mardi, 22 juillet 2008
Rien n'est perdu...
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Avec des regrets et beaucoup de tristesse
Le journal Le Monde a interviewé Jean Leonetti, député UMP chargé par le gouvernement d'une mission d'évaluation de la loi sur la fin de vie du 22 avril 2005. Il dresse un bilan d'étape de ses travaux après trois mois d'auditions. sur la fin de vie est encore très mal connue dans le milieu médical. Il dénonce le fait que beaucoup de gens continuent de mourir à l'hôpital en souffrant alors que la loi autorise le fait de calmer la douleur même si cela a pour second effet d'entraîner la mort.
Il explique que lorsque la médecine estime qu'i n'y a plus rien à faire, elle doit accompagner le malade jusqu'à l'endormissement. "La sédation terminale n'est pas inscrite dans la loi ou le règlement, mais s'il faut l'écrire, on le fera", déclare-t-il.
Créer une exception d'euthanasie se heurterait selon lui à plusieurs obstacles juridiques : "de quel droit des experts, placés au dessus des citoyens, pourraient dire si une personne peut mourir ou non ? et s'ils refusent devant quelle instance faire appel ? etc...".
Pour lui les demandes de mort exprimées en fin de vie peuvent être résolues avec la loi de 2005. En effet l'arrêt des traitements et l'accompagnement sans douleur peuvent offrir au malade une fin de vie apaisée.
Il rappelle que dans l'affaire Chantal Sébire*, cette dernière refusait les soins et demandait en réalité un suicide assisté. "Le suicide doit rester une liberté et non devenir un droit opposable" explique-t-il. "Car, si on ouvre cette porte, comment limiter et restreindre ce droit à la mort, comment le cantonner? " ajoute-t-il.
Enfin, il prône la création d'un observatoire sur la fin de vie pour savoir "comment les personnes sont accompagnées et quels médicaments leur sont administrés".
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction
Le Monde (Cécile Prieur) 21/07/08 - Le Figaro.fr 18/07/08 - Libération 21/07/08
Oui Monsieur Léonetti , inscrivez l'endormissement terminal c'est vraiment le minimum que vous puissiez faire pour garder une ombre d'humanité.
13:45 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loi leonetti
samedi, 19 juillet 2008
Nous avons perdu...
Dans La Croix, Jean Leonetti, dresse un premier bilan de la mission d'évaluation de la loi sur la fin de vie dont il a été chargé en avril dernier, à la suite de l'affaire Sébire.
Quelques mois à peine après le début des auditions, le député UMP confirme que la loi actuellement en vigueur "est non seulement mal connue, mais mal appliquée" ; "les intervenants ont été unanimes à nous le dire".
Quant à savoir si l'actuelle loi répond à toutes les situations en fin de vie, Jean Leonetti répond que "toute la mort ne doit pas être réglée par la loi". Il faut distinguer deux types de situations : celles où une personne, qui a encore quelques années devant elle, réclame une assistance au suicide parce qu'elle ne veut plus vivre et celles où une personne souffrante est condamnée à mourir sous peu. Dans le premier cas, "la loi n'a pas vocation à répondre à ce type de demande". C'est à partir du deuxième cas que la mission dite Leonetti a réfléchi. "La plupart des problèmes non résolus tournent autour d'une même problématique : celle de malades maintenus artificiellement en vie", explique le député. Pour ces personnes, il propose la sédation profonde et un accompagnement du patient et de ses proches.
A propos de "l'exception d'euthanasie", Jean Leonetti affirme que "cette idée a été très fragilisée par les auditions". Premièrement parce que "s'il s'agit de dire, a posteriori, que l'euthanasie ne doit pas être considérée par la justice comme un homicide, cela signifie que donner la mort par compassion doit être considéré comme un mobile ouvrant droit à un traitement judiciaire particulier", ce que les juristes refusent. Deuxièmement parce que "s'il s'agit d'autoriser a priori dans certains cas l'euthanasie, cela pose encore plus de problèmes" et nécessiterait "un montage compliqué". "J'ai tendance à penser aujourd'hui que "l'exception d'euthanasie" est une fausse bonne idée", conclut-il.
