mardi, 25 septembre 2007

"Aimer, c'est regarder ensemble dans la même direction"

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Le philosophe Andre GORZ co-fondateur du Nouvel Observateur s'est suicidé avec sa femme. Il avait 84 ans

Dans un livre paru l'an dernier, "Lettre à D. Histoire d'un amour", André Gorz avait écrit une ode à Dorine: Lettre à D. Histoire d'un amour Galilée, 76 pp., 13, 40 €.

En voici un émouvant extrait :

«Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien.» 

Dans le silence, ensemble, côte à côte, ils ont une dernière fois le regarder dans la même direction. Je ne peux rien ajouter, trop d’émotions inonde mon cœur.

photo prise sur internet 

jeudi, 08 mars 2007

Une journée politique et de fête

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En cette journée internationale de la femme,

merci à toutes les femmes qui nous

ont précédées pour faire évoluer

la condition féminine dans le monde.

 Des femmes fortes, indépendantes, capables

d'exprimer une opinion et de se tenir debout.

Certaines plus militantes que d'autres... mais qui

partagent toutes la même vision de la vie !

Les femmes prennent de plus en plus leur place

et certains regroupements ont fait de grandes

 choses en nous libérant d'abus de toutes sortes.

Le travail n'est pas encore terminé ; il reste

encore de grands ponts à traverser et si...

nous nous unissons encore cette année,

un jour... toutes ensemble,

nous toucherons les étoiles !

texte pris sur le site de chez Maya et photo sur internet

samedi, 27 janvier 2007

Ne pas rater : aimer et mourir. L'abbé Pierre

Message de Françoise

Je t'envoie "Vers la rencontre", extrait de "Mémoire d'un croyant" de l'Abbé Pierre. Je voulais mettre ce passage en commentaire mais peut-être et afin que tous puissent le lire car je ne sais si nos lecteurs prennent la peine de systématiquement lire les commentaires cela t'inspirera peut-être un article car je trouve ses propos si justes...

A toi de voir...

Françoise, par amitié je transcris ton message en m’adressant, de nouveau, à tous les lecteurs de cette note : lisez les commentaires ils sont ma force ils seront la vôtres , retournez dans ce bloc note et l’aboutissement de mes vœux : participez, donnez votre avis et rédigez des commentaires sous forme de note. Oui, Foncez !

Vers la rencontre

On parle de séparation à propos de la mort. Mais si c’est bien comme cela que la vivent ceux qui restent, ce n'est pas vrai pour le défunt ! Pour lui, la mort c’est avant tout l’éblouissement d’une rencontre fantastique, au-delà de toute imagination, avec Dieu, avec les anges, avec les milliards d’humains qui ont existé !

Oui, la mort peut être un grand moment de notre vie.

Plus j’avance en âge — et ça commence à faire pas mal — et plus je suis convaincu qu’il y a deux choses essentielles dans la vie, deux choses qu’il ne faut surtout pas rater : aimer et mourir.

Toutes deux sont d’ailleurs intimement liées: notre mort est à l'image de notre vie.

La mort, ce n’est rien d’autre que la sortie de l’ombre du temps. Au moment où l’on sort de l’ombre pour entrer dans sa lumière, on se voit tel qu’on s’est fait au cours de sa vie communiant ou suffisant.

Je l’ai déjà dit le partage fondamental de l’humanité n’est pas entre les "croyants" et les "non-croyants". Il est entre les "suffisants" et les "communiants", entre ceux qui se détournent devant la souffrance des autres et ceux qui acceptent de la partager.

L'Abbé Pierre

A cela je me permets d’ajouter que je souhaite que l’abbé Pierre qui attendait la mort ait pu rencontrer ce Dieu en qui il croyait pour recevoir la réponse à la question qu’il se posait souvent : - comment un Dieu d’amour peut –il permette tant de souffrances !

