jeudi, 11 novembre 2010

Les imperfections des directives anticipées telles qu'elles sont conseillées par la loi Léonetti

Une succession de constats et de témoignages devient un signe d'alerte que je n'avais pas prévu.. rédiger ses directives reste une priorité mais dont il faut savoir en discerner les limites

1- vos personnes de confiance peuvent mourir avant vous ! Si en rédigeant nos directives on se croit asurer pour la vie (un peu d'humour ne nui pas) c'est un leurre. Donc, il est peut être utile de designer 3 personnes de confiance!!!!!

2- le médecin traitant doit lui aussi détenir ce document dans votre dossier ... étant normalement en mesure de vous rencontrer régulièrement, c'est sans doute sur lui qu'il faut s'appuyer pour faire reconnaître nos souhaits. Faut-il lui en avoir parlé? Faut-il encore qu'il soit assez humaniste et pas ficelé moralement par une éthique rigide pour accorder une attention à vos écrits !

Ces 2 paragraphes réunis ne vous assurent pas encore d'une sécurité à 100 %. Un récent témoignage m'en a apporté la certitude. Une personne dans un état de souffrances morales et physiques ne donnerait plus de nouvelles à ses personnes de confiance. Est elle en vie? OUI... Le problème rencontré par ses personnes c'est que toute possibilté d'entrer en contact avec leur ami est rendu impossible par une tierce personne très proche de la malade. J'avoue que je n'ai pas de réponse aux questions posées. Faut il que la loi exige que les directives anticipées soient validées par un homme de loi pour permettre aux personnes de confiance de pouvoir assumer leur responsabilité ? Je le crois.

Concernant le premier paragraphe. Vos mandataires peuvent mourir ou tout simplement s'éloigner. L'amitié n'est pas un bien acquis.. on peut le croire.. ca peut exister, mais ce que je peux observer dans ma vie et celles des autres, j'en doute fortement. Que faire? Je ne peux que vous donner mes astuces

- commencer par le début :  rédaction des souhaits remises aux mandataires ou personnes de confiance, c'est incontournable

- puis en parler régulièrement, aussi souvent que l'occasion vous ai donnée,  autour de vous en plus de votre médecin  référent ou de confiance (terme que le préfère). Ne craignez pas le regard des autres sur l'attention que vous portez à ce que soit respecté vos volonté, c'est un droit. Puis, mettre vos directives partout, d'autant si vous vivez seule (dans votre sac, sur le frigo, près du téléphone, sur votre table de nuit). Je saisi cette note pour de nouveau affirmer publiquement sur ce blog: 

Refusant formellement de terminer ma vie invalide et grabataire dans un établissement de longs ou moyens séjours, je demande, en toute conscience et connaissance, dans la situation où je me trouverais dans l’incapacité de ne plus pouvoir m’exprimer par quelque moyen que ce soit, que la règle du laisser mourir soit appliquée en étant soulagée au maximum. Je regrette le caractère imparfait de cette loi votée le 22 avril 2005, car je n’aspire pas au laisser mourir, mais à l’aide à mourir.

Consciente, je m'octroye de le droit de définir mes souhaits.

vendredi, 29 octobre 2010

au Sénat : projet de loi pour une aide active à mourir

http://www.senat.fr/leg/ppl09-659.html

affaire à suivre. Débat prévu le 16 novembre 2010

mercredi, 27 octobre 2010

c' dans l'air

J'allais écrire si votre santé vous interesse.. si vous souhaitez découvrir ce qui vous attend demain.. allez sur France 5 et écoutez l'excellente émission  de ce jour... Votre avis est attendu

Sur ce blog souvent la recherche "refus de soins" est un thème récurrent posé par des soignants. Je crains fort que leurs soucis n'augmentent.

Il est tout aussi vrai que les hôpitaux et j'ai quelques souvenirs qui pourraient illustrer mes propos ont été des gouffres. Beaucoup, si la mémoire ne leur font pas défaut, pourraient vous certfier que j'annonçais ce qui se discutte à la houleuse Assemblée Nationale. Il nous faudra apprendre à assumer nos erreurs!

Pour aujourd'hui j'en reste là.

mardi, 26 octobre 2010

A terre souvent, debout toujours...

Jusqu'à présent j'ai freiné mes colères sur ce qui se passe dans notre France... j'avais d'autres sujets en proposant un débat qui sommeille encore et toujours dans les consciences des uns et des autres.

Nous sommes en plein débat sur les retraites, sujet qui mobilise du monde.. Si je suis allée rejoindre les manifestants ce n'était pas spécialement pour les retraites mais pour revendiquer plus de justice. Comment peut on ne pas réagir en découvrant que nous sommes le troisème pays où il y a le plus de millionnaires  après les Etats-Unis et le Japon? Les retraites bouclées sur un vote unique au Sénat, c'est un autre sujet que la représentation nationale va nous donner, comme elle sait le faire (aujurd'hui par exemple) par un navrant spectacle  à défaut de nous assurer un droit à une vieillesse digne du XXI ème siècle. On va les entendre nous dire que les caisses sont vides, pour la main au porte monnaie c'est aux plus modestes qu'on va s'adresser... il faudra alors se rappeler que certains auront des retraites dorées et que pour la vieillesse les problèmes de dépendance ne leur poseront pas de problème particulier

La dépendance : sujet lié aux problèmes de fin de vie sera sans doute l'occasion de nous retrouver. Attendons ...

Si vous avez suivi les questions au gouvernement aujourd'hui, vous devez sans doute, tout comme moi, vous soucier du comment enseigner la courtoisie, la politesse à notre jeunesse? Quel triste spectacle ils nous donnent du banc de la célèbre et prestigieuse Assemblée Nationale !

Cette note est le résultat d'un trop plein accumulé depuis des jours, des semaines et des mois et sans doute la trouvez vous mal ficelée.. mais tant pis, j'assume...

mercredi, 20 octobre 2010

Un point de vue sur la fin de vie

point de vue.doc

(suite du dossier de Médecins- bulletin d'information de l'Ordre des médecins

ce document est le dernier d'un bilan... il m'a paru indispensable de vous en communiquer le contenu.

Dans ce lignes il est rappelé combien les directives anticipées(ou déclaration de volontés), la nommination d'une ou plusieurs personnes de confiance sont des droits ennoncées par la loi. Certes, en bon français que nous sommes, à savoir râler après tout et surtout attendre que tout nous tombe tout cuit dans l'assiette, il est peut être temps de prendre conscience qu'un jour le soir de notre vie sera là... Sachant bien que nos souhaits d'aujourd'hui évolueront peut être (sans être qualifier pour autant de caméléon), prenons notre destin en main : rédigeons nos directives, informons frequemment nos personnes de confiance, dialoguons avec notre médecin traitant... Croyez moi, en appliquant ces recommandations c'est vous accorder un minimum d'assurance pour le grand soir... Ce  n'est pas de sitôt que je reviendrai vous encourager à entreprendre ce parcours...je l'ai trop souvent fait sans résultat probant si j'en crois le sondage "'directives anticipées", seulement cessez d'attendre en scandant ces quelques phrases et d'autres encore : ils ne bougent pas, ils n'ont pas le courage etc... 