Une chose enfin sur laquelle la mission s'est mise d'accord : celle de mettre en place un observatoire de la fin de vie qui disposerait de données objectives.
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction
La Croix (Marianne Gomez) 18/07/08
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Des mois de lutte gachés par l'irresponsabilités de quelques uns, c'est cela que nous avons gagné... Devant une politique de santé à l'agonie, nous n'avons peu d'espoirs de terminer nos vies dans la solidarité et l'accompagnement. Du moins c'est ma vision de l'avenir. Alors, pour moi, je rends déjà responsables les politiques, notre cher président en tête, des suicides prématurés parce que la Société n'aura pas remplie son rôle et aura refusée "le possible". Et puis, pour la non assistance à personne en danger, la représentation nationale est aussi concernée que le simple citoyen.
Je termine sur un extrait d'un autre article avec lequel je ne suis pas en désaccord ![]()
"En l’absence de données épidémiologiques fiables et d’une connaissance fine des processus conduisant aux demandes d’euthanasie, il est à craindre que ce débat demeure un conflit de convictions, voire une succession d’affrontements doctrinaires ou sectaires, rythmés et exacerbés au gré de la médiatisation et de l’instrumentalisation d’un certain nombre de cas douloureux. Ce contexte ne peut être favorable, ni à l’optimisation des soins en fin de vie, ni à une éventuelle évolution de la loi".
00:04 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : loi léonetti, non assistance à personne en danger
jeudi, 10 juillet 2008
Dieu est Amour, Le diable serait le contraire, mais ils deviennent de plus en plus frères par le comportement denué d'humanité de ses représentants
J'ai été interpellée concernant l'affaire suivante :
Pour son père, Eluana est morte le jour de son accident de la route, quand elle a plongé dans le coma. C'était le 18 janvier 1992. Elle avait 20 ans. Depuis, Beppino Englaro n'a cessé de mener une bataille judiciaire pour mettre fin à une vie qui n'en est plus une pour sa fille, clouée sur un lit d'hôpital.
Mercredi 9 juillet, la cour d'appel de Milan a autorisé l'interruption de l'hydratation et de l'alimentation forcées qui, jusqu'ici, maintenaient la jeune fille dans une vie artificielle. Pour l'Eglise catholique, il s'agitd' "un acte d'euthanasie". Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie pontificale pour la vie, a estimé qu'un tribunal ne doit pas s'arroger le droit de décider si une vie doit continuer ou pas. La décision, a estimé le prélat, doit faire l'objet, maintenant, d'"un appel devant une juridiction supérieure", qui aura la possibilité de "se prononcer avec plus de sérénité et moins d'émotivité".
La cour a retenu que "l'état végétatif permanent d'Eluana est irréversible" et que, si la jeune fille avait pu s'exprimer, "elle aurait préféré mourir plutôt que d'être maintenue en vie de manière artificielle". Selon son père, c'est ce que soutenait sa fille avant l'accident. Elle a eu enfin son droit reconnu, déclare, soulagé, M. Englaro.
"EUTHANASIE PAR OMISSION"
La décision relance le débat sur le droit à arrêter un traitement médical trop poussé. En 2006, l'Italie s'était retrouvée confrontée au cas de Piergiorgio Welby, un malade de dystrophie musculaire qui réclamait le droit de mourir et le débranchement du respirateur artificiel qui le maintenait en vie. C'est ce qu'avait fait, au terme de longues polémiques, un médecin anesthésiste volontaire, par la suite poursuivi puis blanchi de toute accusation, en décembre 2006.
Le cas avait surtout mis en évidence le vide juridique sur cette question en Italie. Un article de la Constitution stipule que "personne ne peut être obligé à un traitement médical déterminé", sauf, précise-t-il, si la loi ne l'impose. Quelques semaines plus tard, un juge avait refusé d'accorder ce droit à un autre malade de dystrophie musculaire, en Sardaigne.
