteuse et bordée de buissons épineux.
A ceux et celles qui se lassent, s’épuisent je les encourage à rester à mes côtés s’ils ou elles sont lectrices de ce site et à celles et ceux qui par accident le découvrent de nous rejoindre pour ensemble tenter de transformer l’impossible en possible.
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| Tags : dignitas, euthanasie en Suisse |
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lundi, 05 mars 2007
Vite avant que le JT de ce jour soit remplacé par le suivant
Au JT de FRANCE 2 de ce 5 mars,
le sujet de la maltraitance des personnes âgées en institution est absolument à écouter. Nous pouvons ensuite poursuivre le débat que nous avons abordé à maintes reprises dans les pages de ce bloc - note. sachant que pour débattre , vous l'avez compris, il faut des intervenants qui n'entérinent pas l'existant par le silence.
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| Tags : maltraitance des personnes âgées |
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mercredi, 24 janvier 2007
Nos mères
Comme mamie Lucienne, j'ai regardé le témoignage de Laurent MALET... Témoignage bouleversant nous emmenant sur le chemin du combat pour la vie mais pas à n'importe quel prix. Il a bien dit combien sa maman s'était battue jusqu'au jour où le trop n'était plus supportable.
De ce témoignage j'en sors secouée car maman est décédée d'une tumeur au cerveau. Des souffrances atroces , des cris de douleurs, des hospitalisations et interventions répétées nous l'avons vécu mon père et moi. Ces cris devenaient insupportables beaucoup plus pour mon père que pour moi qui n'était pas toujours présente puisque je travaillais. Maman a trouvé dans sa foi la force d'aller jusqu'au bout sans autre demande. C'était aussi son droit. Pendant une période aigue, mon père, épuisé, ne supportant plus ces souffrances intolérables avait à plusieurs reprises émis l'intention de la supprimer... ce que j'avais confié à une amie surveillante. Le jour anniversaire de maman le 21 mai, j'étais convoquée dans le bureau du chef de service ( l'inhumanité incarnée) pour m'entendre dire que j'avais 48 heures pour faire interner mon père. J'avais la tête sous l'eau, il me la tenait enfoncée...Je n'ai pas obtempéré avec l'aide d'un médecin ami, il n'a pas mis à exécution sa menace de saisir le Procureur de la République. La médecine ça peut être ça!
Quatre ans après mon père se défesnetrait d'une chambre de l'hôpital... lui aussi c'était son droit. Droit que je n'ai pas accepté pendant de longues années et qui ma conduit sur plusieurs routes militant pour le droit non pas de terminer sa vie - dignement - (que je n'aime pas, car l'homme est toujours digne surtout dans la maladie et la mort) - mais dans la liberté du choix.
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| Tags : Laurent Malet, mort d'une mère |
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mardi, 19 décembre 2006
Directives anticipées : Surprise : il a dit OUI
Témoignage de P. reçu l’année dernière prouvant que les médecins sont aujourd’hui capables de recevoir ce genre de document. La loi les y oblige... sinon, renseignez-vous sur les médecins de votre ville, respectueux des lois et de leurs malades… il y en a, c’est sûr.
« Ayant compris que le testament de vie que j’avais écrit il y a 10 ans n’était plus adapté après les lois de 2002 et 2005, avec l’aide de ma nièce j’ai rédigé mes directives anticipées. Jusqu’à présent et malgré mon âge (83 ans) je n’avais pas encore abordé ce sujet avec mon médecin. Cette fois c’était décidé je lui demanderai (C’était en juin 2005) de mettre ce document dans mon dossier. Ce qui fut décidé … fut fait… et sans aucun problème bien au contraire.
Après lui avoir donné mes directives, mon docteur les a lu attentivement du début jusqu’à la fin et immédiatement a donné son accord : « très bien ». Il a voulu aussi savoir, si je souhaitais être informée d’une maladie grave, si on pouvait me parler ouvertement.
- sans aucun problème docteur, j’ai eu assez de cas dans mon proche entourage.
Je l’ai senti rassuré. Notre entretien s’est terminé sur une confidence de sa part :
- « je suis tout à fait de votre avis non seulement pour vous, mais aussi pour moi »
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| Tags : directives anticipées, loi du 25 avril 2005, médecin traitant |
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samedi, 16 décembre 2006
Pile ou face
Depuis plusieurs jours, je fais tout mon possible pour vous donner toutes les informations concernant un point essentiel de la Loi Léonetti. J’ignore si le message est passé, s’il a été expliqué assez clairement… enfin comme de coutume (à laquelle je ne m’habitue d'ailleurs pas) je ne me sens pas à l’aise dans votre silence.