Il vaut mieux conclure avec une chanson qui bien evidemment à toute sa place ici

tu aurais pu vivre encore un peu.pps

jeudi, 16 septembre 2010

Ma grand mère me disait "le monde est fou", aujourd'hui comment le qualifierait-elle?

Alors que je commençais à tirer mon chapeau (avatar) sans trop d'état d'âme, j'ai entendu hier soir que dans le monde 1 enfant meurt toutes le 6 secondes. Il m'est impossible de rester dans un confortable mais coupable silence, il me faut libérer la Parole et DIRE dénoncer (je n'aime pas ce mot) l'INJUSTICE et L'INCOHERENCE de notre société et de nous même

L'INJUSTICE

Comment peut on accepter et se complaire dans une société où certains se gavent à en mourir pendant que d'autres meurent de faim ?

Il est temps que je vous fasse connaître le travail que conduit Monsieur Martinet et sa femme dans l'association ZAZAKELY-ALASORA. J'ai eu la chance de les connaître par l'intermédiaire de Basillienne, la maman de M. Martinet, qui fut ma dernière trésorière avant la dissollution de DIRE LA VIE.

15 € par an de cotisation pour aider à alimenter des enfants et leur donner un minimunm de soins..est-ce impossible ?

http://association.zazakely-alasora.over-blog.fr/archive-...

(si vous n'arrivez pas ouvrir à pertir de ce lien, allez dans les sites amis)

INCOHERENCE

Devant ce choc, je me demande comment on peut continuer à mener de virulents, intolérants , voir haineux combats pour refuser à des maldes en fin de vie ou ne supportant plus de vivre certaines douleurs resistantes aux taitements accompagnées d'intolérables souffrances alors que pendant ce temps 1 enfants meure toutes les 6 secondes?

Vous qui connaisez ce blog pour le suivre, vous connaissez mes positions concernant la fin de vie, sincèrement je n'ai plus envie de ré écrire ce que j'ai fais pendant presque 4 ans et ce presque journellement aussi. Ce que je peux ajouter c'est que je suis très inquiète sur ce que sera nos fins de vie, du moins pour celles et ceux qui s'en inquiètent. Les restrictions annoncées et les mesures déjà déployéees peuvent nous faire craindre le pire...

J'en appelle à la représentation nationale et leur demande de bien mesurer les décisions qu'ils auront à prendre au lieu de perdre leur temps en nous donnant de lamentables spectacles. Comme 48 % de personnes ayant répondu au sondage je souhaite pouvoir gérer ma fin de vie... je voudrais pouvoir le faire dans la légalité et le soutien... mais aujourd'hui, ce qui fut possible hier dans la clandestinité, ne l'est plus.... la peur est au centre de nos vies.. peur de l'autre.. peur des responsabilités... 

samedi, 24 juillet 2010

Assurance dépendance obligatoire?

Tatie voici un article qui confirme ce que vous venez de me dire à la sortie du cinéma...

"Un rapport parlementaire bientôt remis au gouvernement prévoit la création d'une assurance obligatoire, dès 50 ans, pour financer la dépendance des personnes âgées.

Vingt à trente euros par mois ?

La solution sera donc "privée". La proposition phare du rapport "consiste à rendre obligatoire, dès 50 ans, la souscription d'une assurance contre la perte d'autonomie auprès d'un établissement labellisé (mutuelle, société de prévoyance ou société d'assurance). Le dispositif serait mutualisé : les différentes institutions participant à ce système d'assurance constitueraient un fonds de garantie alimenté par un pourcentage prélevé sur chaque cotisation. Ce système d'assurance dépendance a vocation à se substituer progressivement au régime actuel de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), créée en 2001". Le Monde relève que des "assurances dépendance" privées ont déjà été souscrites par 5 millions de Français qui déboursent de vingt à trente euros par mois, selon leur âge, pour des contrats prévoyant une rente mensuelle de 1000 euros en cas de dépendance. "

lien : http://www.actuchomage.org/forum/viewtopic.php?f=13&t...

A vous d'apporter votre conclusion ! En ce qui me concerne et comme tatie je redoute cette société qui émerge et qui ne saura plus ce que signifie  "être solidaire"... la solidarité est en mutation pour le chacun pour soi...

Quant à la dépendance, quel succès de la médecine qui s'honore de la prolongation de la vie sans ajouter - au dépend de la qualité - !!!!!!!!!!!!!!!! Que d'angoisses chez les séniors ! Que de peurs sur les conditions que nous encourons pour notre fin de vie ! Certains haussent les épaules avec une fatalité désarmante, d'autres peuvent abréger leur vie... Aucune de ces solutions n'étant à intégrer dans nos raisonnements, mais alors que faire? Comment faire?

Tatie, n'attendez pas de me rencontrer pour pointer dans ces pages ce qui se prépare dans les ministères ou ailleurs dans le plus grand silence... C'est vrai, j'ai oublié que nous étions en période de vacances et demain nous aurons sans nul doute d'autres raisons pour nous "mettre la tête sous l'oreiller" en attendant je ne sais quoi!

vendredi, 16 juillet 2010

Directives anticipées et mandataire

Quand on est confronté tous les jours aux problèmes de notre société : crise, chômage, injustice,  santé, il est clair que le thème de la fin de vie n'est pas porteur... heureusement que le temps m'apprend à ne plus rien attendre... Et en plus, pour les plus chanceux c'est le temps des vacances !Cependant, des évènements récents m'ont conforté dans la vision que je défends de la fin de vie dans les nombreuses pages de ce bloc-notes. Ne craignez rien, je ne vais pas en remettre une dose... simplement, vous signaler que

- rédiger vos directives anticipées est une démarche qui nécessite que le mandataire puisse être en mesure de répondre de vos écrits.

Vous réagissez : "ce qui est écrit doit être respecté"

D'accord avec vous, sauf, et c'est bien là le problème, si la personne adopte un comportement contraire à ses écrits... Où, comme il m'a été témoigné, le mandataire n'était pas au courant de l'hospitalisation de son ami. Difficile dans ce cas de faire le tri dans les volontés !!!!!!!!!!!!! A titre personnel ça ne me pose pas de problème majeur, réglant ma conduite sur la volonté de la personne dans le temps présent... à savoir un accompagnement dés la rédaction de cet écrit incontournable pour m'assurer de ce qui est Demandé dans le moment présent. Ce qui me permet de souligner que certains débats sont loin de la réalité, et que d'autres méritent que l'on maintienne le cap...

Et comme la vie continue, je stimule une énergie trop souvent défaillant pour partager avec vous mes joies cinématographiques par ces montages pps...tout en remerciant le cinéma le MAJESTIC de continuer de nous distribuer d'excellents films , hélas boudés par un public qui veut oublier son quotidien... 3 spectateurs dans ue salles, c'est loin de la foule qui se presse vers d'autres salles plus ludiques !!!

