mardi, 17 juillet 2012

La JUSTICE dans la fin de vie

Depuis ce matin je ne decolère pas. L'association pour le droit dans la dignité voit avec inquiétude la nommination du Professur Sicard comme president d'une commission qui aura pour but si j'ai bien compris de revoir la Loi Léobetti. Je n'ai aucune inquiétude, mais la certitude que de nouveau il n'y aura que des mots.

Bien, Monsieur le President , votre visite au centre de soins palliatifs de la Maison de Notre-Dame du Lac. Je suppose que l'on ne vous a pas choisi le centre de soins palliatifs le moins adapté tant en moyens qu'en personnels formés. Je connais ces visites bien préparées et je ne pense pas que depuis ma cessation d'activités ces evènements aient beaucoup évolués ! Vous voulez agir, de nouveau j'ecris BIEN. mais acceptez que je vous demande avec quelles finances ? Tout n'est pas question d'argent ( j'entends la réplique ), dans ce domaine je confirme qu'il en faut beaucoup, et comme la santé ne se trouve pas dans vos objectifs prioritaires, votre démarche aujourd'huii est un gros plouf non pas dans la marre mais du lac !

JUSTICE.... vous la revendiquez pour tous . On peut toujours rêver !!!!! Moi je n'ai plus de place, ni de temps pour le rêve et beaucoup sont comme moi. La JUSTICE en fin de vie , c'est donner a chacun une mort sereine, c'est donner a chacun le droit de mourir comme il le souhaite. C'est etre vigilant , certes, mais c'est aussi faire confiance aux medecins qui accompagnent les personnes en fin de vie.

Monsieur le President, dans votre campagne vous n'avez pas pris réellement position sur ce probleme qui en tourmente plus d'un. En mettant a la tête de cette nouvelle commission le professeur SICARD vous derogez aux règles de la justice pour mettre au premier plan les principes de l'Eglise catholique, reste a demander à madame Boutin de se joindre a ce groupe.

Monsieur Hollande, pensez a tous ceux qui devant le verdict d'une grave maladie ou devant d'atroces souffrances en viennent au suicide faute de ne pouvoir compter sur une sociéte humaine...JUSTE

Sans doute n'ai-je pas tout dit et encore moins -bien dit , mais je ne vois pas la necessité de revenir sur les notes déjà redigées. Cette note n'avait q'un seul but : soulever la soupape de la marmite  COLERE... Ce qui est fait !

jeudi, 19 avril 2012

COURRIERS CONCERNANT LA POSITION D'EVA JOLY PAR RAPPORT A LA FIN DE VIE

Madame

Si j'ai décidé de vous accorder ma voix c'est essentiellement pour votre intégrité dans votre rôle de magistrate .

L'écologie est une seconde raison car je suis convaincue que c'est l'avenir de la planète qui est concernée par ces grands projets. On ne peut continuer à la détruire.

La troisième raison était votre position par rapport à la fin de vie . Ayant milite à l'admd, n'ayant pas été entendue dans la fonction d'infirmiere, j'ai créé ma propre association " Dire la vie" . Je me suis démenée  pendant 4 ans pour passer au militantisme du blog

DIRE- bloc- note de france jean

La dépendance et la fin de vie sont deux grandes préoccupations des gens de ma génération . Or, sur le document que je viens de recevoir, vos propositions sur ces 2 thèmes sont inexistantes., alors que j'avais cru comprendre que c'etait un de vos enjeux , mineur certes mais déclaré ? J'avoue être contrariée et remettre en question mon vote . Les vieux ont bien le droit de bénéficier des écologistes de la même  attention que les jeunes ( cannabis ), vous ne croyez pas ? Or, ils sont absents de votre document.

Étant ce que je qualifie "femme de gauche plurielle" , mes sensibilités vont aussi  parfois de la "gauche molle" à " la gauche folle" . Et, je ne rejette pas certaines idées des autres candidats de gauche. C'est pourquoi, J''ose croire que mon courriel retiendra votre attention et peut être aura une réponse attendue pour m'aider à confirmer ma décision.

France JEAN
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Bonjour,

Voici un extrait du discours d'Eva Joly devant l'association pour le Droit à Mourir dans la Dignité :

C’est un sujet sensible
car il touche à notre conception de la vie, de la mort, de la solidarité, de la liberté, de la dignité. C’est un sujet sensible car chacun l’aborde avec son histoire personnelle, avec le souvenir des proches qu’il a vu partir, de ceux qu’il a accompagnés dans les derniers instants de leur vie. C’est aussi mon cas.

C’est un sujet sensible, et il impose donc l’écoute attentive de toutes les parties prenantes, il impose le plus grand respect des opinions. Ainsi, j’entends les personnes qui disent que la valeur de la vie va au-delà de la vie sans souffrance, que l’homme n’a pas le droit de détruire ce qu’il n’est pas capable de créer. J’entends et je respecte ce choix. Il n’est pas question d’imposer quoique ce soit à ces personnes : leur liberté individuelle est et sera toujours respectée.

Faut-il aller au-delà du droit actuel ?

Il faut d’abord reconnaître les avancées de la loi Leonetti de 2005. Elle énonce l’interdiction de l’obstination déraisonnable, c’est à dire de l’acharnement thérapeutique. Elle légalise l’administration massive de médicaments aux malades pour soulager leur souffrance, quitte à ce que la dose soit létale. Ce sont des points importants, et pour beaucoup de personnes, même chez Europe Ecologie – Les Verts, il suffirait de mieux faire connaître cette loi pour répondre à l’enjeu de la fin de vie dans la dignité.

Personnellement, je ne crois pas que ce soit suffisant. Je pense qu’il faut avancer vers l’aide active à mourir. Mais autant vous le dire tout de suite, avant d’y revenir plus longuement, je suis aussi très sensible à certains arguments des opposants à cette aide. Moi aussi, je refuse une société où la mort serait donnée par défaut de solidarité.

Vous trouverez la suite du discours ici.

J'espère que cet article vous apportera les réponses attendues.

Cordialement,

Audrey.L pour l'équipe de campagne.

mercredi, 07 mars 2012

euthansie et élection présidentielle 2012 - "les Pour "

Selon les informations qui me sont transmises, seraient "Pour ", A titre personnel, je préfère l'expression seraient " favorables", car les retournements de veste apres les élections, nous en avons tous connus. Il y a moins de déconvenue quand on a pas mis tous ses espoirs dans les promesses et que l'on s'est contenté d'espérer

Eva JOLY

euthanasie,suicide medicalement assiste,election presidentielle 2012

precision apportee par le candidate : "je suis favorable a l'aide acticve a mourir stictement encadree"

 

Corinne LEPAGE

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François HOLLANDE

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"Réforme qu'il serait capable de donner en 2012"

( personnellement j'en doute un peu, dans une campagne les promesses ne coutent pas chères !! )

Jean - Luc MELANCHON

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(photos prises sur internet ) 

 

Euthanasie et élection présidentielle 2012 - Les "contre"

selon mes informations, seraient contre l'euthanasie et je suppose le suicide medicalement assite : 

Nicolas SARKOSI

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lors de son premier manadat il n'etait pas farouchement contre... aujourd'hui c'est non

 

François BAYROU

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Marine LE PEN

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)

Nicolas DUPONT-AIGNAN

euthanasie,suicide médicalement assiste,élection presidentielle 2012

 

(photos prises sur internet)

jeudi, 19 août 2010

Méral TUZUN : son combat .. son témoignage

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un combat..
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Si je n'ai qu'un avis à partager , je viens d'effacer "un conseil", c'est de lire ce livre qui relate le parcours de cette mère qui a vu basculer la vie de son enfant, touchée par une maladie rare. Dix sept ans de combat et quel combat !
 
Ce qui m'a fait le plus mal à l'exception de ces années tragiques c'est le regard que Méral porte sur certains personnels soignants...Il n'y a pas si longtemps il m'a  été rapporté que des médecins qui, avant la Loi Léonetti, avaient des comportements de compassion ne s'autorisaient plus ces actes par peur d'une dénonciation. Faut il en conclure qu'aujourd'hui les fins de vie sont plus longues et douloureuses ?
 
Vous découvrirez dans ce livre que si dans une équipe du personnel n'est pas d'accord pour cesser des formes "d'acharnement thérapeutique" on poursuit les protocoles d'alimentation et d'hydratation. En évoquant cette problématique, je me souviens, qu'à l'époque où j'avais des responsabilités dans une association militant pour le droit de mourir dans la dignté, de l'excellent travail qu'une petite équipe d'infirmières adhérentes avait mené dans les centres de formations en soins infirmiers...souvent d'ailleurs avec les infirmières enseignantes.
 
Je suis persuadée, et comme je voudrais me tromper... que beaucoup d'hospitaliers ignore la Loi Léonetti qui reste une Loi incomplète et surtout inappliquée. Je souhaite courage et persévérance à celles et ceux qui veulent reprendre le flambeau

mardi, 08 décembre 2009

Le temps des jérémiades est terminé

Après avoir écouté un Xème débat où s’affrontaient  2 courants qui, les années passant, se rapprochent, et c’est très bien, je constate que tout a été dit des 2 côtés… et parfois du n’importe quoi dans les 2 camps.

Je n’ai plus assez d’énergie pour reprendre les arguments des uns et des autres qui ont pu parfois troubler les téléspectateurs... moi-même perdant un peu le fil dans le brouhaha

Ce soir, la lassitude pèse lourd, trop lourd et pourtant je fais un rêve éveillé...

Si j’étais plus jeune ...

Je créerai une association qui serait une association de terrain pour que plus aucun malade ne puisse être en situation de ne pas faire entendre sa volonté. Les grandes dissertations à laquelle s'ajoutent des intérêts aussi divers que regretables pour le pouvoir sont à bannir.

·              -   Les uns prétendent que l’on ne demande pas à mourir quand on ne souffre plus et que l’on est bien accompagné, ce que je crois,

·              -   Les autres assurent qu’aujourd’hui il y a des encore de nombreuses agonies intolérables et préconisent l’euthanasie, c’est du moins ce que j’ai compris et qui sans aucun doute est vrai aussi

Alors, à défaut de créer une association, mobilisons nous, réunissons nos forces et volontés pour qu’aucun malade en fin de vie ne connaisse l’insupportable. Tout seul on ne peut rien, mais à 2..3

Dans ce même débat il a été étrange mais fort intéressant d’entendre Marie de Hennezel rapporter un propos de Robert Badinter

·                 à savoir : "qu’il n’est pas interdit de procurer un médicament à un malade pour qu’il puisse se suicider"

Et d’appuyer cette déclaration en disant que des médecins aujourd’hui disent publiquement agir ainsi sans encourir de poursuite.