Ce soir c’est le témoignage de I. Témoignage qui illustre les notes des jours précédents.
« Jusqu’ici, quand je présentais mon testament de vie, ou mes déclarations anticipées à un nouveau médecin, il répondait soit :
-souvent en plaisantant
-ou en essayant de contourner la difficulté, par quelques pirouettes
-ou pire, en se mettant en colère sans même comprendre ma demande, comme en chirurgie viscérale ( à Paris ), style :
- « Je ne suis pas là pour vous tuer, je suis là pour vous soigner. Si vous voulez mourir, il ne faut pas venir consulter, vous n’avez qu’à rester chez vous et vous laissez mourir de faim »
Possible quand la douleur n’est pas trop intense, sinon on vient chercher quand même une solution pour atténuer cette douleur en attendant mieux.Charmante cette dame médecin, surtout quand elle prétendait qu’on pouvait mourir de faim en 3 jours, ce qui est évidemment faux.
Aussi ais-je été agréablement surprise en service de cancérologie (où l’on me perfuse mes chimiothérapies ) d’avoir en face de moi une autre jeune femme médecin qui a pris mes papiers, les a parcourus, classés dans mon dossier en s’exclamant :
- « Ca, c’est très bien, c’est clair et net et on sait jusqu’où on doit aller! »
Donc les médecins intelligents existent et comprennent nos dernières volontés. C’est merveilleux ! Comme quoi, nous ne devons pas désespérer »
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| Tags : directives anticipées, loi du 25 avril 2005, médecin traitant |
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lundi, 27 novembre 2006
Devant l'inacceptable cherchons des solutions..
Madame,
Je découvre vôtre blog aujourd’hui…
Merci, de vôtre travail…surtout ne baissez pas les bras…vous représentez une aide, pour beaucoup de personnes…
En vous lisant ce matin, j’ai ressenti, un grand soulagement…non, je ne me trompe pas…on empoisonne papa à petit feu ! J’ai énormément de mal, à accepter cela…
Papa a 92 ans, il est entré en maison de retraite, en compagnie de sa femme, en janvier dernier. Son épouse est décédée en juin 2006.
Depuis cette date, son état de santé n’a cessé, de s’aggraver…
Il vient d’effectuer un séjour d’une semaine, à l’hôpital, sur demande du médecin, pour un bilan…j’ai appris à l’hôpital, qu’il était là, car il déambulait, et était agité ? La maladie d’alzheimer a été détectée, depuis 3 ans.
Il est rentré, à la maison de retraite jeudi…j’ai contacté l’infirmière, car impossible de parler à papa au téléphone, il dort…j’ai appris, qu’on donnait à papa 5 gouttes d’haldol par jour.
J’habite à 400 kilomètres de papa…Tout cela est très difficile à vivre…
J’ai du me battre, pour qu’il ne soit pas opéré de la cataracte, voila 2 mois…
Les personnes âgées en maison de retraite, où en milieu hospitalier, sont, je pense, considérées comme des charges…il faut hâter leur fin !
C’est une honte, pour nôtre société !
J’essaie, de ne pas culpabiliser…face, à cette situation douloureuse… Apportant à papa tout mon amour, par l’intermédiaire du téléphone.
Craignant, que papa soit encore plus malheureux, si j’interviens…je me tais !
Voila, mon histoire chère Madame… Merci de vôtre compréhension… Merci, du réconfort, que vous m’avez apporté, à la lecture de vôtre blog.
Recevez mes salutations.
M.
Combien de M. qui se taisent par crainte des "représailles possibles" donc voici une possibilité :
- le numéro de téléphone de l’association ALMA (allo maltraitance des personnes âgées) qui aide toute personne témoin de maltraitance chez une personne âgée à domicile ou en institution : 08 92 68 01 18
- Site internet : http://www.alma-france.org/index1.php
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| Tags : maltraitance des personnes âgées |
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mardi, 21 novembre 2006
A lire
Oui à lire les commentaires de Christophe et Anny.
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| Tags : MALTRAITANCE |
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lundi, 06 novembre 2006
Fin de vie de la tante à A.