 

mardi, 23 janvier 2007

Les plus pauvres viennent de perdre leur Père : l’ABBE PIERRE

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La mort qu’il attendait et qu’il comparait à de « grandes vacances » est arrivée ce 22 janvier. Il disait que la mort pour lui était « la fleur de la vie » quelle magnifique comparaison !

« Il a essayé d’aimer » c’est l’épitaphe souhaitée par l’abbé Pierre.

L’abbé Pierre, cet homme de révolte et d’amour a toute sa place dans ce bloc note. Marginal dans son Eglise il a œuvré pour les plus pauvres, les plus défavorisés, les exclus, préférant mettre l’être humain au centre de sa vie. L’abbé Pierre était un homme de liberté, il ne s’interdisait rien quand il fallait partir au combat pour tous ceux là.

Qu’il soit un modèle pour chacun d’entre nous et que son exemple nous encourage à nous libérer de toutes nos peurs, entraves à plus de libertés et de fraternité.

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A titre personnel, au Rebelle qu’il était, j’ai rendu hommage en plaquant à la porte de mon garage l’affiche ci-jointe en pièce jointe. affiche_Abbe_Pierre.doc

 

Que chaque regard porté sur cette affiche puisse être porteur d’une pensée, d’un geste d’amour pour tous ceux qui dans la rue et le froid viennent de perdre leur plus précieux protecteur.

Après avoir revu le film « L’Hiver 54 – l’abbé Pierre », 52 ans après… rien n’a vraiment changé même s’il se profile une loi à l’avenir incertain, du moins c’est ce que je crains.

les photos ont été prises sur internet

lundi, 22 janvier 2007

A la Madeleine de Brel

Ce soir j’ai appris que MADELEINE Z., cette dame qui a eu recours au suicide assisté avec l’aide d’amis militants n’était autre que la Madeleine chantée par J. BREL…

En hommage à cette femme qui sans loi a su et pu mettre un terme à une vie devenue insupportable, ci-joint en pièce jointe la chanson MADELEINE

 

Madeleine.doc

vendredi, 19 janvier 2007

Aux 2.700 «Justes de France»

Ce jeudi 18 janvier jeudi, un hommage a été rendu aux quelque 2.700 «Justes de France» et aux héros anonymes qui ont sauvés, certains au péril de leur vie, des milliers de juifs pendant la seconde Guerre Mondiale.

DIRE ne peut se taire… mais tous les mots se bousculent et aucun de précis ne peut apparaître sur cette page blanche ; dans ce cas dans le silence de nos cœurs que chacun, qui viendra lire cette note exprime dans cet espace, avec des mots, des silences, des larmes ou autres émotions, exprime ce que cette journée leur a inspiré.

 

 

Ce soir une question me tourmente : à leur place, aurais-je eu leur courage ? Entre les bons sentiments que l’on peut rêver et une réalité qui met sa vie en danger peu d’espace de disponible pour tomber d’un côté ou de l’autre…Le « courage » n’est pas qu’un mot de 7 lettres ! pas plus que le mot « fraternité » n’en possède 10…Que cette journée, nous aide à nous rappeler que ces 2 mots n’appartiennent pas qu’au passé !

jeudi, 01 juin 2006

Perdre une amie s'est perdre un peu de soi

Maria, dans les années 2000, nous avions un rêve en commun. Nous l’avions presque mis à exécution quand la bêtise qui consiste à craindre de perdre une parcelle de pouvoir (hé ! oui, ça existe, même dans l’association qui nous avait réunie) nous a mis un veto à notre projet d’infirmière. Je suis partie, tu es restée, nous sommes restées unies dans nos convictions… et malgré la distance qui nous séparait, nous sommes restées fidèles à nos engagements et toi jusqu’à ce 30 mai au matin, jour où tu es parti pour un « je ne sais où » mais qui reste dans « un toujours là ». Ce soir,  une profonde émotion et tristesse, répondent en écho à ta délicate et amicale attention que tu as eu en demandant à tes proches que l’on m’avertisse de ton départ. Un peu désemparée, bien que d’une certaine manière rassurée, c’est cette chanson de Jean-Jacques Goldman que je te dédie :