Mais alors pourquoi dans l’affaire Chantal Sébire a-t-on tellement cherché qui avait pu aider cette femme à mettre un terme à tant de souffrances? Question pertinente restée sans réponse.

Et comme toujours la confusion a été entretenue entre malade en fin de vie et malade pouvant encore vivre !!! Là, tout a été mené de part et d’autres pour entretenir une nébuleuse interrogation

Quant à l’exception d’euthanasie !!! Je crois halluciner quand on en fait un thème de débat et un titre de loi. L’euthanasie ne peut être qu’une exception ou alors construisons des abattoirs humains. C’est une provocation insupportable, je vous l’accorde, mais quant j’entends le chiffre de 10.000 euthanasies possibles par an si une loi existait, je  pense que l’on ne ferait pas mieux pour dissuader le législateur.

Il faut être sérieux.

Tout est à réaliser…Ah! Si j’avais encore mes 40 ou 50 ans, ce ne sont pas des notes que j’écrirais. Alors, qui veut prendre le flambeau de la défense des droits du malade et du malade en fin de vie plus spécifiquement ? Le temps des jérémiades est terminé, il faut nous soutenir, nous aider et ne pas accepter l’inacceptable. Il nous faire appliquer cette loi Léonetti. Ils ne la connaissent pas, faisons la connaître , dans un premier temps, nous n’avons pas d’autre issue en attendant de pouvoir être en position de valider ses résultats pour la remettre éventuellement en question.

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Donc mardi,24, c’est par un vote bloqué que le projet de loi sera voté, Madame Roselyne Bachelot ayant refusé le vote point par point… c’est une des fidèles caractéristiques de la démocratie sarkozienne !!!

Proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité, rejetée en 1ère lecture par

 l'Assemblée nationale le 24 novembre 2009

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Nombre de votants : 545

Nombre de suffrages exprimés : 528

Majorité absolue : 265

Pour l'adoption : 202 

 Contre : 326

L'Assemblée nationale n'a pas adopté

et maintenant découvrez vos députés qui n'ont eu pour certains que des intentions électoralistes sachant que la proposition de loi ne passereait pas (pardon, je ne suis plus en capacités d'avaler les petites et grosses couleuvres!)

Groupe UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (316) :

Pour: 10

MM. Emile Blessig, René Couanau, Olivier Dassault, Alain Ferry, Jean-Pierre Grand, Mme Henriette Martinez, MM. Axel Poniatowski, Michel Sordi, Georges Tron et André Wojciechowski.

Contre: 286

MM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline, M. Jean-Paul Anciaux, Mme Edwige Antier, M. Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre-Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mme Brigitte Barèges, M. François Baroin, Mme Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jean-Claude Beaulieu, Jean-Louis Bernard, Marc Bernier, Xavier Bertrand, Jean-Yves Besselat, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Roland Blum, Claude Bodin, Philippe Boennec, Marcel Bonnot, Jean-Yves Bony, Jean-Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Bruno Bourg-Broc, Mme Chantal Bourragué, MM. Loïc Bouvard, Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, Françoise Briand, MM. Philippe Briand, Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel Buillard, Yves Bur, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, Bernard Carayon, Pierre Cardo, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Yves Censi, Hervé de Charette, Jérôme Chartier, Gérard Cherpion, Jean-François Chossy, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Eric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Edouard Courtial, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Henri Cuq, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Lucien Degauchy, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Nicolas Dhuicq, Eric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean-Pierre Door, Dominique Dord, David Douillet, Mmes Marianne Dubois, Cécile Dumoulin, MM. Jean-Pierre Dupont, Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Jean-Michel Ferrand, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort, M. Marc Francina, Mme Arlette Franco, MM. Pierre Frogier, Yves Fromion, Mme Cécile Gallez, MM. Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Gérard Gaudron, Jean-Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Charles-Ange Ginesy, Jean-Pierre Giran, Louis Giscard d'Estaing, Claude Goasguen, François-Michel Gonnot, Didier Gonzales, Jean-Pierre Gorges, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, François Goulard, Michel Grall, Mme Claude Greff, M. Jean Grenet, Mme Anne Grommerch, MM. François Grosdidier, Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, MM. Serge Grouard, Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Laurent Hénart, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Paul Jeanneteau, Yves Jego, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc Joulaud, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Mme Fabienne Labrette-Ménager, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Mme Marguerite Lamour, MM. Jean-François Lamour, Pierre Lang, Mme Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Jean-Marc Lefranc, Guy Lefrand, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Michel Lejeune, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean-Claude Lenoir, Jean-Louis Léonard, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, MM. Michel Lezeau, François Loos, Gérard Lorgeoux, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Alain Marc, Jean-Pierre Marcon, Thierry Mariani, Mme Christine Marin, M. Hervé Mariton, Mme Muriel Marland-Militello, MM. Franck Marlin, Philippe-Armand Martin, Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, Jean-Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Philippe Meunier, Jean-Claude Mignon, Mme Marie-Anne Montchamp, MM. Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Philippe Morenvillier, Jean-Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne-Bressand, Jacques Myard, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Christian Patria, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Etienne Pinte, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Jean-Frédéric Poisson, Mme Josette Pons, MM. Daniel Poulou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Eric Raoult, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Reynier, Franck Riester, Jean Roatta, Didier Robert, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Mmes Marie-Josée Roig, Valérie Rosso-Debord, MM. Max Roustan, Martial Saddier, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Jean-Marie Sermier, Georges Siffredi, Jean-Pierre Soisson, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Lionel Tardy, Jean-Charles Taugourdeau, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Christian Vanneste, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Gérard Voisin, Michel Voisin, Jean-Luc Warsmann, Gaël Yanno, Mme Marie-Jo Zimmermann et M. Michel Zumkeller.

Abstention: 6

MM. Patrice Debray, Lionnel Luca, Mme Bérengère Poletti, MM. Christophe Priou, Jean-Marc Roubaud et Yves Vandewalle.

Non-votant: 1

M. Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale).

Groupe SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (204) :

Pour: 180

Mmes Patricia Adam, Sylvie Andrieux, MM. Jean-Marc Ayrault, Dominique Baert, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean-Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean-Michel Boucheron, Mme Marie-Odile Bouillé, M. Christophe Bouillon, Mme Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Gérard Charasse, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Mme Marie-Françoise Clergeau, MM. Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Mmes Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, MM. Pascal Deguilhem, Guy Delcourt, Michel Delebarre, François Deluga, Bernard Derosier, Michel Destot, Julien Dray, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Mme Corinne Erhel, MM. Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, M. Hervé Feron, Mmes Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, MM. Michel Françaix, Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Guillaume Garot, Jean Gaubert, Paul Giacobbi, Jean-Patrick Gille, Mme Annick Girardin, MM. Joël Giraud, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mme Sandrine Hurel, M. Christian Hutin, Mmes Monique Iborra, Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Eric Jalton, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Régis Juanico, Mme Marietta Karamanli, M. Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. François Lamy, Jack Lang, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Jean-Yves Le Déaut, Michel Lefait, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. Apeleto Albert Likuvalu, François Loncle, Victorin Lurel, Jean Mallot, Louis-Joseph Manscour, Mmes Jacqueline Maquet, Jeanny Marc, Marie-Lou Marcel, M. Jean-René Marsac, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Pierre-Alain Muet, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Mmes Marie-Renée Oget, Françoise Olivier-Coupeau, Dominique Orliac, MM. Michel Pajon, Christian Paul, Mme George Pau-Langevin, MM. Germinal Peiro, Jean-Luc Perat, Jean-Claude Perez, Mmes Marie-Françoise Pérol-Dumont, Sylvia Pinel, Martine Pinville, M. Philippe Plisson, Mme Catherine Quéré, MM. Jean-Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Mmes Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, MM. Marcel Rogemont, René Rouquet, Alain Rousset, Patrick Roy, Michel Sainte-Marie, Michel Sapin, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, M. Pascal Terrasse, Mme Marisol Touraine, MM. Jean-Louis Touraine, Philippe Tourtelier, Daniel Vaillant, Jacques Valax, Manuel Valls, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies, Jean-Michel Villaumé, Jean-Claude Viollet et Philippe Vuilque.

Contre: 1

M. Jean-Paul Bacquet.

Abstention: 11

M. Jean-Christophe Cambadélis, Mmes Michèle Delaunay, Odette Duriez, MM. Pierre Forgues, Gaëtan Gorce, Jean-Louis Idiart, Armand Jung, Jean-Claude Leroy, Bernard Roman, Jean Jacques Urvoas et André Vallini.

Motivations du Vote de Madame Michèle DELAUNAY sur le site ci dessous :

http://www.michele-delaunay.net/delaunay/index.php?/page/2

Groupe GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (25) :

Pour: 12

Mmes Marie-Hélène Amiable, Martine Billard, MM. Jean-Pierre Brard, Jean-Jacques Candelier, Yves Cochet, Jacques Desallangre, Marc Dolez, André Gerin, Maxime Gremetz, Noël Mamère, Roland Muzeau et François de Rugy.

Contre: 11

MM. François Asensi, Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Mme Marie-George Buffet, M. André Chassaigne, Mme Jacqueline Fraysse, MM. Pierre Gosnat, Jean-Paul Lecoq, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

Groupe NOUVEAU CENTRE (24) :

Contre: 21

MM. Jean-Pierre Abelin, Thierry Benoit, Charles de Courson, Raymond Durand, Philippe Folliot, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, Olivier Jardé, Jean-Christophe Lagarde, Mme Colette Le Moal, MM. Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Marc Vampa, Francis Vercamer et Philippe Vigier.

Députés NON INSCRITS (8) :

Contre: 7

MM. Abdoulatifou Aly, François Bayrou, Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont-Aignan, Daniel Garrigue, Dominique Souchet et François-Xavier Villain.

Devant ce nouvel échec, aujourd'hui ce sont ces 3 décrets d'application qui deviennent les objectifs à atteindre, pour, si on y travaille!!!! en faire remonter les insuffisances.

Les trois décrets d’application de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie sont publiés aujourd’hui au Journal officiel et rendent désormais cette loi applicable dans son intégralité.