C’est un récit qui m’a été fait entre 2 rayons dans un supermarché… si ce n’est pas le lieu idéal pour écouter des confidences, ce n’est pas une raison pour ne pas tendre une oreille attentive.
" Ma tante était une femme très autonome jusqu’à l’âge de 93 jusqu’au jour où la maladie l’a mise en demeure de quitter sa maison qu’elle tenait avec fierté. Et c’est dans une maison de retraite que l’enfer a commencé pour elle. Plus de goût pour se battre, au fil des mois, elle s’est retrouvé alitée, moralement abattue et physiquement le cops atrocement douloureux. A plusieurs reprises elle s’est exprimée sur le désir d’en finir. Ne pouvant la voir souffrir, je me suis adressée au personnel pour leur demander de la soulager par un peu de morphine. Que n’avais-je pas réclamée ! Si on lui donne de la morphine elle risque d’en mourir. Le médecin a accepté un traitement morphinique à doses dérisoires, qui ne donnait aucun résultat"
La nièce, infirmière spécialisée a bien tentée de leur expliquer que la morphine ne faisait pas mourir, mais l’ignorance est un véritable fléau surtout quand elle s’enferme dans ses convictions.
« J’ai passé outre et me suis adressée au service de Soins Palliatifs qui immédiatement on mis en route un protocole de morphine ce qui a soulagé ma tante et lui a permis de finir sa longue vie, 15 jours après, dans la sérénité. Ceci dit il faut que je vous dise que le médecin des S.P. s’est entendu dire par son collègue, je ne suis pas là pour faire mourir les gens… vous pensez bien que la réponse fut immédiate : moi non plus, mais nous sommes là pour leur apporter le plus de confort possible en les soulageant »
La morphine ne fait pas mourir et je peux en témoigner pour avoir rencontrer un jeune homme qui vivait une vie quasi normale sous des doses importantes. Il est aussi vrai que dans d’autres cas comme celui de la tante à A. si le traitement avait pour but de la soulager on risquait aussi de hâter son décès de quelques jours ou quelques semaines. Je pense qu’aucun médecin ne doit s’octroyer le droit de laisser souffrir ses malades et encore moins de refuser d’entendre ce qu’ils demandent.
Demain au pire nous serons comme cette dame, pas tous avec une nièce qui s’est opposée à une équipe dont les connaissances sont à actualiser dans l’urgence. Comment envisageons nous cette perspective ? J’entends certaines réponses qui m’ont été faites « on verra bien - on ne peut pas penser qu’à ça - je n’irai peut-être pas etc… » Des positions qui justifient le laisser faire actuel, qui légitiment des refus de s’impliquer, qui justifient le dénie de notre propre fin de vie et qui donnent raison à nos politiques quand ils font le choix d’abandonner nos vieux à leur triste sort
Ci-joint une pièce jointe envoyée par Anny. prsentation_Harmattan1.doc
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| Tags : action de la morphine |
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lundi, 11 septembre 2006
Souvenir
Aux morts du 11 septembre 2001
et
à tous ceux des guerres du Monde entier
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| Tags : guerre, 11 septembre |
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vendredi, 21 juillet 2006
Un sourire pour la vie
Ce jeudi à 11 heures 30, je me trouvais dans le hall d’un petit centre hospitalier de province. Quelques chaises sont disposées pour les personnes qui désireraient s’installer à cet endroit… ce que je fis. Allées et venues des familles, des personnels, au milieu de ce petit monde indifférent à ce qu’il se vit autour de lui, surgit une jeune femme, blouse banche et attributs du médecin dans les poches, son regard croisa le mien avec un large sourire.
Et alors, me direz-vous ?
Alors…. si j’ai sélectionné le mot « indifférent » c’est pour l’avoir vécu et probablement en avoir, moi aussi, été l’expression dans le déroulement de ma carrière... Et, pourtant que c’est réconfortant un regard plein de sympathie ! Cet instant vécu avec cette inconnue m’a confirmer ce qu’il faudrait aux malades pour avoir confiance et ne pas se trouver dans l’angoisse dans le cheminement difficile de la maladie… un regard qui présage une forme de complicité indispensable dans un suivi médical salutaire et réussi.
Ce que j’ai vécu le temps d’un regard, m’a rappelé ce qu’un malade m’a dit un jour « j’amais je n’oublierai son sourire et ses yeux ». Il me parlait d’une infirmière de mon service qui par son regard et son sourire lui avait apporté apaisement et sécurité.