Le débat sur le "testament biologique", où chacun peut s'exprimer sur les limites qu'il compte ne pas dépasser, n'a pas abouti. Plusieurs projets de loi en ce sens avaient entamé leur parcours lors de la précédente législature interrompue par les élections anticipées. Mais, aujourd'hui, tout est bloqué. Le poids de l'Eglise se fait sentir. Elle avait refusé d'accorder les obsèques religieuses à Piergiorgio Welby, pour avoir enfreint, avec sa demande répétée à vouloir mourir, la doctrine catholique à ce sujet.
Interrogée par l'Eglise américaine sur le cas de Terri Schiavo, une femme plongée dans le coma dont le mari avait obtenu, en 2005, l'arrêt de la nourriture par sonde, la Congrégation pour la doctrine de la foi avait encore une fois répété, en 2007, que "l'alimentation et l'hydratation sont un soin ordinaire à distinguer de l'acharnement thérapeutique". Ils sont "obligatoires". Leur interruption, pour l'Eglise, représente une "euthanasie par omission".
L'exemplarité de l'Eglise a été mise en cause dans un essai publié, en septembre 2007, dans la revue de sciences sociales Micromega, sous le titre de "La mort douce de Karol Wojtyla" - le pape Jean Paul II, mort en 2005. Ecrit par un médecin anesthésiste, professeur à l'université de Ferrare, Lina Pavanelli, cet essai analyse les dernières semaines de la vie du pape et arrive à la conclusion que Jean Paul II n'a pas été alimenté comme ses médecins auraient probablement voulu. Selon lui, le pape a exercé sa forte volonté à ne pas recourir à l'alimentation forcée.
Si l'Eglise est tellement préoccupée de nos âmes elle devrait se poser la question: pourquoi si peu se reconnaisse dans son sein. L'amour, il n'y en a pas. De la compassion, Elle n'en a plus. De la simple charité, j'en doute.. alors que lui reste t'elle aujourd'hui?
Je pense qu'après 16 ans de coma, certaines décisions peuvent être étudiées par les proches. Maintenant cela me permet de rappeler à chacun d'entre vous, jeunes ou moins jeunes, que les directives anticipées ne laissent plus de place à : "elle n'aura pas voulu celà... avec les directives on sait clairement que ca été une réflexion murie et que l'on peut et doit en tenir compte. J'ai conscience que ça ne règle pas tout, mais c'est une base solide pour mener un éventuel combat sur tous les pouvoirs : politiques et religieux.
23:32 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : eglise et euthanasie, eglise et amour
mardi, 01 juillet 2008
Un avis qui en vaut bien d'autres!
Dans 15 jours ce blog-notes aura 3 ans. Mon absence sur ce site depuis le 18 juin n’a aucun lien avec une forme d’abandon à une cause qui me semble bien mal engagée par des positions aussi diverses qu’irréfléchies pour ne pas dire hasardeuses. Aujourd’hui je ne ressens nullement le besoin de ré écrire ce que j’ai déjà exprimé dans ces 1050 notes (ou presque).
Par contre comme une enquête est ouverte dans l’affaire de Chantal Sébire cette femme atteinte d'une tumeur incurable qui avait demandé, en vain, à la justice la possibilité de "bénéficier d’un suicide médicalement assisté" et qui avait été retrouvée morte à son domicile, après avoir absorbé un barbiturique, il m’apparaît important que je vienne m’exprimer.
1 - depuis que cette affaire a fait la « une » de tous les médias confondus, j’ai pressenti que cette hyper médiatisation ne pouvait conduire qu’ à une impasse. Hélas je ne me suis pas trompée. Travailler sur une loi de fin de vie ne peut pas et ne doit pas se s’élaborer dans l’émotionnel pur, ce qui a été le cas pour Chantal Sébire conseillée ou pas.