La loi du 22 avril 2005 prend sa place dans la politique globale du Gouvernement de développement des soins palliatifs et de renforcement des droits des malades.

La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie établit désormais le droit des malades à refuser tout traitement. Elle ouvre ainsi la possibilité à chaque personne majeure d’établir des directives anticipées quant aux conditions qu’elle souhaite voir appliquées à sa fin de vie. Elle prévoit également l’obligation du médecin à refuser toute obstination déraisonnable. Elle l’autorise alors, dans le cadre d’une procédure collégiale, à prendre la décision de limiter ou d’arrêter des traitements lorsque la personne malade est hors d’état d’exprimer sa volonté et que les poursuivre le traitement relèveraient de l’obstination déraisonnable.

Un second décret prévoit la procédure collégiale applicable en cas d’arrêt ou de limitation de traitement appliqués à un malade incapable de manifester sa volonté lorsque la poursuite des traitements n'aurait pour effet ou pour objet que de prolonger artificiellement son état. Une telle décision de limitation ou d’arrêt de traitement ne peut intervenir qu’après concertation avec l’équipe de soins médicale et paramédicale. De plus, le médecin en charge du patient doit faire appel à l’avis motivé d’au moins un autre médecin. Un des deux médecins peut également demander l’intervention d’un troisième confrère. En tout état de cause, la décision de limitation ou d’arrêt relève de la seule responsabilité du médecin en charge du malade. Il doit, au préalable, vérifier l’existence de directives anticipées, consulter la personne de confiance désignée, ainsi que la famille ou à défaut, les proches. L’ensemble des démarches et de la procédure suivie ainsi que la décision motivée du médecin sont consignés dans le dossier médical de la personne.

Le troisième décret impose aux établissements médico-sociaux d’hébergement de personnes âgées et de personnes handicapées d’établir et de mettre en œuvre, comme c’est déjà le cas dans les établissements de santé, un projet de soins palliatifs associant la direction et les équipes de soins de l’établissement.

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20 novembre : un dernier conseil concernant vos directives anticipées- bien vous assurer que vos proches sont d'accord avec vos écrits. J'ai reçu un témoignage d'une personne qui a vécu la mort de son frère comme inhumaine et insupportable. Le traitement pouvant entrainer la mort n'a pu être mis en place car le fils n'était pas d'accord.

La procédure collégiale est pour moi une protection peut être mais bien plus un handicap car dans une famille il y en a toujours un pour faire barrage.

Voilà, je tire ma révérence.et ce 24 ma double révérence

jeudi, 19 novembre 2009

Infos du soir

Assemblée: les députés PS quittent l'hémicycle lors du débat sur l'euthanasie

Les députés du groupe socialiste ont quitté l'hémicycle très mécontents jeudi lors du débat sur leur proposition de loi pour "finir sa vie dans la dignité", Roselyne Bachelot ayant demandé au nom du gouvernement la réserve du vote des articles et du texte.

Le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault a exprimé sa colère en quittant l'hémicycle avec les députés de son groupe évoquant une "humiliation". "Une fois de plus, le gouvernement méprise l'opposition", s'est-il exclamé.

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un vote aura lieu lieu le 24 novembre

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Je me calme et reviendrai pour donner mon avis demain ou un autre jour

Après le docteur Senet, le professeur Labayle aujourd'hui : le professeur Gérard Dabouis

Bien qu'ayant probablement à cette heure toutes les raisons de desespérer, car si j'ai bien compris le projet de loi, comme tous les précédents restera un projet. Pour être vraie, j'avais aussi des raisons de ne rien attendre de nos parlementaires. Mais allez savoir, une prise de conscience subite !!!!! Il n'en sera rien si j'ai bien écouté les infos de la chaîne parlementaire ce midi.

Voici un article de ce jour qui résume en partie des années de convictions. 

« Pour l'euthanasie »

Cancérologue, le professeur nantais Gérard Dabouis anime la nouvelle consultation d'éthique clinique qui éclaire des décisions médicales au CHU.

« Il y a un triple bouleversement : les techniques médicales, extraordinaires, modifient les pratiques, or il n'y a pas de consensus sur les valeurs et enfin la relation soignant soigné s'est transformé. Avant la loi Kouchner de 2002, le médecin savait tout et décidait de tout, maintenant on parle de l'autonomie de la personne soignée, d'un dialogue entre l'expert soignant et la personne soignée, experte de sa propre vie. Enfin, depuis la loi Léonetti de 2005, le patient peut décider qu'on arrête de l'hydrater et de l'alimenter. Et je ne vois pas de différence entre laisser mourir ou faire mourir. En Hollande, où l'euthanasie est légale, la personne peut choisir. Car si on peut soulager la souffrance physique, pour la souffrance morale, c'est beaucoup plus difficile. L'angoisse est telle que certains demandent la mort. Or comment le médecin et même le proche peuvent-ils juger à la place du malade ? On peut écouter, être attentif, et d'une décision du patient, on passe à une codécision avec le médecin. La démarche palliative règle souvent le problème : la personne finit par mourir calmement entourée de soins. Aujourd'hui la loi ne permet pas de geste actif, comme une injection de potassium. C'est utopique de dire qu'un soignant ne fait que guérir. Il y a des médecins de grande qualité faisant tout pour donner la vie et pouvant faire un geste féticide lors d'une IVG. »

source :http://www.presseocean.fr/actu/actu_detail_-L-euthanasie-...

mercredi, 18 novembre 2009

Je me croyais seule...

Dans une récente note j'écrivais : "Aujourd'hui il n'y a aucun choix possible". Aujourd'hui je lis un article qui résume assez bien toutes les notes de ce blog, car si on n'a pas avancé d'un pouce il ne restera qu'à étudier des stratégies plus réalistes...

 Libération

Le problème, c'est que ce texte n'a aucune chance de passer. Il va être debattu, demain, jeudi. C'est le nième sur le sujet. Bizarrement, ce projet n'est pas signé par le député socialiste Gaétan Gorce, pourtant le meilleur connaisseur de cette question au PS: il a suivi activement les deux commissions Léoneti. Gaétan Gorce s'en explique: "Sur le fond, je peux être d'accord. Mais il faut qu'une loi soit acceptée, possible. Aujourd'hui, cela ne l'est pas. D'où mon idée de privilégier les petits pas, avec une possibilité, pour dire vite, d'exception d'euthanasie

Gaetan GORCE (ps)

Il a donc rédigé, seul, un texte: «Je suis profondément convaincu qu’il n’existe pas une réponse au problème éthique de la fin de vie mais autant de réponses que de situations et de personnes directement concernées. L’ambition qui devrait nous guider devrait être par conséquent, de garantir à terme une véritable liberté de choix au malade, en fonction de son état, de l’idée qu’il se fait des conditions de sa fin de vie, des souffrances qu’il endure ».

Source : http://societe.blogs.liberation.fr/laplumeetlebistouri/20...

lundi, 16 novembre 2009

En attendant le 19 novembre...

Ravie de voir réapparaître mamie Lilas avec un commentaire qui mérite toute notre attention et qui m’encourage à participer au débat qu’elle propose indirectement.

Au préalable et après avoir relu  prés de 50 de notes je tiens à vous présenter mes excuses pour toutes les fautes qui se sont glissées dans la précipitation et parfois la fatigue tout au long de ce bloc-notes.

J’ai fais mon bilan de 4 ans 1/2 de fidélité et globalement je ne retire rien de ce que j’ai écris. J’aurai pu les écrire autrement, je me suis laissée aller, peut être trop souvent à vous faire part de mes déceptions concernant votre participation.  Le constat de ce bilan se résume en une toute petite phrase :  je ne suis pas arrivée à mobiliser. Echec le « avec vous-jamais sans vous »

Alors, je vais être vraie jusqu’au bout il m’est arrivé de penser très fort : « après tout que leur fin de vie soit celle qu’ils ou elles méritent »

Jeudi 19, en principe c’est le grand jour du débat sur un projet de loi socialiste à l’assemblée nationale : l'euthanasie au programme. Si je souhaite qu’il aboutisse avec quelques amendements je reste très septique. Pourquoi être aussi négative, me demandez-vous? Mais penchez vous quelques instants sur les sondages de ce blog notes. Tout est dans les résultats, d’autant que les jours s’écoulent sans raison de nous faire croire que le jeudi 19 nous sera de liesse. Que de d’espace libre entre les mots et les actes !!!

Que nous dit mamie Lilas ? Bien sûr elle nous faire part de son scepticisme concernant le respect de ses dispositions (sans doute parle t-elle de ses directives anticipées). Elle nous dit aussi que les contacts avec la hiérarchie hospitalière est difficile. Que les personnels ne sont pas formés.

Pour ses directives il lui faut  qu’elle s’assure des capacités de combativité de de sa ou ses personnes de confiance. Attention, là où le possible existe, il suffit d’un membre de la famille pour faire échec à un accompagnement que nous espérons tous (récent témoignage)

Pour tout ce qui est du niveau contact, je résumerai bien et je sais que ça peut paraître simpliste, mais ne vous laissez pas impressionner. Insistez toujours et toujours. Quant à la surcharge de travail, ce n’est pas une excuse d’autant que je n’en suis pas certaine, et je suis mesurée dans mes propos. Pout ce qui implique la formation le débat reste ouvert et nous ne disposons pas des moyens pour influencer les décideurs. Cependant, remettre un peu d’humanité, de solidarité dans nos vies pour que les générations qui seront les soignants de demain sachent ce que les mot « écoute » « partage »signifient, est une urgence vitale pour notre société, pour le monde entier. 

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Rappel des lieux où la prise en charge des malades en fin de vie est excellente... Un peu de courage avec une dose de générosité et la liste devrait nous aider, si ce n'est pour aujourd'hui, peut être pour demain !

 

- les services oncologie et neurologie de l'hôpital Pitié Salpêtrière à Paris - (Cédric)

- Le centre de lutte contre le cancer Huguenin à Saint-Cloud- (Colette) 

samedi, 07 novembre 2009

Euthanasie : le mot qui trembler la France et le Canada par ses extrêmes

« En partenariat avec le CPDH – Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine et SOS Fin de vie, l’Alliance pour les Droits de la Vie lance les 6, 7 et 8 novembre 2009 une campagne de sensibilisation contre le risque de légalisation de l’euthanasie sous le titre « Euthanasie ? Faut pas pousser… ». 

http://www.fepef.com/2009/11/07/euthanasie-faut-pas-pousser%E2%80%A6/

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Une saynète était jouée par les bénévoles afin d’attirer l’attention des passants. L’un d’entre eux déguisé en médecin poursuivait un autre habillé en vieille dame avec une seringue géante. L’homme de médecine était hué par les bénévoles qui scandaient « faut pas pousser mémé dans les orties, non à l’euthanasie » S’en suivait une distribution de tracts exposant les arguments contre l’euthanasie accompagnés par une charte « des droits des personnes en fin de vie ».