A vous qui travaillez dans ces usines à soins que sont nos hôpitaux, conservez le sens de l’Autre ou travaillez le s’il vous fait défaut, car à lui seul il peut être le signe distinctif de l’établissement ou plus modestement celui du service.
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| Tags : medecin, infirmière |
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mercredi, 28 juin 2006
La parole à une maman
Chère Lucienne, je me permets de reprendre votre commentaire et de le mettre en note du jour. Votre témoignage doit être lu et entendu par tous ceux et celles qui viendront lire cette page.
Je sais que les commentaires ne sont pas toujours lus, ce que je déplore vraiment, car ils sont porteurs de tant de différentes richesses. C’est pourquoi, cette nuit, c’est à Lucienne que j’apporte mon amical soutien dans ce qui restera, pour elle, une grande et douloureuse épreuve. Lucienne, si ce blog ne devait tenir que pour une personne, ça serait pour vous.
« Je reviens souvent sur votre site, car cela me permet de partager, d'abord votre combat et hélas être moins seule, dans les moments qui reste a jamais graver dans notre coeur, notre fils avais 24 ans quand il a été renverser sur la voie public, (délit de fuite) notre vie familiale a basculé, papa de deux enfants et demi, paraplégique, Garche, Berk, hôpital Foch etc… Pendant 25 ans sa santé s'est détériorée, en vue d'une future amputation des jambes, et beaucoup d'autre choses, il a choisi de partir, sur l'autre rive, il nous manque chaque jour !!! Aussi, ceux qui n'on pas été confrontés à de telle épreuve, ne peuvent s' interroger sur le droit de choisir ce départ ??? JE REVIENDRAIS SOUVENT VERS VOUS, POUR VOIR VOTRE COMBAT COURAGE A TOUT CEUX QUI SONT EN CONSTANTE QUESTION. CE N' EST PAS FACILE. MAIS L' AMOUR EST PEUT ËTRE LA AUSSI. Lucienne (77 ans ) »
Dans ce blog nous parlons essentiellement : euthanasie, soins palliatifs … en oubliant peut être que pour beaucoup sachant qu’ils ne pourront ne compter ni sur l’un, ni sur l’autre, la seule solution reste le suicide. Ce qui me parait insupportable dans ce choix respectable, c’est l’irresponsabilité d’une société capable d’abandonner des êtres en détresse. Je le pense pour tous ceux, parents et ami(e)s ,qui n’ont pas eu d’autre choix .
Lucienne ce blog est le vôtre, n'hésitez pas à vous l'approprier.
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| Tags : suicide, euthansie, soins palliatifs |
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samedi, 24 juin 2006
Un grand bonhomme ce Julos Beaucarne
Dans un monde où il n’y a guère de place pour l’amour, la paix, le pardon, cette note sera tout cela réuni… rien que pour vous qui serez passé par chez moi.
« Dans son métier de chanteur-poète, Julos Beaucarne était secondé par sa femme, Louise-Hélène. Le 2 février 1975, un déséquilibré l'a poignardée. Après ce drame épouvantable, Julos a écrit à ses amis, au cours de la nuit même qui a suivi la mort de sa femme, la lettre que voici :
Amis bien-aimés,
Ma Loulou est partie pour le pays de l'envers du décor,
un homme lui a donné neuf coups de poignard dans sa peau douée.
C'est la société qui est malade,
il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre par l'amour et l'amitié et la persuasion
C'est l'histoire de mon petit amour à moi, arrêté sur le seuil de ses trente-trois ans.
Ne perdons pas courage, ni vous ni moi.
Je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus
et mes deux chéris qui lui ressemblent.
Sans vous commander,
je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches;
le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir,
il faut reboiser l'âme humaine.
Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage.
A travers mes dires vous retrouverez ma bien-aimée;
il n'est de vrai que l'amitié et l'amour.
Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses.
On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis.
Ah ! comme j'aimerais qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.
En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas, face à ce qui m'arrive,
je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches,
qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent,
je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui:
je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers.
Julos
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| Tags : Julos Beaucarne, amour, message d'espérance |
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lundi, 05 juin 2006
En un temps, la mort sujet de philo... menace dans un autre âge
J. en méditant sur la mort, m'a fait part de 2 textes, dont j'ai extrait ces quelques lignes afin de les partager avec vous et avec J. bien sûr.