 Confidentiel
Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de moi, sur mon chemin

Te dire que c'était pour de vrai
Tout c'qu'on s'est dit, tout c'qu'on a fait
Qu'c'était pas pour de faux, que c'était bien

Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins

J'vais pas te dire qu'faut pas pleurer
Y'a vraiment pas d'quoi s'en priver
Et tout c'qu'on n'a pas loupé, le valait bien

Peut-être on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici bas, je suis là

Ca restera comme une lumière
Qui m'tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas

samedi, 13 août 2005

ADIEU MADAME QUILLOT

Extraits de Libération



Claire Quilliot, rejoindre son mari à tout prix..
Par Vanessa SCHNEIDER

samedi 13 août 2005 (Liberation - 06:00)
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"Claire Quilliot a enfin réussi à mourir. L'épouse de l'ancien sénateur-maire socialiste de Clermont-Ferrand et ancien ministre du logement Roger Quilliot s'est suicidée, à l'âge de 79 ans, le jour de sa fête. Son corps a été repêché vendredi en fin de matinée dans le lac de Tyx, près de Saint-Avit (Puy-de-Dôme). Sur le rivage, sa voiture, des plaquettes de somnifères vides, ses papiers d'identité déchirés et des cartes postales griffonnées. Des recherches avaient débuté jeudi, vers 22 heures, après que l'un de ses deux fils eut signalé sa disparition. En fin d'après-midi, elle avait quitté le domicile d'amis et roulé en direction de la Corrèze. Elle a avalé les médicaments avant de s'avancer dans l'eau, à la manière de l'écrivain Virginia Woolf, une des désespérées qu'elle admirait.

Mise en scène. Claire Quilliot était une récidiviste. Le 17 juillet 1998, elle avait déjà voulu mourir avec son mari. Un suicide soigneusement mis en scène, comme elle l'a fait à chaque fois. Après un bon dîner avec leur fils aîné dans leur appartement clermontois, le couple s'était couché, embrassé et avait avalé des cachets en trinquant. Lui était gravement malade, avait abandonné tous ses mandats politiques et refusait de devenir un «spectateur». Elle ne pouvait envisager de lui survivre après avoir passé sa vie à l'aimer. Ils avaient laissé ces mots : «Voilà. Nous avons fait notre temps.» L'ex-ministre ne s'est jamais réveillé. Elle, si. Après un coma de plusieurs jours à l'hôpital. Six mois après, elle confiait à Libération (du 5 janvier 1999) son amour fou pour son époux rencontré en 1945 à Paris, sa hantise de perdre cet homme à la santé fragile, et sa détermination farouche à décider, seule, d'en finir avec la vie. «Pour moi, l'idée du suicide a toujours été un repos», racontait-elle alors .

Une obsession aussi. Son travail littéraire l'a poussée vers d'illustres suicidés comme Robert Salengro ou Primo Levi.

 «C'est inadmissible de dépenser des milliards pour des vieillards qui ne peuvent pas survivre, expliquait-elle. Si on le décide, pourquoi ne pourrait-on pas mourir en paix ?»

Anniversaire. Puis la tentation de partir avait repris le dessus. Cette grand-mère, en bonne santé, ne trouvait plus de sens à vivre sans son homme.

Mercredi soir, les gendarmes, alertés à temps par l'une de ses amies à qui elle avait confié son intention de se suicider, avaient réussi à l'intercepter au bord du même lac de Tyx. C'était le jour de son cinquante-septième anniversaire de mariage avec Roger Quilliot. «Vous n'avez pas le droit de m'interpeller, s'était-elle révoltée. Le suicide n'est pas un délit !»

Le lendemain, elle a été plus discrète. Et a réussi son geste.