D’après Isabelle Cubillé, déléguée départementale de l’Alliance pour les droits de la vie, cette scène dénonce « les outrances des pro-euthanasie. » Car « l’euthanasie peut arriver à une forme d’exclusion ».

http://www.lalsace.fr/fr/region/colmar/article/2164022,210/Strasbourg-Manifestation-contre-l-euthanasie.html

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http://blog-spe.blogspot.com/2009/11/petition-contre-la-legalisation-de.html 

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STOP...STOP...

 

Ce matin c’est un déferlement d’alertes sur Google concernant le mot « euthanasie ». La cause de toutes ces manifestations d’extrêmes de tout poil est l’annonce d’un projet de loi proposé parait il par le Parti Socialiste qui devrait être discuté à l’Assemblée Nationale le 19 novembre.

 

Pendant que les uns s’agitent les autres se font absents de toutes discussions, ce bloc-notes en est le parfait témoin. Les uns se montrent combatifs et outranciers dans leurs témoignages, les autres attendent béatement que leurs responsables réalisent le miracle que seule leur détermination pourrait réaliser ou tout au moins faire apparaître.

 

Aujourd’hui on est dans le combat des mots avec la violence comme support, alors que l’approche de la fin de vie n’est qu’empathie, respect de l’autre dans ses volontés. Je n’ai plus d’argument à l’exception de ceux que j’ai donné, pendant ces années, sur ce support qu’est ce bloc-notes. Je ne suis pas POUR L’EUTHANASIE et je ne suis pas CONTRE L’EUTHANSASIE . Je suis pour que tout être vivant sur cette planète puisse avoir la fin de vie qu’il souhaite, et si cela doit passer par une demande d’aide active à mourir ou une prescription pour agir seul, je demande que ces volontés soient respectées.

 

 

Ne criez pas que je joue sur les mots, ne vous en défendez pas, je vous entends dans votre silence !

 

 

Non, je ne joue pas, j’ai observé et j’observe encore et je m’enrichi pour un débat passionnant et sans haine.

 

mardi, 20 octobre 2009

A vos plumes

« Il faut bien préciser aussi, que ce procès ne peut être assimilé à un procès sur l’euthanasie, telle que les militants qui demandent une loi sur le sujet le préconise, puisqu’il n’y a pas eu de demande écrite et réitérée de la part de la malade » conclusion du commentaire de Soisik

 

Si ce procès n’est pas celui d’une euthanasie, alors quel est-il ? Certes et je ne vais faire que revenir sur un de mes thèmes non pas favori mais prédominant en insistant sur le fait que la rédaction des directives anticipées est un acte préconisé par la Loi Léonetti. Concernant leur fin de vie, certains font confiance et laissent dés à présent le sort décider pour eux. D’autres sont plus déterminés dans ce que pourra être leur fin de vie,  ceux là ne peuvent faire l’économie de mettre noir sur blanc ce qu’ils souhaitent… cela peut aller de l’ acharnement thérapeutique au refus de soins et plus encore.

 

Ceci dit (je ne compte plus les notes sur le sujet) je ne pense pas que l’on puisse dire que ce procès n’est pas celui de l’euthanasie. C'était une euthanasie avec des interrogations pour nous, mais c'était une euthanasie. C’est pour cela que je pense que ce procès devrait et doit servir de thème pour des réunions publiques au lieu de se défendre de ne pas soutenir (ce qui ne signifie pas « approuver ») Josiane Humbert. Je ne connaissais pas cette affaire mais si on peut regretter l’absence de preuves des demandes de la maman de Josiane,du moins (si on en croit les médias) il nous faut prendre conscience de la nécessité de préparer notre fin de vie, qui par définition est un moment de notre vie, le dernier... Demain c’est un médecin, une infirmière, un mari, une épouse, un fils, une fille qui peut et ne doit pas se retrouver dans cette situation...

 

Cette note amicale, joute militante avec Soisik, n’est faite que pour éclairer ceux qui se protègent derrière le sacré saint mot « oui, mais les dérives ! ». Ai-je réussi la démonstration ?

samedi, 17 octobre 2009

Josiane Humbert : 8 ans de prison : c’est trop

La Société est féroce avec les petites gens. Elle semble plus disposée à faire crédit à ceux qui nous trahissent au quotidien. Qu’il m’est difficile de vivre dans ce monde ! Ce soir après ce que je viens d’entendre concernant l’affaire de Josiane Humbert je suis en colère contre tous ceux qui n’ont manifesté aucune compassion pour cette femme qui a mené un calvaire depuis des années et qui dans le même cas disent aujourd’hui vouloir être aidé à mourir. Seuls ceux et celles qui ont accompagnés de grands malades du type de la maman de Josiane peuvent approcher sa détresse dans le geste qui vient de la condamner à 8 ans de prison ferme. C’est trop a-t-elle dit… elle n’a pas revendiqué l’acquittement. . Elle a simplement dit : C’est trop . Et je le pense aussi : C’est trop.

 

Ce drame me permet d’ouvrir le dossier « directives anticipées ». Bien obligée de croire les médias, il semble que la maman de Josiane HUMBERT n’avait pas rédigé de directives anticipées, ce qui laisse une grande place aux purs et durs : les bien- pensants de notre Société à la dérive. Ce procès cible la parole de Josiane qui vivait une histoire d’amour fusionnel (semble t’il) avec sa mère et une famille qui nie avoir entendu la malade prononcer le mot d’euthanasie ou d’avoir manifesté une demande dans ce sens. Qui dit la vérité ? Un vécu personnel me pousse à croire Josiane HUMBERT… Et j’assume cette position. Par contre je suis étonnée de n’avoir rien lu sur cette affaire ou alors si c’est le cas il me faut m’inquiéter de mes pertes de mémoires. Et je suis plus encore étonnée de n’avoir ni lu ou entendu ici ou là s’exprimer des militants bien silencieux qui sans doute  ont eus écho de ce drame.

 

Secondairement si j’ose dire, il a été dit que la famille n’avait pas les moyens financiers de placer cette dame dans un centre… ce n’est pas nous passagers de ce blog  qui pouvons contredire ce terrible aveu. Aujourd’hui la chance appartient qu’à une élite de la Société…cela en devient indécent et quand les faits sont cautionnés par la Société dont nous appartenons c’est en avoir honte.

 

Je termine en vous souhaitant une bonne santé pour longtemps. En attendant, appréciez ce don que la vie vous donne et qui peut vous être retiré à chaque seconde..

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Rappel des lieux où la prise en charge des malades en fin de vie est excellente... Un peu de courage avec une dose de générosité et la liste devrait nous rassurer et ne pas envoyer de Josiane HUMBERT en prison

 

- les services oncologie et neurologie de l'hôpital Pitié Salpêtrière à Paris - (Cédric)

- Le centre de lutte contre le cancer Huguenin à Saint-Cloud- (Colette) 

 

mardi, 13 octobre 2009

Ils sont bien "chanceux" les québécois

Cette note est le petit courriel de mon amie France la québécoise...que je m'empresse de partager avec vous bien que nous soyons loin de lire de telles infos concernant la France... et puis, c'est une occasion de vous confirmer que je suis toujours là avec mes sondages...nos sondages que vous pourriez faire connaître ami(e)s militant(e)s ou pas d'ailleurs

Une majorité de médecins spécialistes se disent favorables à la légalisation de l'euthanasie révèle un sondage commandé par la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

En fait, 75 pour cent des répondants seraient certainement ou probablement favorables à la légalisation de l'euthanasie.

Les trois quart des répondants sont aussi d'avis que la FMSQ doit prendre position, publiquement, sur la question.

L'euthanasie en fin de vie est toutefois bien différente du suicide assisté, a précisé le président de la FMSQ, le Dr Gaétan Barrette.

Tous les médecins n'accepteraient pas, par ailleurs, de pratiquer l'euthanasie. Selon le sondage, 20 pour cent d'entre eux affirment qu'ils ne le feraient certainement pas.

Le sondage a été mené par internet et par la poste auprès des médecins spécialistes entre le 28 août et le 15 septembre dernier. La marge d'erreur est de 1,9 pour cent, 19 fois sur 20

Source : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/...

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Rappel des lieux où la prise en charge des malades en fin de vie est excellente... liste consternante puisque qu'elle reste à 2 endroits recommandés !Pourquoi ne pas nous informer? Je ne peux pas croire qu'en France seuls ces 2 lieux soient à recommander...Un peu de courage avec une dose de générosité et la liste devrait nous rassurer

 

- les services oncologie et neurologie de l'hôpital Pitié Salpêtrière à Paris - (Cédric)

- Le centre de lutte contre le cancer Huguenin à Saint-Cloud- (Colette) 

jeudi, 24 septembre 2009

Après la bataille un ultime sursaut !

Projet de loi- septembre 2009.doc

Ma réponse

Monsieur le Député Dumont.doc

Rappel des lieux où la prise en charge des malades en fin de vie est excellente... liste consternate puisque qu'elle reste à 2 endroits recoimmandés !

- les services oncologie et neurologie de l'hôpital Pitié Salpêtrière à Paris - (Cédric)

- Le centre de lutte contre le cancer Huguenin à Saint-Cloud- (Colette) 

26 septembre : pour ne pas oublier un moment de notre histoire et les femmes et hommes qui l'ont faite

Ciné L'armée du crime.pps

27 septembre : voir note du 28 août

Ciné L'affaire Farewell.pps 

mardi, 19 mai 2009

Sondages et fin de vie

L'euthanasie et les sondages "source : les Echos"

[ 19/05/09  

L'institut de sondage CSA a récemment demandé à un échantillon de personnes représentatif de la population si elles seraient favorables à ce que l'euthanasie soit autorisée lorsqu'une personne atteinte d'une maladie incurable en phase terminale la réclame. Réponse : 86 % de oui, cette moyenne couvrant une large majorité de réponses positives dans toutes les catégories, y compris parmi les catholiques pratiquants.