A - (extrait de La mort du loup – A. de Vigny) 
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde, Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang; Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant. Il nous regarde encore, ensuite il se recouche, Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche, Et, sans daigner savoir comment il a péri, Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
B- (Extrait de La mort de Socrate)
« Mais je crois, Socrate, que le soleil est encore sur les montagnes et qu’il n’est pas encore couché. D’ailleurs je sais que bien d’autres ne boivent le poison que longtemps après que l’ordre leur en a été donné, après avoir dîné et bu copieusement, que quelques-uns même ont joui des faveurs de ceux qu’ils aimaient. Ne te presse donc pas ; tu as encore du temps ».
Socrate rétorqua : « Il est naturel que les gens dont tu parles se conduisent ainsi, car ils croient que c’est autant de gagné. Quant à moi, il est tout aussi naturel que je n’en fasse rien ; car je n’ai, je crois, rien à gagner à boire un peu plus tard : je ne ferais que me rendre ridicule à mes propres yeux en m’accrochant à la vie et en épargnant une chose que je n’ai déjà plus. Mais allons, dit-il, écoute-moi et ne me contrarie pas. »
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| Tags : mort, socrate |
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mardi, 30 mai 2006
Refus de soins - Demandes de soins - Deux choix, mais pas pour autant 2 libertés
Elle avait une soixantaine d‘années, quand un soir devant la glace elle remarqua une déformation de son sein droit. Son coeur se mit à battre plus fort, plus vite. L’angoisse l’a saisie pour ne plus la quitter réellement. Son choix s’est immédiatement imposé, elle vivrait avec cette épée de Damoclès, car il était hors de question pour elle de s’aventurer dans l’obscur labyrinthe de la médecine avec sa cohorte de représentants… Dans cet imbroglio, elle s’y était à plusieurs reprises engagée avec d’autres et pour autant elle considère qu’elle ne possède pas toutes les clés pour trouver le vrai chemin, alors, elle a choisi celui de faire comme si rien ne la menaçait ...
Ce soir, si ce témoignage me revient à l’esprit c’est que ce lundi après midi je suis allée dire adieu à G. qui a cessé un combat de 10 ans. Dix ans d’un long parcours, dix ans d’espoir, dix ans de doutes probablement, dix ans de difficultés multiples, mais aussi dix ans d’amour, dix ans porté par les siens.
Sur le parvis de l’église, C. me disait : « quand il n’y a personne à vos côtés, un combat comme l’a mené G., c’est inconcevable pour moi » ce que je pense également. Mais qu’importe ce que je pense, l’essentiel est dans le choix que font les uns et les autres et dans les motivations qui les poussent dans une voie ou une autre. Les motivations seront probablement un jour le thème d’une note si vous acceptez de partager vos expériences dans ce blog ou par courriel.
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| Tags : refus de soin, ethique et fin de vie |
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jeudi, 25 mai 2006
L'ultime liberté
Si j’avais eu connaissance du contenu de l’émission « Ça se discute » de Jean-Luc DELARUE sans hésitation je vous aurais très vivement invité à la suivre. Dans cette émission, nous avons entendu des témoignages de personnes qui usent ou ont usés de leur ultime liberté :
- Françoise atteinte d’un cancer du sein depuis 5 ans avec des métastases hépatiques qui a décidé d’arrêter son traitement et qui au jour le jour profite de tous les moments de la vie avec les siens ; sa fille à qui elle transmet tout ce qui est possible et avec qui elle vit des moments intenses, sa sœur avec qui elle s’est rapproché et son mari qu’elle prépare à vivre seul.
- Ladislas nous parlant du suicide de son papa, défenestré du 37è étage, il y a 2 mois. Mort programmée et orchestrée d’une certaine manière depuis des années. Mort à laquelle personne ne croyait vraiment.
Pour de nombreuses raisons ces deux témoignages ont été pour moi des messages de paix... Ce que je pourrai éventuellement ajouter c’est que je souhaite que chaque personne prenant de telles décisions puissent rencontrer sur leur chemin une famille, des amis capables de les respecter et les accompagner dans leurs volontés à la manière de la fille de Françoise et différemment Ladislas.
"J'ai trop le désir qu'on respecte ma liberté pour ne pas respecter celle des autres" Françoise SAGAN
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| Tags : arrêt de traitement, suicide, citation |
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vendredi, 12 mai 2006
Nevé Shalom- Wahat as Salam, un exemple à suivre.