Je rame depuis plus d'1 heure.. et tout vient de disparaître..je reviendrai demain..je tombe de sommeil  

Ciné Lignes de front.ppsCiné Soul Kitchen.pps

 

mercredi, 19 décembre 2007

L'hypocrisie un mal moderne ?

b19a5b7d528097cdc2673fc3eb4d3d32.gifSuicide assisté, le cas des Pays-Bas

EUTHANASIE | 00h05 Du côté d'Amsterdam, on a légiféré en matière de droit à l'assistance au suicide. Sans résoudre les débats autour du droit à la mort sur ordonnance. En Suisse, certains mettent pourtant en avant l'exemple néerlandais.

SABINE CESSOU, AMSTERDAM | 17 Décembre 2007 | 00h05

Une loi pour le suicide assisté? Pour l'instant, la Suisse repousse l'idée. Hier, dans la NZZ am Sonntag, Eveline Widmer-Schlumpf, qui devrait succéder à Christoph Blocher au Département de justice et police, a elle aussi estimé qu'une inscription dans la loi n'est pas nécessaire.

Pourtant, certains médecins et politiciens, dont l'oncologue socialiste tessinois Franco Cavalli, dénoncent l'hypocrisie de la pratique suisse et mettent en exergue l'exemple des Pays-Bas.

Du côté d'Amsterdam, on a été en effet les premiers, en Europe, à avoir légalisé l'euthanasie. Avec une loi adoptée en 2001, qui est entrée en vigueur l'année suivante. Depuis, les bilans sur les résultats de cette politique se succèdent, de même que les débats sur le suicide assisté.

Ce droit à la mort sur ordonnance est revendiqué par trois associations néerlandaises, parmi lesquelles la fondation De Einder (Horizon). Leur objectif: donner un choix aux personnes qui se savent condamnées ou n'ont pas de raisons médicales de vouloir mourir, et qui n'entrent pas dans les critères définis par la loi sur l'euthanasie.

Quatre cents candidatsau suicide

Un cocktail de médicaments mortels ne peut être légalement administré par un médecin aux Pays-Bas qu'en cas de maladie incurable ou de souffrance intolérable, à des patients l'ayant par ailleurs demandé en toute conscience. Chaque année, De Einder reçoit quelque 400 candidats au suicide, qui ne sont finalement que 10% à passer à l'acte, après avoir reçu des informations détaillées sur le meilleur moyen d'en finir.

L'euthanasie légale, elle, a été pratiquée sur 1900 personnes en 2006, soit 1,4% de toutes les morts recensées. Dans 20% des cas, elle n'est pas déclarée, estiment les autorités médicales du pays. En cause, un processus trop bureaucratique. Les médecins sollicités doivent en effet déposer un dossier argumenté auprès d'une commission régionale, qui le soumet ensuite à l'avis d'un autre médecin indépendant.

Cinq ans après l'adoption de la loi, le nombre d'euthanasies va en baissant, tandis qu'une hausse de 11% de sédations palliatives a été constatée entre 2001 et 2005.

Ces soins, qui ne nécessitent pas d'autorisation spéciale, consistent à plonger le patient dans un profond sommeil et à ne plus l'alimenter, pour laisser la maladie l'emporter. «Le glissement de l'euthanasie vers la sédation palliative était une tendance déjà sensible depuis un certain temps», affirme la députée conservatrice Anouchka van Miltenburg. Plus de 9600 cas de sédation palliative ont ainsi été déclarés en 2005, soit 7% de toutes les morts.

«Cette procédure n'est destinée qu'à des personnes n'ayant plus qu'une très courte espérance de vie, une semaine ou deux tout au plus, précise Reina de Walk, la présidente de la Commission gouvernementale sur l'euthanasie. C'est contraire à l'éthique médicale d'endormir quelqu'un disposant d'une plus grande espérance de vie, et de cesser de l'alimenter. C'est de l'euthanasie par d'autres moyens.»

Les soupçons qui pèsent sur les pratiques de médecins peut-être pas très regardants sur les procédures ne sont pas encore étayés de preuves.

Cependant, la loi sur l'euthanasie, qui renforce la protection juridique des praticiens, semble avoir prouvé ses limites. Selon une étude sur «l'auto-euthanasie» publiée en mai par Boudwijn Chabot, un psychiatre d'Amsterdam, 4400 personnes se suicideraient chaque année après consultation avec leur entourage.

Ce sont pour la plupart des personnes âgées, qui seraient 1600 à se laisser mourir en cessant de boire et de manger

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Voici un article de plus sur toutes les questions liées à la fin de vie. Il faut que je vous confie qu'après 29 mois de blog je me sens vidée. Avec conviction j'ai multiplié mes déclarations sur :

-  la nécessité d'offrir à la population une médecine de proximité

-  la formation des médecin sur le traitement de la douleur et del'accompagnement et l'écoute

-  l'incontournabilité d'un dialogue de confiance malade / médecin

-  sur l'obligation d'ouvrir des centres de soins palliatifs et centres de la douleurs dirigées par des personnes conscientes de leurs responsabilités et non sollicitées par des hôpitaux soucieux de mettre en valeur leurs structures par une vitrine de plus ouvrant à subventions.

- le droit à chacun de pouvoir dire et être entendu, puis aidé quand le "je n'en peux plus aidez-moi" est insistant, répétitif et justifié.

de73ce3f8d477407e4e1542a8d784e67.jpgUne fois de plus j'en suis avec mon "refrain" que les habituels connaissent bien, que ceux de passage vont découvrir. A ce jour je le répète je ne sais plus comment vous témoigner mon engagement. Je vais probablement prendre quelques semaines pour réfléchir, me ressourcer, me détendre afin de revenir vous diffuser des informations et peut être ajouter "mon grain de sel" (comment pourrais-je faire autrement parfois !!!!!!).

Je terminerai sur deux phrases de l'article :

"400 candidats au suicide, qui ne sont finalement que 10% à passer à l'acte, après avoir reçu des informations détaillées sur le meilleur moyen d'en finir". Ce qui signifie que le possible n'est pas le passage à l'acte obligé, loin s'en faut et tant mieux.

"Cinq ans après l'adoption de la loi, le nombre d'euthanasies va en baissant, tandis qu'une hausse de 11% de sédations palliatives a été constatée entre 2001 et 2005". Le seul commentaire que j'apporterai vise la politique de santé de notre pays. Les promesses électorales sont passées, mais pas oubliées... nous attendons en toute urgence la mise en application du souci de Monsieur Sarkozy et de madame Bachelot sur les conditions de fin de vie de leurs concitoyens.

mardi, 18 septembre 2007

Modèle de directives anticipées à visée Soins Palliatifs

 DIRECTIVES ANTICIPEES

« adaptation du testament de vie , suggéré par le Dr Abiven en juin 2003)

Je soussigné(e)

Née le

Adhérent à la Charte des Soins Palliatifs , précise les points suivants :

1- (En tenant compte de ce que je désire en connaître), je souhaite être informé de l’évolution de ma maladie de façon simple et loyale, m’aidant à cheminer vers l’acceptation de ma fin de vie. Parallèlement, ma famille doit bénéficier de la même approche.