L'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), commanditaire de ce sondage, s'est félicitée de ce que 86 % des Français soient ainsi favorables à l'euthanasie, et a invité une nouvelle fois le législateur à prendre en considération une telle volonté du peuple. On sait que plusieurs parlementaires de tous bords seraient prêts à une telle autorisation législative, sur le modèle des lois belges ou hollandaises. Mais, avant de trancher, imaginons que la question soit posée autrement, par exemple sous cette forme : « Etes-vous favorable à ce que toute personne en fin de vie reçoive les soins lui permettant de vivre ses derniers jours sans souffrir ? » Y aurait-il 86 % de réponses favorables ? Non, il y en aurait 99 % ou 100 % et le débat sur la légalisation de l'euthanasie ne s'exprimerait plus dans les mêmes termes. La manière dont est traité ce sujet dépend donc beaucoup de la nature de la question posée.

Bien entendu, la seconde question n'invalide pas totalement la première, car il existe des cas où la médecine ne sait pas éliminer la souffrance des phases terminales sans plonger le patient dans un coma artificiel pour accélérer sa mort. Mais, comme le récent rapport du Conseil d'Etat sur la révision des lois de bioéthique vient encore de le rappeler, ces cas sont aujourd'hui, grâce aux progrès scientifiques, de plus en plus rares. Cela n'est pas contradictoire avec le constat que, dans les faits, beaucoup de personnes meurent encore dans des conditions pénibles, faute de soins appropriés.

La question centrale, s'agissant de la fin de vie, n'est donc pas celle de l'euthanasie, mais celle de la capacité de toutes les structures médicales de prodiguer des soins palliatifs susceptibles d'apporter l'apaisement. C'est sur ce point que toutes les associations et tous les responsables parlementaires et gouvernementaux devraient faire porter leurs efforts. La qualité de fin de vie de dizaines de milliers de personnes en dépend chaque année. Les réponses aux sondages sur l'euthanasie en seraient grandement affectées.

 

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Cet article résume des centaines de notes rédigées dans ce bloc-notes… et lasse (le mot est faible) je ne reprendrai que la dernière phrase

"Les réponses aux sondages sur l'euthanasie en seraient grandement affectées"

 Et le résultat de mon modeste et gratuit sondage

- Ne pas avoir le droit de maîtriser votre mort ? 376 vote(s) - 45%  (sur 829 réponses)

 

Désolée pour les purs et durs… Alors que faut il faire ?

 

Pour ne citer qu’elle, L’Admd en tant qu’association qui milite pour le droit d’être aidé à mourir, voire a accepter le suicide assisté, doit se battre pour un développement intensif des unités de soins palliatifs et exiger de notre gouvernement qu'il réalise ses promesses en la matière... c'est une promesse de notre Président !!!!!!!!!!!

 

Elle (l'admd) revendique, et moi également à avoir le choix… mais pour bénéficier d’un choix, faut – il encore avoir des propositions. Et pour l’instant tout le monde connaît les insuffisances de notre pays en matière de fin de vie ( peu de soins palliatifs, une loi léonetti peu ou mal connue…mal appliquée et l'interdiction de l'euthanasie volontaire et du suicide assisté). Donc, après un tel constat on peut comprendre les réponses données à un sondage orienté c’est tout au moins mon ressenti qui s’avère confirmé par cet article.

 

Ce n'est pas pour autant qu'il faut baisser les bras.. non, il est encore temps de se montrer coopératifs, même si l'adversaire (les Soins palliatifs) est pour une majorité encore très hostile à accepter que l'on puisse se positionner à leur côté, quoi qu'il en soit aidons les tout en exigeant le plus qu'ils nous refuse. Si j'ai utilisé le mot majoritairement, c'est qu'une minorité sont à nos côtés... il ne faut pas les exclure. Il est temps de reprendre le dialogue et non pas de poursuivre de stériles polémiques basées sur des sondages peu fiables.

En attendant je vais retourner vers celles qui illuminent mes journées... de sa catégorie elle est la première à se dresser devant les plus humbles

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samedi, 09 mai 2009

Une bonne cliente des instituts de sondages!

86% pour l’euthanasie

Tel est le taux de réponse positive à la question posée par l’institut BVA par téléphone du 28 au 29 avril 2009 auprès d’un échantillon de 1012 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus

. Ce sondage a été commandité par l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité). La question posée était :

Vous, personnellement, seriez-vous favorable ou opposé à ce que l’euthanasie soit dans certains cas autorisée en France, lorsqu’une personne atteinte d’une maladie incurable en phase terminale la réclame ?

Source : http://www.mediapart.fr/club/blog/daniel-carre/080509/86-pour-l-euthanasie

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Si cette question a le mérite d’être un peu plus claire que les précédentes, la stabilité du résultat est nette (84 – 85 /86%). Mais faut- il tant de sondages (on ne le compte plus !!!) pour s’assurer sauf de rares exceptions, qu'aucun d’entre nous ne souhaite être atteint d’une maladie incurable qui le conduirait irrémédiablement en phase terminale. Je m’aperçois de l’étrangeté de la question. Vers quoi pourrait  évoluer une maladie incurable ?

 

L’admd est fidèle à elle-même et moi aussi. Donc, me revoici sur mon cheval de bataille en posant l’ultime question :

 

-                     Qui peut être sûr de ce qu’il voudra en phase terminale ?

 

Je sais,  moi,  ce que je ne veux pas, aujourd’hui, 9 mai. Pour autant, je ne peux pas à cette heure certifier à 100% de ce que je déciderai (si je le peux encore) le jour venu. Une fois de plus, je témoigne que les services de neurologie, cancérologie,  longs séjours et de soins palliatifs, hébergent, traitent des malades qui comme nous,  ont dit un jour :«  je veux  être libre dans ma  fin de vie, je ne veux pas devenir comme ceci ou comme celui là ».

 

Vous devez ronchonner en me lisant et marmonner « elle ne sait pas ce qu’elle veux » ». Oh ! que si,  je sais ce que je voudrais pour notre société et, de ce fait, pour moi (charité bien ordonnée commence par soi même). Ce que je souhaite c’est que ma fin de vie ne soit pas liée à un seul mot, qu’il soit « longs séjours, soins palliatifs ou  euthanasie, Je veux pour moi et la Société que chacun d’entre nous puisse vivre dans la sérénité ce qui lui reste à vivre sachant qu’il pourra vivre sa fin de vie et non plus la subir. Or, à ce jour, et j’en suis désolée,  il n’y a que le suicide (celui du désespéré) comme possibilité. Pas ou peu de soins palliatifs (et si vous avez bien lu ma note du 6 mai - je ne peux le faire pour vous), il n’y a guère d’espoir que cela s’arrange, des services de longs séjours démunis et interdiction d’être aidé ou que l’on m’aide  (euthanasie ou suicide assisté).

 

Alors, je me tourne vers l’association qui a le plus de moyens pour l’inviter à travailler un texte de loi qui inclurait  tous les points cités précédemment. La fin de vie ne peut se résumer que dans un mot, c’est bien plus complexe !

mercredi, 01 avril 2009

Excellente analyse d'un drame qui aurait pu être évité!

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Lance Pierre - mardi 31 mars 2009

euthanasie
Cette tragédie a fait l’objet d’un communiqué de quelques lignes diffusé par l’AFP et repris tel quel par quelques journaux, puis, plus rien. Or, il se trouve que ce drame me touche personnellement, car il s’est déroulé dans un chef-lieu de canton de Seine-et-Marne du nom de La Chapelle-la-Reine, où j’ai passé une bonne partie de mon adolescence.

C’est dans ce village, qui comptait à l’époque 800 habitants, que j’ai fait mes premières armes d’écologiste et d’empêcheur de ronronner, puisque j’y ai créé, à l’âge de 16 ans, mon premier journal, entièrement composé à la main en caractères de plomb. Son premier numéro (1949) déclencha un mini-scandale, car j’y affirmai que l’eau du puits municipal qui trônait sur la grand-place y était sévèrement polluée (déjà !). Émoi à la préfecture ! Convocation chez le maire, le Dr Battesti, à qui je fis valoir qu’une demande préalable d’information adressée au responsable départemental de l’hygiène avait été traitée par le mépris. Allait-on fournir des explications à un lycéen qui voulait jouer au journaliste ? Cela ne méritait qu’un haussement d’épaules. Grosse erreur, le lycéen en question, ayant plus de mordant qu’on ne croyait, publia des informations de source privée. Finalement, on me fit des excuses. Et mon petit journal cantonal eut le vent en poupe. Pardonnez-moi ces souvenirs d’ancien combattant. Ah ! nostalgie, quand tu nous tiens !

Ceci pour vous dire que je ne pus me défendre d’une vive émotion quand je pris connaissance, par cet entrefilet trop discret, de la fin sanglante d’un couple de personnes de ma génération habitant ce village, dont j’ai probablement connu au moins l’un des deux conjoints. Âgée de 74 ans, la femme était atteinte d’une très grave maladie et elle était hospitalisée à son domicile. Son mari, âgé de 76 ans, a courageusement décidé d’en finir avec ce calvaire sans espoir. Il a pris son fusil, est entré dans la chambre de sa femme et, d’une seule balle, a mis fin à ses souffrances. Puis il est ressorti dans le jardin, a retourné l’arme contre lui, et il est parti la rejoindre. On n’en a pas parlé à la télévision. Cela n’a pas fait la une des quotidiens. Ce n’était après tout qu’un banal fait divers, comme il s’en produit sans doute plus fréquemment qu’on ne croit.

Mais je me suis pris à imaginer que les choses auraient pu être bien différentes si nos députés indignes avaient voté la légalisation de l’euthanasie volontaire, comme ils en eurent l’occasion en février 2004, lorsque trois députés déposèrent un projet de loi en ce sens. L’épouse aurait pu décider de quitter paisiblement cette vie dans un endormissement définitif provoqué, comme cela est possible en Suisse ou en Hollande. Le mari aurait accompagné ses derniers instants en tenant ses mains dans les siennes. Lui-même aurait pu retrouver la paix de l’âme sans être poursuivi par un acharnement judiciaire totalement inique et n’aurait pas été contraint de se suicider pour lui échapper.