2 - Aujourd’hui nous savons donc qu’une enquête est ouverte pour savoir qui aurait donné le produit à Chantal Sébire et plus grave encore dans l’accusation « ne l’aurait pas poussée au suicide? ». Si la justice encombrée de dossiers n’a plus que cela à faire, c’est plus que navrant. On peut comprendre que cette femme qui donnait l’image d’une femme déterminée n’avait besoin de personne pour arriver à ses fins. A mon avis elle a voulu que sa mort serve à faire avancer la réflexion et n’avait sans doute pas besoin d’une aide extérieure pour mettre fin à une vie qui pour elle devenait insupportable.
3 - Si on n’a pas le droit d’aider à quelqu’un à se suicider, voire à l’empêcher, ne peut on pas être suspects par rapports à la politique de santé qui se dessine et au pouvoir médical en place? En posant cette question je pense à une personne que je connais très bien et qui refuse de se livrer dans les mains de la médecine pour ne pas subir une sorte de prise d’otage avec ce que cela comporte comme humiliations diverses et abandon final. A titre personnel j’ai quelques doutes sur la générosité de certains soignants de soins palliatifs que je rencontre et qui de leur « petit savoir » m’ignore impoliment. J’avoue que la perspective d’avoir un jour à leur confier ma fin de vie est assez angoissante. Ce qui se passe ici.. Se passe ailleurs je peux en témoigner, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de personnels très motivés et là aussi j’en connais.
Devant la politique de santé que nous voyons se mettre en place ne n’a-t-on pas le droit de s’inquiéter? Ne va-t-on pas très subtilement décourager des malades à ne pas bien se soigner ou ne plus se soigner, à poursuivre leurs déterminations de ne pas mettre un pied dans un système qui n’assure plus, et inciter indirectement des malades à se suicider? La question est un peu brutale mais je ne vois pas comment la poser autrement et pointer nos dirigeants comme responsables sans minimiser le rôle de la Société à laquelle nous appartenons tous.
10:48 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chantal sébire, politique de santé, aide au suicide
dimanche, 15 juin 2008
Au chevet de la Santé
vendredi 13 juin 2008, 13h03
L'AD-PA (directeurs d'établissements et services pour personnes âgées) estime vendredi que les mesures du plan pour les soins palliatifs que Nicolas Sarkozy devait annoncer à Bourges «restent extrêmement modestes et ne sont assises sur aucun financement nouveau».
L'association juge dans un communiqué que «les mesures annoncées restent extrêmement modestes et ne sont assises sur aucun financement nouveau, mais sur quelques redéploiements à la marge».
En effet, affirme l'AD-PA, «contrairement à ce qui est annoncé les franchises médicales n'ont dégagé aucun financement nouveau».
Pascal Champvert, président de l'AD-PA, a plusieurs fois affirmé que les franchises médicales instaurées début janvier ne permettaient que de diminuer les dépenses de l'assurance maladie et «ne servaient en rien à financer l'aide aux personnes âgées».
Les franchises, qui devraient rapporter 850 millions d'euros par an sont destinés, selon le gouvernement, à la lutte contre la maladie d'Alzheimer, la lutte contre le cancer et l'instauration de soins palliatifs.
Le ministère avait précisé en avril que, sur les 850 millions d'euros des franchises, 89 millions devaient aller aux soins palliatifs.
Nicolas Sarkozy devait annoncer un plan de développement des soins palliatifs d'un montant de 230 millions d'euros. L'Elysée a indiqué que ce budget, qui s'ajoute aux quelques 550 millions d'euros déjà dépensés chaque année pour les soins palliatifs, sera financé grâce aux franchises médicales.
L'AD-PA affirme que l'augmentation du nombre de professionnels est «déterminante pour rattraper 30 ans de retard français à domicile comme en établissement».
«Après l'annonce de priorités ambitieuses, l'AD-PA attend que le président de la République s'exprime sur le +5ème risque+ de protection sociale» destiné à financer la dépendance des personnes âgées et handicapées.
«Toute autre intervention sans financement ne serait qu'un pur exercice de communication qui ne pourrait que fragiliser la crédibilité de son engagement au service de nos aînés», dit-il.