2-  Je refuse les thérapeutiques et les examen dont le but ne seraient pas de privilégier la qualité de vie. Cette attitude doit prévaloir aussi bien qu’il s’agit de l’évolution terminale d’une maladie chronique que d’un accident aigu.

3- La prise en charge de douleurs physiques doit faire appel aux techniques confirmées et actualisées. Si mon médecin rencontre des difficultés dans la mise en œuvre des traitements, je lui demande de consulter un spécialiste(algologue) de la même façon qu’il le ferait pour une maladie cardiaque. Dans les cas extrêmes, j’accepte de bénéficier d’un sommeil induit mais intermittent. 

4- Je souhaite bénéficier, ainsi que ma famille et mes proches, d’un accompagnements par une équipe pluridisciplinaire incluant des bénévoles, et à chaque fois que nécessaire d’un psychologue, (et si je le désire, d’un soutien spirituel ou religieux)

5- Si je suis atteint de troubles cognitifs (maladie d’Alzheimer ou apparentées) je demande à être traité(e)  comme une personne à part entière. Que mes proches et les soignants m’aident à utiliser au mieux mes facultés restantes, en particulier celles correspondant(es) à mon affectivité et à mes spiritualité. Je souhaite qu’aune intervention chirurgicale ou médicale autre que celles destinées à soulager un état douloureux ne me soit prescrite.

6- Dans mon grand âge, cette attitude doit également prévaloir.

7- Je refuse : préciser les traitements refusés

8- Je refuse tout geste d’euthanasie

9 - (Je désire être soigné et mourir dans mon lieu de vie, dans les limites du raisonnable)

10 - Tout médecin qui ne partage pas mes convictions et qui ne sent pas dans la capacité d’assurer mes souhaits est autorisé à me confier à un autre confrère

11 - Au cas où je serais dans l’incapacité d’exprimer mes volontés, je désigne comme personne de confiance Monsieur ou Madame : nom, prénom, adresse, tel)

Fait à :                                   date                                           signature

........................................................................................................................................................................ Ce Ce modèle de directives anticipées s’adresse plus particulièrement aux personnes qui se désirent se confier aux Unités de Soins Palliatifs (si leur département en possède). Il peut être modifié selon vos volontés comme tous les autres d’ailleurs.

Vous en trouverez d’autres modèles dans ce bloc-notes. Pour une recherche rapide utilisez le moteur de recherche Blog– It– Express (colonne de droite). En quelques secondes à partir d’un mot, vous accéderez à toutes les notes comportant ce mot.

vendredi, 24 août 2007

Relation d'AIDE : la confrontation

Suite et fin d’un document tiré d’un livre sur la relation d’aide. Désolée je n’ai plus la référence,ayant donné ce livre à mon départ à la retraite).

« Dans une relation d’aide il est possible que le client oppose une vive résistance à une confrontation. Certain conseille de ne pas insister. Il faut cependant savoir que même si le client résiste à une confrontation immédiatement après celle-ci, il est bien possible qu’à moyen ou long terme, cela l’amène à faire des prises de conscience qui lui sont nécessaires. Il est vrai que la confrontation ne produit pas toujours les effets espérés; néanmoins, rester passive devant les contradictions ou distorsions du client, de crainte qu’il n’accueille pas une confrontation de façon idéale, expose ce dernier à ralentir son évolution personnelle vers une vie plus satisfaisante ».

Lire la suite

dimanche, 11 février 2007

Un projet à soutenir, une candidate à aider

C’est intentionnellement que je recopie un extrait de la réponse de Ségolène Royal  (note du 10 février)

« C’est pourquoi je me déclare favorable  si je suis élue, au dépôt d’un projet de loi « Vincent Humbert », ainsi que le propose d’ailleurs le projet du Parti socialiste. Cette loi permettra aux médecins, dans des conditions strictes du respect de la volonté de leur patient et d’accompagnement, d’apporter une aide active aux personnes en phase terminale de maladie incurable ou placée dans un état de dépendance qu’elles estiment incompatible avec leur dignité »

Il est toujours possible de polémiquer sur un mot, une intention qu’on peut lui prêter, mais à ce jour, elle est la seule à avoir pris postion et signé cet engagement.

Je n’engage que moi : son adhésion à un projet de loi sur la fin de vie incluant la possibilité d’une aide active à mourir retient toute mon attention d’autant qu’elle a eu soin d’inclure cette possibilité dans une démarche d’accompagnement.

Une vie, un travail, m’ont conduite dans la rédaction de ce bloc-notes  à prendre soin de ne pas séparer soins palliatifs et aide active à mourir...  J’ai toujours associé la notion d’accompagnement (écoute et respect) à l’aide à mourir selon le sujet de la note. C’est pourquoi je vous invite à diffuser la réponse de Ségolène Royal auprès de vos ami(es) concernées afin que nous puissions l’aider, à imposer son projet à l’Assemblée Nationale si elle devait un jour occuper la plus haute fonction de l’Etat,

Cette note ne se situe pas dans une relation d’amour et de confiance absolue, cependant j’ai envie de lui faire confiance… et si elle devait être Présidente de la République, il faudra qu’elle soit portée, ou bousculée par cette confiance… non pas par la mienne, mais par toutes celles qui attendent trop souvent dans la passivité depuis des années ce qui n’a pas poussé nos politiques à écouter toutes les sensibilités qui s’exprimaient.

lundi, 13 novembre 2006

Le nombre d'euthanasies progresse en Belgique

Agence France-Presse
Bruxelles

« Quatre ans après l'entrée en vigueur en Belgique de la loi autorisant l'euthanasie sous certaines conditions, le nombre d'euthanasies déclarées continue à progresser, selon un rapport d'une commission d'évaluation dévoilé vendredi par l'hebdomadaire Le Généraliste.

Le nombre d'euthanasies pratiquées en Belgique et déclarées par les médecins est passé de 17 par mois en 2002, année d'entrée en vigueur de la loi, à 31 par mois durant la période 2004-2005 et à 37 par mois pour le début de l'année 2006.

Globalement, les Belges restent peu nombreux, 0,36 %, à mourir de cette manière, selon le rapport de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie.
Pour les années 2004 et 2005, il y a eu au total 742 déclarations d'euthanasie, dont 86 % en Flandre (nord) et 14 % en Wallonie (sud). Parmi celles-ci, 54 % concernaient des hommes et 46 % des femmes.

La classe des 60-79 ans est la plus représentée, avec 49 % des cas. Seules 2 % des euthanasies s'appuyaient sur des «déclarations anticipées», qui permettent aux médecins de pratiquer une euthanasie sur une personne inconsciente à condition que celle-ci en ait exprimé auparavant la volonté.

Les pathologies ayant donné lieu à une demande d'euthanasie sont toutes des pathologies sévères et incurables, souligne le rapport. Il s'agissait principalement de cancers (83 %). Neuf cas concernaient des maladies neuropsychiatriques, dont la maladie d'Alzheimer.