Les opposants à la légalisation de l’euthanasie peuvent donc pavoiser. Sous prétexte de respecter la vie, fût-ce dans la torture sans espoir, ils ont deux morts sanglantes de plus sur la conscience. Et combien de drames analogues dont personne ne parle ?

Lorsque j’ai parlé des euthanasies de Vincent Humbert et de Chantal Sébire, le leitmotiv de mes contradicteurs consistait à prétendre que ces affaires avaient été outrancièrement médiatisées et que le « lobby » pro-euthanasie les avait « montées en épingle ». Piètre argumentation, si même le mot convient. Avez-vous remarqué comme le mot « lobby » est désormais utilisé à tout propos pour tenter de discréditer une opinion dérangeante ? Le « lobby », c’est toujours les autres, ceux avec lesquels on n’est pas d’accord. Je rappelle qu’un lobby est un groupe de pression minoritaire qui s’efforce d’imposer son point de vue à la majorité. Or, 87 % des Français sont favorables à la légalisation de l’euthanasie volontaire. Vous parlez d’un lobby ! Certes, tout citoyen a le droit de militer contre cette légalisation s’il juge en conscience qu’elle n’est pas souhaitable. Mais militer, c’est défendre une opinion en acceptant d’en débattre loyalement avec ceux qui ne la partagent pas, et c’est en fin de compte s’incliner devant la majorité qui se dégage au terme du débat. Cela s’appelle la démocratie.

Or, elle n’est pas appliquée dans notre pays sur ce sujet tragique. Quel est donc le lobby qui lui fait obstacle ?

mardi, 17 mars 2009

A 100 km de chez moi...

On peut ne pas préferer la revue de presse et pourtant elle nous informe aujourd'hui de :

Le Luxembourg légalise l'euthanasie

AFP
17/03/2009 | Mise à jour : 13:12 |  

Le Luxembourg est devenu aujourd'hui le troisième pays de l'Union européenne à légaliser l'euthanasie, après les Pays-Bas et la Belgique, avec l'entrée en vigueur d'une loi à l'origine d'une réduction des pouvoirs du souverain luxembourgeois.

"N'est pas sanctionné pénalement et ne peut donner lieu à une action civile en dommage et intérêts le fait par un médecin de répondre à une demande d'euthanasie ou d'assistance au suicide", stipule la loi promulguée lundi par le chef de l'Etat, le grand duc Henri, et publiée aujourd'hui au journal officiel luxembourgeois

Adoptée en seconde lecture par les députés luxembourgeois le 18 décembre, le texte avait suscité l'opposition du grand duc, qui avait menacé de ne pas le signer en raison de ses profondes convictions catholiques.
Pour contourner les réticences du monarque et éviter une crise institutionnelle majeure, le parlement luxembourgeois a dû modifier la Constitution et réduire les pouvoirs du souverain.

Le souverain n'a plus comme par le passé à "sanctionner" les lois pour les valider, mais il se contente de les "promulguer", sans que cela ait valeur d'assentiment. Cette réforme a fait évoluer le Luxembourg vers une monarchie purement protocolaire, ce à quoi le grand duc lui-même aspirait.

 

jeudi, 26 février 2009

Pour de vrais choix, une autre société

Ouvrons le débat à partir du livre « Pitié pour les hommes »

1– Le docteur Labayle, aux qualités multiples (engagements, courage, honnêteté, écrit : « .. La nouvelle présidence de la République a annoncé pour l’année la création de 1200 lits supplémentaires (de soins palliatifs)….  » et il poursuit

« Aussi, avant de lancer des programmes incontrôlés est-il encore temps de réfléchir, de se poser les questions : est-ce réaliste? Est-ce souhaitable ? Les unités pilotes réalisées par les pionniers sont-elles reproductibles à grande échelle, avec autant de soignant ayant la même motivation? Il faut toujours se méfier de la visite de l’appartement témoin. Idéal ! Mais, en général, le reste de l’immeuble n’offre pas le même confort. Surtout s’il faut faire vite, et que les finances ne suivent pas. »

En vous présentant ce livre je vous conseillez déjà à vous le procurer, puis à l’acheter pour votre médecin. Je persiste et je signe avec Soisik. Comme dans tout, il est harassant de vous motiver. Que d’énergie dépensée pour sois disant 84% d’une population qui se dit « attendre une loi sur l’euthanasie ou comme le dit avec d’autres mots le docteur - l’aide active au départ - Pourcentage que je conteste pour multiples raisons :

·                 les réactions entendues dans des conversations privées.. Combien de « ..oui.. Mais…! »

·                 Une analyse succincte à partir des petits sondages de ce bloc-notes

A ce jour il y a eu 50 905 visites. 764 personnes ont joué le jeu de répondre à ce quelles craignaient pour leur fin de vie… seulement 341 visiteurs soit (44%) ont peur de ne pas être maitre de ce dernier instant.

Quant au sondage beaucoup plus récent sur ce qu’ils préfèrent dans ce bloc-notes, incroyable mais vrai : ce sont les diaporamas cinémas (42%), alors que les problèmes de fin de vie ne retiennent l’attention qu’à 15%.

Certes, la vie avant la mort… je suis la première à le penser, cependant cette dame tant redoutée par tous peut se présenter à nous bien plus tôt que nous le souhaitions, alors, pourquoi fermer les yeux et les oreilles devant l’évidence?

2 - Si je reprends la comparaison de la visite de l’appartement témoin du docteur Labayle, c’est que cela me rappelle des inspections où tout ce que le chef de service tolérait durant l’année devenait interdit ce jour là. Quelle comédie ! Ceci dit, aux questions :

- est-ce sage ?

- est-ce réaliste?

Je réponds sage : oui, réaliste oui à condition de transformer notre société. Dire non, ce qui peut venir à l’esprit en tout premier c’est admettre que l’euthanasie ou l’aide active au départ viendrait au secours d’une défaillance d’un état incapable de prendre en charge les personnes en fin de vie. Que sait-on tous de ce que l’on voudra ou pas? Nos certitudes ne seront-elles pas ébranlées le moment venu?

J'entends des murmures qui montent –Elle dit une chose et son contraire-. Relisez moi, je tiens depuis toujours le même discours : je veux avoir le choix et la liberté pour ma fin de vie. Or le seul choix que j’ai aujourd’hui : c’est le suicide, seule sans la présence des proches. Pour nous, Il est loin, le jour où nous pourrons avoir le droit de bénéficier de la présence de professionnels comme le témoigne le livre, à lire aussi « Face à la mort »

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Et comme ce sujet ne retient pas l’attention et ne suscite pas de réaction, demain vous aurez un quiz cinéma, qui d’ailleurs, soyons honnêtes,  reçoit les mêmes marques d’indifférence.

lundi, 02 février 2009

Les luttes : soins palliatifs, euthanasie, avortement et les autres

Si j’interviens dans le débat c’est pour faire un tout petit rappel c’est qu’au combat pour le droit à l’avortement était associé le droit à la contraception. Ce en quoi, quand, dans l’agitation que suscite,épisodiquement, le droit à l’euthanasie, auquel j’ajoute le droit au suicide assisté (pourquoi faire faire faire aux autres ce que l’on peut faire soi-même) on se doit d’exiger aussi des soins palliatifs pour tous . Les années passant, je crains fort de devenir une « vieille » radoteuse, mais tant que m’habite un souffle de vie je ne me résous pas à dissocier l’indissociable : la fin de vie et ma liberté. Il est vrai que dans ce mouvement des soins palliatifs il n’y a pas que donneurs de leçons… une masse silencieuse comme dans tous les mouvements (ne serait-ce que sur ce bloc-notes) sont à nos côté, j’en suis persuadée. Mais voilà, le problème dans cette marche comme dans beaucoup d’autres la voix appartient à ceux qui la prennent et non à ceux qui se résignent. Aujourd'hui, de différentes manières, nous nous réfugions dans un individualisme de plus en plus rassurant pour éviter de perdre le peu que nous avons et c'est sans doute ce qui induit cette inertie quasi générale.

vendredi, 30 janvier 2009

Un témoignage, le combat d'une mère

Le dernier souffle Mars 1991. Méral Tuzun apprend que sa fille de 12 ans, Bérivan, est atteinte d'une maladie neuro-dégénérative rare et incurable. Alors,  commence pour cette mère un combat acharné. Au bout de 14 ans,  Bérivan est encore en vie mais en état de vie végétative. Pour le corps médical, son cas est un dilemme éthique. Car, même si son état ne laisse espérer aucune amélioration, elle n'est pas en phase terminale de sa maladie. A-t-on le droit alors d'aider Bérivan à mourir ?  Pendant plus de deux ans, les médecins vont se renvoyer la balle. Aucun hôpital de soins palliatifs n'accepte de prendre en charge Bérivan, et seul un médecin acceptera de lui faire prodiguer des soins palliatifs à domicile. Le 10 avril 2007, Bérivan cesse d'être alimentée et hydratée. Des sédatifs lui sont administrés pour l'endormir. Son corps résiste pourtant... Elle a une poussée de fièvre, son agonie est insupportable. Alors, Méral a un dernier geste d'amour et le 13 avril 2007, Bérivan cesse de souffrir enfin. Aujourd'hui, Méral Tuzun apporte par son témoignage  sa contribution au débat sur l'euthanasie. C'est le portrait de la semaine, par Thierry Demaizière et Cyril Thepe

 

Source : http://www.coulisses-tv.fr/modules.php?name=News&file=article&sid=6442

dimanche, 21 décembre 2008

Italie : Eluana obtient le droit de mourir

En Italie, le débat sur la fin de vie fait rage, notamment à propos d’une jeune femme aujourd’hui âgée de 37 ans. Eluana est plongée dans le coma depuis 17 ans. Une décision de justice vient d’autoriser de la transférer dans une clinique pour accompagner la jeune femme vers la mort, et ainsi stopper son alimentation. Mais le gouvernement a rappelé que cette action est hors la loi.

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Les parents de la jeune femme aujourd’hui âgée de 37 ans ont enfin trouvé une structure qui accepte d'accompagner la jeune femme vers la mort... Et le père de la jeune femme a demandé, pour sa part, à tous de respecter la douleur de la famille et de cesser le débat.

Source :   http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Internationale/Europe/Italie-plongee-dans-le-coma-depuis-17-ans-elle-obtient-le-droit-de-mourir/(gid)/189313

mardi, 11 novembre 2008

Que de temps perdu...