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Je pense que vous n'attendez pas que je commente un article aussi explicite. Ce que je peux vous dire c'est que l'infirmière que je suis est très inquiète et reste perplexe sur l'annonce de Monsieur Sarkozy. 4 ans pour doubler le nombre de lits ! De qui se moque t'on ? Et je m'associe à Monsieur Pascal Champvert, président de l'association AD-PA quand il écrit : «Toute autre intervention sans financement ne serait qu'un pur exercice de communication qui ne pourrait que fragiliser la crédibilité de son engagement au service de nos aînés». En attendant des femmes, des hommes,des enfants meurent, finissent leur vie dans des conditions inaceptables.
Je terminerai par la réponse d'une collègue, rencontrée avant hier, alors que nous venions de nous mettre d'accord sur nos peurs d'être malade: "à notre époque on était au moins soigné !!!"
01:56 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fin de vie, maison de retraite, soins palliatifs
samedi, 14 juin 2008
Du passé à l'avenir pour des propositions
Comme tout le monde s’agite avec satisfaction sur le plan de Monsieur Sarkozy et les 230 millions d’euros qui seront débloqués sur 4 ans, je viens ajouter ma voix à la cacophonie ambiante. Je ne suis ni promotrice, ni pro ce que l’on veut, mais tout simplement une femme avec une expérience de longues années en réanimation et qui ose affronter le passé pour regarder l’avenir. En conséquence je donne ma voix à ceux qui ose signaler que ces milliards sont quasiment de la poudre de perlinpin. D’accord , il vaut mieux un peu plus de « plus » que « moins »... Mais !!!!!!!!! J’accorde que ceux qui veulent que la vie se poursuive à n’importe quel prix aient le droit de vivre ce qu’ils souhaitent, ce serait un comble que je sois aussi intransigeante qu’ils ne le sont. Seulement peut –on ler demander qu’ils aient également la décence de ne pas l’imposer à ceux qui implorent que leur calvaire s’arrête.
J’insiste, je ne suis pas une promotrice de l’euthanasie comme pourrait me qualifier les militants de pro-vie. Et je ne refuse pas d’être reconnue comme chantre de l’accompagnement (celui mené avec un médecin traitant de longue date et une personne de confiance). Eux seuls sont capables de témoigner de ce que j’ai vécu et vis dans le présent et ce au jour le jour. Eux seuls et non une commission de « bien –pensants » seront aptes à répondre éventuellement et j’insiste sur le mot éventuellement à d’une demande de suicide assisté si je suis dans la capacité d’agir seule ou d’euthanasie si malheureusement je me trouve dans l’obligation de déléguer un geste difficile.
Je veux dire à certains amis que jamais une loi viendra répondre à leur demande « je veux que l’on m’aide quand je le déciderai ». C’est non seulement utopiste mais à la limite du dangereux c’est pourquoi et ne croyez pas que je radote, que je suis foncièrement convaincue qu’il faut mettre votre médecin traitant dans votre projet de vie … puisque mourir est le dernier moment d’un vivant. Je reste encore foncièrement convaincue qu’une loi ne peut évincer ceux et celles qui n’ignorent rien d’un long vécu dans un présent insupportable. Je suis convaincue que les consciences évolueront qu’avec ceux qui sauront avec patience et insistance faire entrer dans leur projet : médecins, infirmières, personnes de confiance et famille. Le sondage des directives anticipées de ce blog, souligne avec clarté pourquoi nous n’arrivons pas à nous faire entendre, . A nous d’en tirer les conséquences. A mon avis, c'est maintenant que commence vraiment le début d'une longue marche pour convaincre de ce que nous sommes et de ce que nous voulons.
11:31 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : euthananie, soins palliatifs
mardi, 10 juin 2008
Au nom de la religion
09/06/2008 19:59
BERLIN, 9 juin 2008 (AFP) - Les nazis ont tué par euthanasie un cousin handicapé du pape Benoît XVI
"Les nazis ont tué par euthanasie un cousin du pape Benoît XVI, en raison de la trisomie dont il était atteint, a déclaré lundi le frère du souverain pontife, Georg Ratzinger, à l'Agence de presse catholique allemande KNA.