54 % des euthanasies ont eu lieu à l'hôpital et 39 % au domicile du patient.

Le président de la Commission d'évaluation, le professeur Wim Distelmans, souligne dans le Généraliste que ces chiffres ne portent que sur les euthanasies déclarées, certains médecins ne les déclarant probablement pas.

La loi belge relative à l'euthanasie de septembre 2002 assure la protection juridique du médecin qui pratique une euthanasie à la demande de son patient, dès lors que certaines conditions de fond et de procédure ont été respectées.

Selon cette loi, le patient doit être «capable et conscient», formuler sa demande de façon «volontaire, réfléchie et répétée» et être libre de toute contrainte.

Il doit en outre se trouver «dans une situation médicale sans issue et faire état d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable».


Et, selon ma pensée qui veut que lorsque je traite de l’euthanasie, je rappelle à tous que je suis tout autant très attachée aux Soins Palliatifs et il va de soi que l’inverse est identique.

Ce soir, je vois se profiler avec une immense tristesse la fin de la seule association qui ne divisait pas mais qui se donnait comme mission première de réunir deux philosophies. DI.RE LA VIE n’aura pas réussi son pari...

samedi, 04 novembre 2006

Les personnes âgées maltraitées

medium_logogene1.21.jpgLe Pr Pfitzenmeyer, gériatre au CHU de Dijon, dénonce dans les hôpitaux une "maltraitance institutionnelle" des personnes très âgées. Son rapport, co-dirigé avec le medium_main_vieille_pers4.2.jpgPr Claude Jeandel (CHU Montpellier) et Philippe Vigouroux (directeur général du CHU de Limoges), remis en mai dernier au gouvernement a permis à celui-ci d'établir un "plan solidarité grand âge".

Dans un entretien au quotidien La Croix, le Pr Pfitzenmeyer estime que le plan gouvernemental n'a pas mesuré "la gravité de la situation", et si "ses orientations sont intéressantes", "les moyens sont largement insuffisants". Il explique que se développe une "ségrégation médicale et sociale" des personnes les plus âgées, les plus malades et handicapées. Pour lui, le problème "n'est pas lié à un manque de dévouement ou d'humanité des équipes médicales et soignantes" mais repose "sur des questions d'organisations et de moyens". En effet, notre médecine a évolué autour de services spécialisés (cardiologie, pneumologie, néphrologie,...) or les patients très âgés souffrent de plusieurs pathologies et ont besoin d'être soignés dans leur globalité. Or, "on ne s'est pas donné les moyens de développer des services de gériatrie, de médecine, de soins de suite, de réhabilitation,...". Ainsi ce manque de services adaptés et la pénurie de personnel conduisent "à une prise en charge indigne", à "une maltraitance institutionnelle" de la personne très âgée. "Quand on pose un plateau-repas près d'un malade et qu'on le reprend une heure plus tard, intact, sans que personne ait eu le temps de faire manger le malade, oui, c'est de la maltraitance".

Le Pr Pfitzenmeyer constate un refus collectif du vieillissement associé à la maladie, au handicap. Nous valorisons toujours l'image du "beau vieillissement", celle du beau vieillard qui conserve les facultés du jeune adulte. Ainsi, de manière insidieuse, notre société éveille un sentiment de culpabilité chez les personnes très âgées et malades du fait qu'elles coûteraient trop cher

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

La Croix (Pierre Bienvault) 02/11/06

« Le plan gouvernemental n'a pas mesuré "la gravité de la situation » je serai beaucoup plus directe en disant que les « vieux » encombrent, gênent et que si plan gouvernemental il y a ce n’est sans doute pas en faveur des vieux. Aujourd’hui, on les « parque » certes dans de beaux bâtiments mais sans se soucier de leur conserver la dignité ce qui est contraire au Droit de l’Homme. J’avoue que dans cette note je me censure, n’étant pas dans la capacité de pointer les dysfonctionnements avec calme. Je conclurai en disant que les vieux ont besoin d’une Société qui les respecte et les aime et qu’à partir de  ce principe il n’y a plus d’insurmontables problèmes mis à part ceux qui touchent des intérêts personnels !

vendredi, 06 octobre 2006

Article du docteur Bernard SENET (fin)

Notion de qualité de vie

Quelques règles essentielles dans notre pratique

® Ne pas »objetiser le patient, ne pas en faire un objet de soin, mais surtout un sujet qui est toujours dans la ligne de ce qu’il s’est fixé et de ce qu’il a vécu auparavant.

® Comprendre ce qui se passe sans obliger la personne à obéir à des règles que la société impose légalement ou culturellement, ce qui confronte à un conflit entre notre devoir (soigner à tout prix – protéger – la vie ; poursuivre les soins et les valeurs) et les valeurs (croyants, athée, franc maçon…)

® Ne pas transférer nos propres projets et désirs sur la personne que nous avons en charge. Respecter ce que nous savons de son projet et se donner les moyens de continuer à l’inscrire dans sa propre dynamique de vie.

® Etre attentif à ce que la vieillesse peut attirer au niveau financier : les assurances dépendance qui sont trop chères avant et après, les familles avides, les entourages mesquins, les enfants partagés, les familles éclatées.

® Nous sommes souvent au cœur de ses conflits financiers qui recouvrent toujours des problèmes affectifs. Savoir distinguer entre « leur grille » et la détresse des enfants, ce n’est pas toujours facile.

. Nous savons qu’il n’est pas toujours possible de faire le maximum pour nos anciens, essayons simplement de faire  ce qui est possible ; et c’est déjà beaucoup..

L’apaisement, la bonne humeur, l’écoute, le respect, sont autant de qualité qui nous permettent d’inscrire notre accompagnement dans celui de la volonté de la personne vieillissante, et non pas dans notre projet qui est forcément différent, forcément déviant de celui dont nous nous occupons.

Accompagner c’est comprendre et respecter

Et non pas prendre et conseiller

jeudi, 05 octobre 2006

Article du docteur Bernard SENET

Les possibilités des soignants

Chaque patient étant différent, chaque soignant doit pouvoir comprendre et lire le vécu d’une personne et l’inscrire dans sa ligne de vie. Le respect des engagements préalables des individus est une donnée déontologique de base des soignants. Le respect de la volonté exprimée antérieurement, le respect de la dignité de la personne, même devenue incapable, est essentiel dans sa pratique quotidienne. Il est donc indispensable de réinscrire chacun dans sa ligne de vie, dans le projet qu’il formulait auparavant, de stimuler sa volonté, sa mémoire, ses désirs, ses ambitions, ses goûts, ses plaisirs… qui malgré tout nous font aussi accepter l’absence de projet, l’absence de l’envie de vivre, le désir de partir, le souhait de ne plus être une charge pour ceux qui restent (famille, conjoint, société, institutions).