Dans cette nuit d’automne, après la lecture de certains articles où le maître mot est celui  «d’euthanasie »j’ai presque toutes les raisons d’être satisfaite. Pour avoir entendu, une instance, des propos auxquels je préfère ne pas donner de qualificatifs, je viens de découvrir une  nette évolution dans les propos de son responsable. Dans ma vie professionnelle il m’est souvent arrivé de constater que j’avais 10 ans d’avance, ce qui 10 ans après s’avérait exact, je pourrais même dire sur une matière sur laquelle j’ai dû me battre, plus de 20 ans, puisque régulièrement le problème est évoqué dans les médias.

Concernant la fin de vie, le constat est identique. Que de temps perdu. Si on me lit, j’ai un petit conseil à donner - pourquoi dire on n’est pas contre les soins palliatifs. Soyez donc positifs, et reprenez ma philosophie… que de nouveau, je ne vais pas détaillée parce que trop fatiguée et usée. Que de temps perdu… depuis 25 ans, alors que déjà à l’époque des voix s’élevaient pour tenter de donner une autre direction.

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Pour conclure cette note  un petit mot à Cédric. Merci de nous avoir fait connaître ce film… Dans la démarche que j’ai entreprise, dans le  montage de pps « cinéma »- présentement, je ne veux travailler que sur des films que j’ai vu- , car je tiens à partager avec ceux et celles qui me lisent des moments qui furent intenses...Il est évident que j’encourage tous les lecteurs à nous parler de leurs films..

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 Et je termine en présentant en images ce livre dont  personne ne parle… C’est la CRISE même ici...

 

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samedi, 01 novembre 2008

Les droits que je revendique

Je manque certainement beaucoup d’humour en ne me réjouissant pas que des provocateurs puissent nuire à un combat conduit depuis plus de 25 ans. Je suis loin d’être une pro-vie, ayant manifesté à une époque pour le droit à la contraception et l’avortement pour toutes les femmes. De ce coté là je me sens à l’aise et c’est une étiquette que les irresponsables ne pourront pas me coller sur le front. Ce que je peux dire c’est que je me désolidarise de la journée de demain (alors qu'il restait 364 jours) et pourtant, je demande :

·                 Que les médecins traitants soient reconnus comme les référentiels et les partenaires dans le processus de soin et ce jusqu’à la fin de vie

·                 Que les unités de soins palliatifs ne soient plus «des  rêves » pour calmer les peurs des français. Qu’ils soient dotés d’un vrai budget (il faut savoir que c’est une catastrophe dans certains endroits où les responsables passent plus de temps à trouver des subventions qu’à soulager les malades et familles)

·                 Que les médecins soient obligés, TOUS les médecins, soient tenus à une formation d’éthique et de traitement de la douleur. La fin de vie n’est pas une spécialité.

·                 Le droit à tous de pouvoir bénéficier des S.P. Les délais d’attente sont insupportables et tout le monde n’a pas dans son environnement des ouvertures pour un passe droit

·                 Le droit au suicide assisté quand toutes les manœuvres thérapeutiques ont échouées et que le malade est en capacité s’agir seul

·                 Enfin le droit à l’euthanasie pour tous ceux qui n ‘ont que les bras et les jambes de ceux qui les entourent

Honte à Monsieur Léonetti qui nous propose comme solution : le suicide. C’est vrai que l’on peut toujours se suicider. Si on ne peut pas en conter sur ce sujet, c’est bien à moi. Cela veut tout simplement dire :mourir seul avec une multitudes de regrets (ne pas avoir serré dans ses bras des être chers, ne pas avoir tout dit...etc..) avec tous risques d'un suicide raté, et là je peux aussi témoigner des dégâts ! Merci Monsieur le Député et cher docteur.

Je tenais à dire, concernant la fin de vie telle que la préconise la Loi Léonetti et si les conseils  ( nécessitant quelques précisions d’application) étaient suivis, un grand pas serait fait…

A  moins d’un fait nouveau et ce n’est pas la proposition de loi  ( je ne les compte plus ) de Monsieur Fabius et Madame Martinez) qui vont me faire espérer sur des lendemains plus prometteurs. Alors, le temps presse à utiliser le temps présent pour aussi bien vivre (premier objectif de la bannière), du moins à essayer car il faut être imaginatif pour atteindre ce but dans cette société individualiste soumise à des pressions de tous genres.

jeudi, 23 octobre 2008

Un nouvel avis...contestable ?

 Axel Kahn

Le débat sur l'euthanasie est régulièrement réactivé par des situations dramatiques. Pourtant, en 2005, a été votée la loi Leonetti, qui permet de soulager les souffrances du malade, d'éviter l'acharnement thérapeutique et d'organiser les soins palliatifs. Ainsi, aujourd'hui, la médecine française a réduit le retard accumulé par rapport aux autres pays européens. Pour le professeur Kahn, cette loi offre aux personnels soignants, aux malades et à leur famille, un cadre qui permet de résoudre la question douloureuse de la fin de vie. Il est vrai que dans des situations particulières, extrêmes, l'euthanasie peut constituer un recours, envisagé dans l'intimité entre un patient et son médecin, mais cela ne veut pas dire que cette action doit être généralisée. Face au tapage médiatique suscité par les affaires récentes souvent instrumentalisées par des militants du « droit à mourir dans la dignité », Axel Kahn pose des questions fondamentales : n'est-il pas choquant de faire d'un cas douloureux le fondement d'un « principe » souverain, contraire à la valeur fondamentale qui est celle du respect de la vie ? A-t-on pensé à toutes les dérives qui pourraient résulter d'une légalisation de l'euthanasie ? Car personne ne peut affirmer qu'il n'y aura pas de dérives. Il suffit d'entendre certains hommes politiques pour entrevoir le pire. Ils n'hésitent pas à déclarer que, vue la situation difficile des hôpitaux français, « on ne pourra pas continuer longtemps à supporter la charge d'un trop grand nombre de maladies incurables ». La quête d'une considération de tous les instants pour les personnes en fin de vie demeure plus que légitime. Les réponses au problème de l'euthanasie ne doivent donc pas être guidées par l'émotionnel, mais par le souci de proposer un projet d'ensemble pour l'homme et la société.

Souce : http://www.infosjeunes.com/L-ultime-liberte_a131889.html

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 Après la lecture de cet article je n’ai pu que partiellement être d’accord avec monsieur Axel Khan. Où je ne le suis pas du tout c’est sur « le respect de la vie ». Pourquoi ne l’entendons nous pas pour ajouter  sa voix à toute cette maltraitance que l’on nous assène en quelques semaines à la télévision et que je dénonce depuis des années sans qu’aucun ne réagisse ! Je ne suis pas d’accord non plus sur le problème des dérives. Ce n’est pas aux infirmières, corps auquel j’appartiens, qu’il faut venir nous parler de dérives. Sans loi, on justifie l’euthanasie en quelques sorte.. On ferme les yeux et tout le monde est content.. Sauf que de cette prise en charge tout le monde n’en bénéficie pas.

Là où je le rejoins et qu’il nous faut être vigilants c’est dans une euthanasie qui réglerait les problèmes de notre société. Là aussi , cela fait des années que je ne peux accepter cet argument entendu dans la bouche de collègues «  de toute façon ça viendra, il ne pourront jamais faire face à tous ces vieux en devenir ». Cet odieux fatalisme est insupportable

 Je rappelle qu’en militant pour le droit à l’euthanasie, je milite tout autant au droit d’une fin de vie digne. Intellectuellement , on ne peut indéfiniment se résoudre à séparer : état de maladie, vieillesse, soins palliatifs, suicide assisté et euthanasie. A chaque étape une prise en charge doit être prise et c’est mon leitmotiv : les décisions ne peuvent être prises qu’en concertation avec le médecin de famille, qui reste le seul à bien connaître son malade. Dans l’expérience que j’en ai, je peux affirmer que cela ne pose pas de problèmes majeurs, faut il encore avoir eu le courage d’avoir aborder le problème !!!!! Ce qui n’est pas le cas, voir sondage . Ce n’est pas que dans la rue ou mieux sur le parvis des droits de l’homme qu’il faut  revendiquer TOUS nos droits, mais bien dans les cabinets médicaux… C’est le seul siège qu’il faudra mener.

Avez vous pris connaissance du livre : "Face à la mort"

samedi, 27 septembre 2008

Oser rompre le silence

Mes commentaires seraient superfus.

http://www.abadennou.fr/euthanasie/im.div/ouestfrance_slm...

 

mercredi, 03 septembre 2008

Sommet des comités d'éthique: mères porteuses, euthanasie et tests génétiques

Sur toutes ces questions d'éthique, "on ne peut nier qu'il y ait des diversités culturelles et des préoccupations qui diffèrent dans les pays, en fonction du niveau socio-économique et du caractère plus ou moins autoritaire de l'Etat", relève le Pr Alain Grimfeld, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE).

"L'universalisme de la bioéthique n'est pas acquise et peut être pas souhaitable", a-t-il dit à l'AFP, car la réflexion éthique est par définition bâtie sur une réflexion contradictoire.

"Il me paraît beaucoup plus important d'obtenir le respect de valeurs comme le respect de la dignité de la personne", ajoute le Pr Grimfeld. A ce titre, il fait part de son souci sur "la situation des personnes âgées et très âgées dans les sociétés", qui doit relever d'un vaste débat public "faute de quoi les choses se feront de façon rampante en dehors de toute éthique (soins inappropriés voire refus de soins pourtant justifiés, au motif de l'âge)".

Source : http://www.leparisien.fr/liveafp-france/sommet-des-comite...

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Il me semblait indispensable d'insérer un extrait de l'article dans les pages de ce bloc-notes. A vous de vous forger votre opinion.

jeudi, 29 mai 2008

Les déclarations se succèdent pendant que 84% devrait se mobiliser

Nul ne pourra pointer sur moi un doigt accusateur. Ni les pros – ni les antis. L’article d’hier et celui d’aujourd’hui sont la preuve que je suis prête à discuter avec tous ceux qui peuvent avoir un avis divergent et même si les dits articles provoquent une lame de fond, ce qui, a ce jour n'a pas eu lieu à mon grand étonnement d'ailleurs. Je le sais, j'aime un peu provoquer, mais là je suis bien obligée d'admettre que c'est un vrai flop !!!!