Georg Ratzinger confirmait ainsi une information révélée dans une récente biographie du pape par l'historien américain Brennan Purcell.
Le cousin en question, fils d'une soeur de la mère du pape, a été enlevé à sa famille en 1941, à l'âge de 14 ans, a précisé le frère aîné de Benoît XVI, lui-même prêtre.
La famille du pape avait vigoureusement résisté, mais les médecins ont fait ordonner par la justice que l'enfant soit enlevé à ses parents", d'après des extraits du livre de Brennan Purcell récemment cités par le quotidien populaire allemand Bild.
Pour M. Purcell, c'est seulement en 1945 que le sort du garçon a été connu : son nom est apparu sur une liste de victimes de la politique nazie d'euthanasies systématiques, liste que les troupes américaines ont découverte.
Georg Ratzinger lui-même a confié à KNA qu'il ne se souvenait n'avoir rencontré qu'une seule fois son cousin trisomique, et qu'il n'avait été informé que tardivement de son sort. "Nous étions horrifiés, mais on n'en jamais parlé à la maison", a-t-il ajouté.
Le pape allemand Joseph, qui a grandi sous le nazisme et a été enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes, ne rate jamais une occasion de réaffirmer la condamnation par l'Eglise catholique de "toute forme d'euthanasie".
Il a peut être raison le pape Ratzinger... qu’il nous vienne l’idée d’euthanasier tous les hommes en robe noire, violette ou blanche !!!
Ce n’est pas le meilleur humour que l’on puisse faire sur le sujet, mais c’est ce qui m’est venu en lisant cet article. Et puis, ma sottise n’est pas plus ridicule que la sienne. Il est bien de nous rappeler l’histoire et si on s’occupait du présent ! Que de crimes commis sans impunités contre les droits de l’homme sans grande réaction des messagers de l’amour d’un Dieu !
Allez, je suis fatiguée d’avoir à argumenter sur des positions aussi extrêmes, je vais aller profiter des généreux rayons du soleil. Non ne me dites pas que je fuis, j’en ai tout simplement assez d’avoir à répéter ce que pendant bientôt 3 ans je n’ai pas cessé de défendre avec conviction en me référant à un passé (chacun le sien, monsieur Ratzinger ) professionnel et personnel.
10:15 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : georg ratzinger, euthanasie
samedi, 07 juin 2008
Une audition qui pose problème
La mission Leonetti, composée des députés Jean Leonetti (UMP), Gaëtan Gorce (PS), Olivier Jardé (Centre), Michel Vaxès (PC) et chargée d'évaluer la loi sur la fin de vie, poursuit ses auditions. Mercredi, c'était au tour de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), via son président, Jean-Luc Romero.
Extraits complets de 
"Pour Jean-Luc Romero, président de l’admd, la loi Lenoetti actuellement en vigueur comporte de nombreuses "failles", dont la sédation terminale, l'absence de fichier national des directives anticipées (c'est-à-dire des dernières volontés du patient) et d'un observatoire des fins de vie. Il estime que, si l'euthanasie était légalisée, "entre 2 500 et 10 000" personnes y recourraient chaque année en France. "Ce n'est pas un problème marginal", a-t-il répété, rejetant l'idée d'une "exception d'euthanasie".
L'ADMD plaide pour une légalisation de l'euthanasie fondée sur trois grands principes : "mettre le patient au centre du dispositif", que ce soit dans le cas "d'une maladie grave et incurable" et "prévoir une clause de conscience". "Des exigences qui n'ont pas suffi à convaincre les députés présents", selon La Croix. Ainsi, Jean Leonetti s'est demandé "comment être sûr que la "volonté" de la personne est non seulement libre de toute pression (...) mais qu'elle ne va pas fluctuer dans le temps ?", "comment poser concrètement "les limites" d'un droit à l'euthanasie ?". Sur cette dernière question, Jean-Luc Romero "n'a pas donné de détails, précisant simplement qu'en effet il fallait "poser des conditions""...