Actuellement il n’y a aucune validation de documents qui permette de respecter une volonté du sujet ; il nous faut absolument des données concernant la personne que nous avons en charge, associant les dire de l’entourage, les écrits de la personne, les connaissances du voisinage et aussi ce qu’elle peut exprimer.

C’est seulement ainsi que nous pourrons respecter au mieux la volonté et l’engagement de chaque personne.

Suite demain : Notion de qualité de vie

mercredi, 04 octobre 2006

Article du docteur Bernard SENET

La volonté du patient

  La volonté exprimée sur le lieu et le mode de la dernière tranche de vie

 .Beaucoup de personnes ont projeté leur dernière phase de vie, soit à la maison, soit en institution, soit chez leurs enfants, en imaginant, en plus du cadre, leurs rythmes et leurs activités « d’anciens » Cette volonté est très rarement écrite, sauf à l’occasion de répartitions de biens entre les enfants, alors qu’elle est depuis longtemps intégrée à la ligne de vie du couple ou de la personne âgée. Cette réflexion est souvent accompagnée d’un souhait concernant l’ultime fin de vie et d’une réflexion concernant la dépendance. En effet la plupart des personnes âgées ont vécu des maladies douloureuses, des deuils, des hospitalisations, des acharnements thérapeutiques ou des absences de respect de la volonté des malades, ce qui les incite à avoir une position claire sur leur propre devenir. Malheureusement il n’est pas de coutume en France d’écrire ou de partager au sein de la famille ses volontés concernant les dernières semaines ou les derniers mois. Nous, les médecins, sommes déjà très heureux quand une personnes âgée a la capacité d’organiser son transfert du domicile dans une maison de retraite ou un foyer logement, ou quand nous voyons une famille discuter tranquillement d’un déménagement, d’un aménagement ou d’un projet concernant le ou les parents.

 . C’est devenu un lieu commun de dire qu’il faut préparer sa mort quand on est en bonne santé, ce n’est pas si évident de préparer sa vieillesse quand on est encore adulte ; il semblerait finalement important d’y penser, plus qu’à se propre mort. Et ce n’est pas tant les circonstances des derniers jours qui comptent que les conditions de vie des dernières années. La culture du retraité actif, de la préparation au troisième âge devrait s’accompagner d’une culture du quatrième âge que l’on pourrait qualifier d’âge de dépendance. Il y a peu de personnes qui envisagent leur dépendance en dehors d’un problème financier. Il serait pourtant socialement bienvenu que chacun prévoit sur qui et à quel prix va retomber son état de dépendance. Cette anticipation serait le garant d’une certaine dignité ; prévoir que l’on sera à la charge de telle ou telle personne signifie que l’on est capable d’anticiper la perte de ses capacités et surtout les répercutions que cela a sur l’entourage proche, cela permet de ne pas être objetisé.

 .Cette réflexion antériorisée représente toute notre capacité humaine et doit être socialement et culturellement un acte de reconnaissance de la liberté intellectuelle

. Suite demain : Les possibilités des soignants

mardi, 03 octobre 2006

Article du docteur Bernard SENET

Vieillir : comme on peut ou comme on veut ?

. «  Dans notre trajectoire de vie le vieillissement apparaît comme une « maladie » normale qui provoque une diminution de l’autonomie, des capacités intellectuelles, de la résistances aux changements, aux nouvelles stimulations ; mais tout traumatisme nouveau comme une maladie organique, un choc psychologique (veuvage) ou un déplacement, font cruellement prendre conscience de la période à risques dans laquelle on entre en devenant vieux..

Il est donc bien question d’analyser ici comment le patient peut manifester antérieurement un certain nombre de volontés concernant sa fin de vie, et comment les soignants ou accompagnants peuvent l’aider à en faire une période de stabilité, voire de bonheur, et pourquoi pas de plaisir.

. Etre acteur de sa vie semble être évident quand on est jeune et adulte mais cela perd progressivement de son sens avec l’âge. C’est pourquoi dans le meilleur des cas vont s’affronter la volonté du patient qui souhaite bien vieillir, et les possibilités des soignants qui souhaitent l’aider à bien vieillir ; sans que cela soit une contradiction cela peut parfois être utopique ».

Suite demain : la volonté du patient

vendredi, 29 septembre 2006

Italie : Le débat sur l'euthanasie relancé

medium_2220183_224.jpgL'appel désespéré d'un Italien au président de la République pour lui réclamer le droit de mourir relance le débat sur l'euthanasie, toujours considérée comme un délit passible de prison dans la péninsule. Le président Giorgio Napolitano, à qui était adressée la requête de Piergiorgio Welby, a espéré samedi qu'un "débat ait lieu, dans les instances les plus qualifiées, car la seule attitude injustifiable serait le silence".

Atteint depuis 23 ans de dystrophie musculaire, Piergiorgio Welby, 60 ans, a décrit dans son appel une journée type de sa vie, rythmée par "l'alerte du ventilateur pulmonaire" ou "l'attente d'un comprimé" pour "s'endormir (...) avec l'espoir de ne pas (se) réveiller le lendemain matin". Il raconte aussi qu'il parvient tout juste, deux fois par jour, à "rester assis" quelques instants avec l'aide de son épouse et d'un infirmier.

"Pas de pitié"

L'appel a pris la forme d'une vidéo diffusée sur une chaîne publique vendredi soir, dans laquelle Piergiorgio Welby apparaît immobilisé sur son lit, s'adressant au président par le biais d'une voix digitale diffusée par ordinateur. "Si j'étais Suisse, Belge ou Néerlandais, je pourrais échapper à cet outrage extrême, mais je suis Italien et ici il n'y a pas de pitié", a dénoncé Piergiorgio Welby, co-président d'une association qui milite pour le droit de mourir.

La réponse du président de la République a suscité un vif débat. La ministre de la Santé du gouvernement de centre-gauche, Livia Turco, a espéré que la question ne se résoudrait pas par un référendum populaire "pour ou contre" l'euthanasie. Plusieurs voix de l'aile catholique du centre-gauche ont également fait part de leur perplexité.

D'après agence

Information prise sur le site : http://cegetelportail.lci.fr/infos/monde/europe/0,,3334427-VU5WX0lEIDQwNw==,00-italie-debat-sur-euthanasie-relance-.html

En France mis à  part le laisser mourir que l’on ne souhaite à personne, la situation est identique… il est nécesaire de se le rappeler dans cette période de promesses à tout vent… où nous serons en mesure d’interpeller les candidates et candidats

Information sur la dystrophie musculaire

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=dystrophie_musculaire_pm

lundi, 25 septembre 2006

DMP : DOSSIER MEDICAL PERSONNALISE

Aujourd'hui, vous n'aurez pas de diaporamas. tout simplement une courte et importante information.

Ce n’est plus un projet à long terme, mais bien une réalité si j’en crois les médias. Le 21 septembre, je vous invitais à faire apparaître vos directives anticipées sur la carte vitale, mais  mieux encore demandez à ce qu’elles soient dans ce dossier médical personnalisé qui va se mettre en place… Mais ????????????????????????? sont elles rédigées ???????????