Mourir dans la dignité ? (Second extrait de ResPublica.fr Nova du 1er Mai)

Le slogan « Mourir dans la dignité » des partisans de l’euthanasie relève d’une tromperie monstrueuse. Mourir dans la dignité signifie en effet pour eux soit choisir le moment de sa mort avant de tomber dans un état de trop grande dépendance, soit de demander à mourir parce qu’on n’en peut plus. Comment affirmer qu’une personne qui veut mourir parce qu’elle ne supporte plus son état meurt dans la dignité ? N’est-ce pas au contraire le comble de la souffrance que de vouloir mourir ?

En réalité, mourir dans la dignité, c’est mourir en bénéficiant de toute l’attention et de tout le soutien que mérite une personne souffrante. C’est être traité avec respect jusqu’au bout. Et ce n’est pas respecter les gens que de les achever. Refuser l’euthanasie, ce n’est pas priver les malades de leur liberté, c’est leur rappeler leur dignité malgré leur grande souffrance, c’est leur redire le respect que nous leur portons parce qu’ils existent, qu’ils sont encore en vie, et que même cette vie-là a un sens.

On peut me faire ici une objection : c’est que, en laissant vivre le malade qui souffre atrocement, on est en quelque sorte en train de le torturer, et donc de lui manquer de respect, de le rabaisser, de lui ôter sa dignité. Mais cette objection laisse supposer qu’il n’y a qu’un choix cornélien entre l’euthanasie et l’agonie dans d’atroces souffrances. Or l’euthanasie n’est pas la seule solution à la fin de vie. Les soins palliatifs, encore mal connus et pas assez développés sont davantage adaptés à ce problème de la fin de vie. Ils consistent en effet à accompagner les personnes en état de maladie incurable et avancée par des traitements anti-douleur, et par tout un soutien social et psychologique.

La position de l’ADMD est sur ce point très ambiguë : tout en insistant sur la nécessité de développer les soins palliatifs, les partisans de l’euthanasie remettent en cause leur efficacité : « Cependant, malgré tous les progrès de la science dans les thérapeutiques, tout le dévouement du personnel soignant, il existe toujours des douleurs que l’on ne peut apaiser, des dégradations physiques, des pertes de fonction, des souffrances existentielles, des angoisses qui rendent à certains leur fin de vie intolérable. Les partisans des soins palliatifs s’accordent d’ailleurs à reconnaître que, bien que minoritaires, il est des mourants qui ne désirent pas être accompagnés jusqu’au bout de leur chemin. Ainsi, au nom de leur conception de la dignité et de la liberté, certaines personnes souhaitent-elles anticiper leur mort plutôt que de la voir prise en charge jusqu’à son échéance ultime par un service de soins palliatifs. En effet, ceux-ci ne sont pas l’unique réponse aux affres de la maladie incurable ou de la fin de vie ».

C’est finalement un manque de confiance dans le progrès qui, s’ajoutant à la revendication de liberté absolue, justifierait la légalisation de l’euthanasie ; et plutôt que de travailler à toujours améliorer la recherche et le traitement en fin de vie, on irait faire perdre du temps et des moyens à administrer la mort au lieu de les utiliser à combattre la douleur et à aider à mourir en paix. On s’interdit d’avance le progrès médical en introduisant la possibilité d’achever les malades plutôt que de chercher à les guérir, ou du moins à les soulager.

J’oserai même dire ce qui risque d’en choquer plus d’un, – et j’ai conscience que je vais un peu loin car il s’agit là d’un sujet grave qui touche les personnes dans leur chair –, mais pour moi l’euthanasie est quelque chose comme une solution de facilité. Se confronter à sa propre souffrance, à celle d’un proche ou à celle d’un patient, c’est terriblement difficile, éprouvant, angoissant, et l’euthanasie aurait l’avantage d’éviter cette longue souffrance, de refuser cet état. Attention, je ne dis pas tant cela pour les malades dont la demande d’euthanasie peut apparaître comme un sursaut de volonté pour voir la mort en face. Quand je parle de solution de facilité, il s’agit du choix politique d’autoriser l’euthanasie : en l’autorisant, on court le risque que le corps médical, la famille, la société toute entière ne cherchent plus vraiment à accompagner la mort. L’euthanasie apparaîtra comme la solution la plus rapide, la moins coûteuse, financièrement comme psychologiquement. Mais je déclare qu’elle a un coût humain et culturel énorme. C’est toute la dignité de la personne que l’on remet en cause, et c’est davantage une fuite devant la mort qu’un acte de liberté et de compassion.

Pour comprendre cela, il faut sans doute accepter de considérer la dignité autrement que comme un état. Elle est une propriété intrinsèque de la personne. Elle semble en effet mise à mal dans les malades en état de maladie avancé, mais est-ce pour autant qu’ils perdent leur dignité ? Non, mais il faut accepter que la dignité de la liberté humaine, ce n’est pas l’indépendance totale, la maîtrise intégrale de sa vie. La revendication de l’euthanasie relève d’une conception de la vie très contestable : seule une vie en parfaite indépendance et en bonne santé vaut le peine d’être vécue. La fin de vie est alors scandaleuse car on dépend des autres, et l’on a du mal à accepter cette dépendance. L’entourage du malade aussi a du mal à comprendre que malgré son impuissance à soigner la personne, sa simple présence et son écoute sont le lieu où la dignité du malade se déploie avec autant de grandeur qu’en bonne santé. Il faut alors déceler derrière la demande d’euthanasie non pas une revendication de liberté lucide et volontaire, mais un appel au secours. L’appel au secours de la souffrance et de la dépendance, qui demande simplement le respect, le soin et l’attention des autres jusqu’au dernier souffle, ce que font les services de soins palliatifs avec de plus en plus d’efficacité. C’est donc cette voie-là qu’il faut poursuivre pour répondre aux souffrances de la fin de vie, pas celle de l’euthanasie. Les soins palliatifs ont cela de très beau qu’ils ne se contentent pas du soin médical, mais qu’ils accompagnent la mort dans toutes ses dimensions, en en refaisant un lieu d’humanité et de respect. Mais c’est une voie exigeante, qui demande que la société toute entière s’investisse, et pas seulement les médecins. Face au nombre croissant de personnes en fin de vie, c’est une solidarité sociale et intergénérationnelle qu’il faut éveiller pour que la mort reste humaine.

mercredi, 28 mai 2008

A lire sans énervement

Il serait prétentieux de ma part de vouloir traiter d’un sujet aussi grave que l’euthanasie en boycottant des articles de fond. Comme le lecteur du jour n’ira peut être pas au-delà de cette page je rappelle que dans ce blog-notes, il est traité des soins palliatifs avec sollicitude et sans complaisance. Que le suicide assisté reste ma solution dans la mesure où je ne comprends pas bien pourquoi j’imposerai aux autres ce que je peux faire moi-même. Par contre je revendique que les personnes qui pourraient m’accompagner ne soit pas inquiétées par une justice respectant son Code. Et si aujourd’hui c’est l’euthanasie qui est à l’ordre du jour, c’est que tout simplement il reste des cas où la personne se trouve dans l’incapacité totale de mettre un terme à une vie insupportable physiquement et moralement. Voici un texte qui sera suivi d’un autre et qui devrait susciter quelques réactions, du moins c'est ce que j'attends!

Source ResPublica.fr Nova du 1er Mai

Deux niveaux de la question :

La question de l’euthanasie se pose alors à deux niveaux :

- le premier niveau est collectif : Que signifie pour une société d’accepter l’euthanasie ? Une société peut-elle se donner les moyens d’achever les personnes en fin de vie qui le réclament ?

- le deuxième niveau est individuel, mais se pose à tous, c’est la question primordiale de la mort et de la souffrance : Est-il légitime de revendiquer d’être tué quand on ne peut pas se suicider ? L’euthanasie est-elle une solution acceptable à la souffrance de la fin de vie ?

Une revendication de liberté ?

La revendication du droit à l’euthanasie apparaît le plus souvent comme une revendication de liberté : « je considère que ma vie ne vaut plus la peine d’être vécue, j’ai bien le droit de décider de ma mort, je suis libre, personne ne peut m’imposer de rester en vie dans un état que j’estime incompatible avec ma dignité, laissez-moi mourir ! » Une telle revendication n’est-elle pas légitime dans le pays qui se targue d’avoir pour devise « liberté, égalité, fraternité » ?

Mais le problème est plus complexe : car l’euthanasie n’implique pas uniquement celui qui la réclame. Elle se distingue du suicide précisément parce qu’elle en appelle à autrui. Le suicide est un acte solitaire, l’euthanasie étend la responsabilité de la mort aux médecins et à la famille, et c’est là que le bât blesse.

À cela, les partisans de l’euthanasie peuvent objecter que le médecin est libre de répondre ou non à la demande d’euthanasie de son patient, et que s’il ne veut pas porter la responsabilité de cet acte, il n’a qu’à envoyer le patient vers un autre médecin, mais qu’il n’aurait pas le droit de s’opposer à la liberté du patient. Le problème de l’euthanasie ne serait alors qu’un problème de liberté individuelle. Le patient est libre de mourir, et le médecin de l’euthanasier, personne ne contraint personne et la liberté règne en maître…

Seulement la revendication d’euthanasie dépasse le cadre des libertés individuelles car elle engage le corps médical tout entier. Elle ne consiste donc pas seulement à accorder à des personnes qui veulent se suicider mais qui ne le peuvent pas, de réaliser leur volonté de mourir. Aider à mourir n’est pas l’équivalent d’un suicide, c’est un meurtre consenti. La question est donc plus grave, et c’est pourquoi il est difficile de légiférer sur un tel acte. Peut-on rendre quelqu’un légalement apte à tuer ? La revendication d’euthanasie pose un problème de définition du rôle du médecin. Un médecin, même en accord avec la demande de son patient, peut-il administrer la mort sans trahir sa fonction ? Le rôle du médecin est de soigner, depuis quand la mort est-elle une thérapie ? Elle met fin à la souffrance certes, mais au prix de la vie. Comment peut-on légiférer sur une telle demande et rendre les médecins aptes à tuer leurs patients s’ils le demandent ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de tuer. On pourra mettre tous les euphémismes que l’on voudra ("euthanasie", "aide active à mourir", "assistance médicalisée pour mourir"), le résultat reste la mort volontaire de quelqu’un. Même si c’est le patient qui le demande, est-il légitime d’intégrer cette pratique à la vocation du médecin qui est de soigner ?