Nevé Shalom- Wahat as Salam est sans doute, pour vous, un nom de lieu inconnu comme il l’était hier matin, pour moi, quand je me suis levée.
A Verdun, une des Capitale de la Paix dans le monde, le Centre Mondial de la Paix, organise tous les ans, avec le Lycée Margueritte : une journée de la PAIX. Cette année, 7 palestiniens et 7 israrëliens, des allemands et des français ont partagé des animations communes dont quelques unes en présence des parents. Je remercie M.T qui a eu l’excellente idée de me proposer de l’accompagner pour un conférence sur le village de Nevé Shalom- Wahat as Salam, fondé en 1972 en territoire israëlien.
Dans ce village se côtoient 25 familles palestiniennes et 25 familles israëliennes. Démocratie, système éducatif biculturel et bilingue depuis la crèche jusqu’en sixième. Une école pour la Paix s’est spécialisée dans l’organisation des rencontres. Une extension à 90 familles est prévue.
Ce qui est extraordinaire c’est que dans ce village tous les habitants ont le même désir : vivre en paix malgré leurs différences... Et, ils y arrivent. Le secret, si s’en est un : quand un problème surgit tout le monde se met autour de la table et discute avec la volonté de trouver une solution… et il la trouve après des semaines ou des mois d’échanges respectueux, d’ailleurs la communauté de ce village est basée sur la tolérance et le respect mutuel.
J’ai entendu des jeunes poser la question : « pourquoi on ne parle pas de ce village dans les médias ? » J’ai entendu la réponse : « la Paix ne fait pas vendre ».
BIEN VIVRE est la première partie du nom de mon blog, alors, moi qui n'a que le souci d'un monde meilleur, je me fais un devoir de vous donner les coordonnées de ce village qui peut vous recevoir en mettant à votre disposition des programmes de visites et une hôtelerie.
Contact : Contacts
Adresse du Village :
Nevé Shalom / Wahat As-Salam, Doar Na Shimshon - 99761, Israël
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| Tags : Nevé Shalom |
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dimanche, 09 avril 2006
L'absence de reconnaissance, une forme de mépris collectif sont peut être à l'origine de suicides chez les personnes âgées.
A. est adhérente à DI.RE LA VIE et de surcroît très attachée à une mission qu’elle rempli fidèlement depuis de longues années : celle de rendre visite à des personnes en longs séjours 1 fois par semaine. Aujourd’hui, dans l’expérience qu’elle venait de vivre et qu’elle me relatait il y avait il y avait encore beaucoup de peine et d’amertume « Tu as raison de dire qu’il faut que les personnels de ces lieux de fin de vie soient formés à un travail particulièrement difficile et exigeant en qualité de cœur. Une dame que j’allais voir régulièrement vient de mourir et je suis persuadée qu’elle est morte seule. Huit jours avant, j’étais présente quand une personne est venue lui installer un matelas anti escarres. Les manipulations se sont faites sans un mot… ce n’était pourtant pas difficile de rassurer la vieille dame et de lui dire qu’elle serait mieux avec ce matelas ou un mot dicté par le cœur... Non ! un mutisme absolu. Je suis repartie en pleurant et ce n’est qu’au bout de 2 jours que j’ai retrouvé un peu de paix. »
Ces divers témoignages ne sont guère rassurants … et c’est peut être ce qui pousse des personnes dans le grand âge à se suicider. Au suicide de mon père c’est une question que je me suis posée qui en partie restera sans réponse, mais je savais combien l’effrayait la perspective de se retrouver dans un moyen séjour (pour lui, seul le nom le hantait). La Société exprime de temps en temps le besoin de se donner bonne conscience en mettant ce douloureux problème à l’ordre du jour. Il me serait réconfortant de constater quelques progrès pour rendre des fins de vie plus humaines. Hélas, tout est à faire… sans quoi les risques de suicides chez la personne âgée ne diminueront pas…
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| Tags : suicide chez les personnes âgées |
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mardi, 07 mars 2006
"Toi mon patient que je ne sus jamais aimer"
"Toi mon patient que je ne sus jamais aimer...." c'est ainsi que débute un récit qui nous réconcilie avec le monde tout simplement...
http://www.fmoq.org/Documents/MedecinDuQuebec/avril-2005/...
en allant sur ce lien, vous allez découvrir qu’il se cache des Hommes de coeur. Je ne veux pas prendre de votre temps, vite un clic … et bonne lecture
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| Tags : medecin |
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