.- On n'a le temps...

- Je suis encore en pleine forme.

- Je suis trop jeune pour envisager d'écrire ce genre de papier.

- etc... avec toutes les raisons pour ne pas affronter ce que vous redouter.

.Que je voudrais que ce soit vrai et ce pour longtemps, mais - oui, encore un MAIS - au quotidien, ce n'est pas  toujours vrai, hélas... et après c'est trop tard

.                                                                        dessins.doc

jeudi, 21 septembre 2006

Carte vitale et directives anticipées

La carte vitale est en passe de devenir une banque de données élargies au don d’organe, à certaines informations médicales. Personnellement je ne suis pas opposé à ce mini dossier ambulant. Il faut nous souvenir des aventures relatées dans les pages de ce blog  où la veille d’une fin de semaine ou pendant ses vacances (il les méritent bien), notre soit disant médecin traitant a basculé son répondeur vers un autre confrère pour qui nous sommes d’illustres inconnus. medium_carte_vitale_grand.jpg

Par contre je propose que nous écrivions au Ministre de la Santé pour qu’il ajoute une rubrique : « DIRECTIVES ANTICIPEES » à l’intention particulière des S.A.M.U  (service d’aide médicale urgente) et SMUR (Service mobile d'urgence et de réanimation), et évidement pour tous les cas de prise en charge par un médecin remplaçant.

Je pense que pour vous, qui venez lire régulièrement les pages de ce blog, les mots « directives anticipées »  ne sont plus un mystère pour vous. Peut être ne les avez-vous pas encore rédigées, donc pas remises à votre médecin traitant ? Alors prenez quelques heures de votre temps pour réfléchir à ce que vous souhaitez en cas d’impossibilité de communiquer… et passez à la rédaction. A la prochaine consultation, confiez, à votre médecin, le document signé, daté, mentionnant la ou les personnes de confiance à qui vous aurez également donné ce document…

Une information utile n’est pas destinée à être tenue secrète, alors parlez-en autour de vous… rappelez –vous que la majorité des infirmières ne sont pas informées sur les directives anticipées… et que si les médecins, ils peuvent aussi avec une certaine facilité faire l’impasse sur ce décret :

Décret n° 2006-119 du 6 février 2006 relatif aux directives anticipées prévues par la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires

Vu l'avis du Conseil national de l'ordre des médecins en date du 14 octobre 2005

« Expression de la volonté relative à la fin de vie

« Art. R. 1111-17. - Les directives anticipées mentionnées à l'article L. 1111-11 s'entendent d'un document écrit, daté et signé par leur auteur dûment identifié par l'indication de ses nom, prénom, date et lieu de naissance.

« Toutefois lorsque l'auteur de ces directives, bien qu'en état d'exprimer sa volonté, est dans l'impossibilité d'écrire et de signer lui-même le document, il peut demander à deux témoins, dont la personne de confiance lorsqu'elle est désignée en application de l'article L. 1111-6, d'attester que le document qu'il n'a pu rédiger lui-même est l'expression de sa volonté libre et éclairée. Ces témoins indiquent leur nom et qualité et leur attestation est jointe aux directives anticipées.

« Le médecin peut, à la demande du patient, faire figurer en annexe de ces directives, au moment de leur insertion dans le dossier de ce dernier, une attestation constatant qu'il est en état d'exprimer librement sa volonté et qu'il lui a délivré toutes informations appropriées.

« Art. R. 1111-18. - Les directives anticipées peuvent, à tout moment, être soit modifiées, partiellement ou totalement, dans les conditions prévues à l'article R. 1111-17, soit révoquées sans formalité.

« Leur durée de validité de trois ans est renouvelable par simple décision de confirmation signée par leur auteur sur le document ou, en cas d'impossibilité d'écrire et de signer, établie dans les conditions prévues au second alinéa de l'article R. 1111-17. Toute modification intervenue dans le respect de ces conditions vaut confirmation et fait courir une nouvelle période de trois ans.

« Dès lors qu'elles ont été établies dans le délai de trois ans, précédant soit l'état d'inconscience de la personne, soit le jour où elle s'est avérée hors d'état d'en effectuer le renouvellement, ces directives demeurent valides quel que soit le moment où elles sont ultérieurement prises en compte.

« Art. R. 1111-19. - Les directives anticipées doivent être conservées selon des modalités les rendant aisément accessibles pour le médecin appelé à prendre une décision de limitation ou d'arrêt de traitement dans le cadre de la procédure collégiale définie à l'article R. 4127-37.


mercredi, 13 septembre 2006

J'ai honte.

J’ai honte pour les 25 adhérents « meusiens » à DI.RE LA VIE qui ne sont pas venus à la conférence exceptionnelle que nous a donné Bernard SENET

J’ai honte pour les médecins invités qui ne sont pas venus entendre un de leur confrère qui ne se cache pas dans l’hypocrisie.

J’ai honte pour les infirmières attendues qui  comme toujours suivent l’exemple de leurs médecins…rappelez-vous qu’elles ne connaissent pas la loi du 22 avril 2005 !

J’ai honte pour les Députés et Présidents Politiques qui excusés pour les uns, muets pour les autres ne se sont même pas fait représentés. Viendra un temps où nous pourrions faire pareil…

J’ai honte pour les syndicalistes qui toujours sur le pied de la revendication ne sont pas venus partager 2 heures d’un témoignage responsable…

J’ai honte pour la population qui ne sait plus faire un petit effort.

Oui j’ai honte à en pleurer d’avoir dérangé cet homme de cœur pour 30 personnes. Bernard ne m’a pas semblé déçu, je le suis terriblement pour lui.

Pour conclure, merci au 11 adhérents présents et partie prenante pour 3 d’entre eux. Merci à l’équipe de soins à domicile… et bravo aux 2 étudiantes en médecine (2ème année) qui ont demandé au Docteur Senet d’intervenir à la FAC…Merci à Françoise qui vient de laisser son impression en commentaire. Et aux 13 verdunois (environs compris) qui sont repartis sans aucun doute avec l’assurance qu’il existe encore des médecins respectueux de la responsabilité de leurs patients.

mardi, 12 septembre 2006

Une conférence unique

Aujourd’hui à 18 heures 30, le docteur Bernard SENET sera des nôtres. Organisatrice de cette rencontre exceptionnelle je lance une dernière invitation à vous verdunois, meusiens et départements voisins pour venir partager 2 heures d’humanité.

Jamais notre région n’a eu le privilège de rencontrer cet homme de cœur, ( j’espère qu’il ne lira pas ce commentaire  car son humilité serait contrariée j’en suis persuadée). Il aime ce qu’il fait, il est proche de ses semblables, il sait les écouter. Une rencontre à ne pas manquer.