La Croix (Marine Lamoureux) 06/06/08
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En trouvant cet article je suis surprise et agacée par son contenu. C’est bien méconnaître l’instinct de vie chez l’homme que d’avancer des chiffres aussi surprenants et irresponsables pour des euthanasies possibles si l’euthanasie était légalisée.
Par contre, dans sa proposition de mettre le malade au centre du dispositif, je n’ai pas grande remarque à formuler sinon que je voudrais connaître le développement de sa pensée. Si elle correspond à une démarche qui mériterait d’être étudiée et approfondie : l’accompagnement (voire note du 6 juin) d’un malade par son médecin, sa ou ses personne(s) de confiance, je suis d’accord avec lui. Personnellement je suis tentée de ne pas impliquer la famille pour exclure toutes possibilités de pression sur un malade en état de dépendance.
En résumé, cet article est navrant du fait du journaliste ou de l’interviewé ?
11:16 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : admd, jean luc romero, loi léonetti
jeudi, 05 juin 2008
Annonce du Président Sarkozy
"Nicolas Sarkozy confirme qu'il veut faire de la prise en charge de la fin de vie l'une de ses priorités en matière de santé publique. Deux semaines après son élection à la présidence de la République, le Chef de l'état avait visité un centre de soins palliatifs dans le Nord. Il avait, alors, exprimé son souhait que l'on puisse "doubler ce type d'unité", affirmant au sujet des soins palliatifs : "Ce n'est pas un luxe, c'est un droit, ça s'appelle le droit à la dignité." Dans le courant du mois de juin, comme le révèle à l'hebdomadaire La Vie , Nicolas Sarkozy dévoilera un plan gouvernemental pour le développement des soins palliatifs. La Vie évoque la date du 13 juin, ce que l'Élysée refuse de confirmer mercredi. Le gouvernement tient à montrer, affirme le magazine, que "la question relève du socle des valeurs fondamentales de notre société".
Le plan, dont le coût est estimé à 215 millions d'euros financés par les franchises médicales, prévoit notamment de "doubler en quatre ans la capacité de l'offre en matière de soins palliatifs", de "renforcer la formation des médecins", mais aussi "l'information du public". Parmi les principales mesures figurent l'organisation de forums régionaux pour les soignants travaillant dans des hôpitaux ou en maisons de retraite médicalisées et la relance du "numéro Azur mis en place en 2005 pour aider les familles" tombé dans l'oubli depuis.
Pas un mot en revanche sur l'euthanasie..."
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En voici des nouvelles ! On ne peut que se réjouir des projets de notre cher Président. En attendant de voir les réalisations avec de l’argent qu’il n’a pas! C’est vrai ce n’est pas un problème… l’argent ça se trouve !
Mais.. et bien oui, il y a un grand MAIS. Oui, pourquoi s’entête t’il dans son refus d’entrevoir notre FIN en tenant compte de nos moyens (physiques, psychique et spirituels) de faire face à l’ultime moment. Dans les derniers mois, les dernières semaines je voudrais bien croire à la Société et ses bonnes intentions (prêchi/ prêcha), mais je préfère que la Société me respecte jusque dans mes valeurs qui ne sont pas les siennes et qui ne nuisent à autrui, en m’aidant (peut être, je n'en sais rien) à écrire la dernière page de ma vie.
C’est impossible que des gens aux postes de responsabilités nationales terminent cette révision de la Loi Léonetti en nous disant : après tout il vous reste le suicide. C’est vrai il nous restera le suicide à condition d’être en état. Et pour avoir vu, dans le déroulement de ma carrière hospitalière, le résultat de suicides « ratés », je trouve irresponsable de conclure sur cette honteuse proposition...
10:56 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : soins palliatifs, plan gouvernemental











































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