 Il a participé à la création d’une association de lutte contre la maladie d'Alzheimer, anime des stages sur la douleur, installe un service de soins infirmiers à domicile, ouvre une association d'auxiliaires de vie, organise quelques débats sur les soins palliatifs ». Le docteur est infatigable. « C'est vrai que je ne suis pas manchot  en associatif. » Pas manchot, et pas muet. Bernard Senet reconnaît - sans se réfugier derrière un confortable anonymat - pratiquer l'euthanasie « une ou deux fois par an ». Dans sa clientèle, banale clientèle, des cancers incurables, des maladies neurologiques dégradantes, des scléroses en plaques, des maladies de Charcot, « des choses qui ne vous laissent pas très digne à la fin, raconte-t-il, et moi, je réponds aux questions de mes malades, ce qui implique de dire la mort, la vérité et mon incapacité à tout guérir »

Marti mardi matin de chez lui, il sera à Verdun le même jour et à l’heure prévue; puis mercredi il sera à l’hôpital à 11 heures dans son département. Cette courte explication seulement pour que là où nous sommes, nous participions à la réussite de cette soirée…et que Bernard puisse repartir vers son Vaucluse avec un le  souvenir d’un nombreux public concerné, intéressé et curieux.

lundi, 04 septembre 2006

Une loi inconnue donc inappliquée

17 mois passés et un certain nombre de soignants et certains à des postes clés, n’ont jamais entendu parler de la loi relative sur les droits du malade et de la fin de vie.

Je vous assure ce n’est pas une plaisanterie de ma part, c’est tout simplement un constat  que j’ai fais il y a quelques jours lors d’une consultation. Conclusion : comment voulez vous que les soignants respectent vos droits, puisqu’ils ne les connaissent pas ?

Le droit de refuser un traitement, des examens ; les directives anticipées, la personne de confiance enfin toute la Loi n’est pas, aujourd’hui, appliquée dans de nombreux centres de soins.

Action à mener d’urgence : faire connaître cette Loi (bien incomplète) . Ci-joint le lien utile

http://www.legifrance.gouv.fr/imagesJOE/2005/0423/joe_200...

jeudi, 31 août 2006

Au rêve d'immortalité...

 Récapitulatif

 

A partir du rêve d’immortalité qui sommeille plus ou moins en chacun de nous, rêve entretenu par une médecine de plus en plus vouée à la technique : .

Comment la mort peut -elle encore avoir une place naturelle dans un monde artificiel ?

Comment un malade peut-il conserver sa liberté dans un monde soumis à la science?

Comment le malade pourra t’il user de sa liberté le jour où las d’être au service de la machine et des homme qui la manipule, il demandera à redevenir un être libre avec ses choix et ses refus?

Comment une société peut-elle retrouver le sens de l’humain dans un monde dominé par la science et la technique ?

Comment un corps médical peut-il renoncer à un pouvoir parfois excessif pour savoir accepter la volonté d’un malade ?

La curiosité n’est pas un de mes défauts… (j’en ai d’autres rassurez-vous !) Mais quand même, j’admets que j’aurais aimé découvrir vos opinions sur ces 5 questions ou tout au moins sur l’une ou l’autre. Il n’en est rien. Et c’est comme si j’étais près de vous, je vous entends murmurer :

-et toi ou vous ?

Vous le saurez dans une prochaine note… vous laissant encore une chance d’enrichir ce blog par vos opinions.

mercredi, 23 août 2006

5ème jour… dernière question

Dernière question :

 

 

Comment un corps médical peut-il renoncer à un pouvoir parfois excessif pour savoir accepter la volonté d’un malade ?

« Pour échapper à la critique, ne rien faire, ne rien dire, n’être rien » Elbert Hubbard.

C’est une possibilité que je redoute..

Est-cela que je vais découvrir à la fin de cette série de 5 questions ? Où alors, vous allez franchir le pas et vous exprimer, sachant que :

« Exprimer c’est s’enrichir ; c’est encore un geste social ; c’est communiquer aux autres son bonheur, sa joie, sa pensée et attendre la réponse ». J. Léopod Gagner

lundi, 21 août 2006

Avoir le droit de choisir : un programme

 Divers contacts, des informations m’interpellent sur le pourquoi de si peu d’adhésions dans les associations militant pour la fin de vie : - les uns « tout soins palliatifs »,  les autres « branchés euthanasie » et nous «  les petits inconnus » pour le droit à choisir l’un ou l’autre ou l’un et l’autre La mort fait peur à tout le monde, et les conditions qui nous y mènent encore plus.. Alors, il ne faut pas avoir suivi un cursus universitaire ou fait l’E.N.A. pour analyser les résultats de multiples et coûteux sondages qui affichent que  80 à 86% des sondés disent « non » à la douleur et « oui » à la possibilité d’être aidé à mourir.

A DI.RE LA VIE : pas d’argent à dilapider pour contrôler l’évidence, pas d’ouverture sur les médias, et pas de soutien politique et artistique… que notre écoute et observation  à savoir que :

- la mort traité par des individus en bonne santé aboutit à des attitudes différentes :

·                 « arrivera ce qui doit arriver mais sans souffrance »

·                 « j’adhère parce que je ne veux pas d’une mort comme celle d’un parent ou d’un ami »

·                 « Ma foi m’aidera »

·                 Etc… etc...

En réalité, peu d’entre nous, sommes en capacité de savoir ce que nous vivrons à ce moment là.  Par contre l’angoisse est présente dans l’inconscient des uns et des autres ce qui explique que les sondés sont d’accord pour une mort digne, mais le conscient en contre partie leur fait dire «  vivons le moment présent » Après tout, pourquoi pas ! mais c’est oublier que cette dernière visiteuse peut nous surprendre et qu’alors nous ne disposerons d’aucun recours légal pour ne pas vivre ce qui est parfois l’intolérable. Aujourd’hui nous n’avons rien ou si peu de moyens pour envisager sereinement notre fin de vie… 

On peut continuer à faire comme si… on peut encore faire semblant… on peut s’entêter à rester dans le déni… mais à l’évidence, ELLE viendra; c’est pourquoi je reste persuadée que pour bien vivre le moment présent il faudrait être assuré d’avoir tous les choix,  Divers contacts, des informations m’interpellent sur le pourquoi de si peu d’adhésions dans les associations militant pour la fin de vie : -

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samedi, 19 août 2006

4ème question...

 4ème jour... 4 ème question

.

Comment une société peut-elle retrouver le sens de l’humain dans un monde dominé par la sience et la technique ?

.

  Vaste sujet ! Qu’en pensez-vous ?

vendredi, 18 août 2006

3ème jour... 3ème question

 Question : Comment le malade pourra t’il user de sa liberté le jour où las d’être au service de la machine et des homme qui la manipule, il demandera à redevenir un être libre avec ses choix et ses refus?

Est-il utile de vous préciser que j'espère que ces questions et celle -ci en particulier vous conduise à une réflexion personnelle, qui elle-même vous mène à une résolution pratique.

jeudi, 17 août 2006

Question 2

 (Question 1 : le 6 août)

A partir du rêve d’immortalité qui sommeille plus ou moins en chacun de nous et entretenu par une médecine de plus en plus vouée à la technique :

2 ème question :

Comment un malade peut-il conserver sa liberté dans un monde soumis à la science?