vendredi, 31 décembre 2010

Minuit moins 4 heures

Birds.gifA quelques heures de la fin de 2010... année stressante, angoissante, où le chacun pour soi a été roi voici une campagne que nous pourrions mener en 2011..  tout au moins avec nos proches au lieu de les ignorer, les mépriser... Vaste programme !!!!!!!!!!! J'ai bien conscience que je rêve, mais c'est le seul moyen que j'ai pour survivre dans un monde qui me laisse que le rêve en cette fin d'année

http://www.youtube.com/watch_popup?v=hN8CKwdosjE

samedi, 18 décembre 2010

Je ne vous oublie pas...

...mais le temps dans toutes ses définitions est implacable... et me cantonne à la maison pour ne pas courir le risque de me retrouver un membre dans une résine.. et pourtant que la nature doit être belle ! Alors cette note ne sera que variée dans le partage. Je vous propose :

Femme grillagée.pps

.......................................

Ciné Illégal.pps

Ciné Le nom des gens.pps

Ciné Miel.pps

...........................................

et un peu de tendresse

deux pigeons s'aiamaient d'amour tendre 3.jpg

samedi, 13 novembre 2010

Un samedi de novembre

En chansons avec :

Ballade en novembre.pps

tu aurais pu vivre encore un peu.pps

et avec le cinéma

Ciné Elle s'appelait Sarah.pps

Ciné Poetry.pps

Ciné Les petits mouchoirs.pps

dimanche, 07 novembre 2010

Agnès BIHL

un petit bout de femme pleine d'énergie c'est la découverte du jour...

Voici les paroles de la chanson que je viens d'entendre et vous offrir en cette journée automnale.. il est probable qu'elle devienne prochainement un diaporama.

De bouche à oreille.doc

De_bouche_a_oreilles.mp3

mercredi, 20 octobre 2010

Un point de vue sur la fin de vie

point de vue.doc

(suite du dossier de Médecins- bulletin d'information de l'Ordre des médecins

ce document est le dernier d'un bilan... il m'a paru indispensable de vous en communiquer le contenu.

Dans ce lignes il est rappelé combien les directives anticipées(ou déclaration de volontés), la nommination d'une ou plusieurs personnes de confiance sont des droits ennoncées par la loi. Certes, en bon français que nous sommes, à savoir râler après tout et surtout attendre que tout nous tombe tout cuit dans l'assiette, il est peut être temps de prendre conscience qu'un jour le soir de notre vie sera là... Sachant bien que nos souhaits d'aujourd'hui évolueront peut être (sans être qualifier pour autant de caméléon), prenons notre destin en main : rédigeons nos directives, informons frequemment nos personnes de confiance, dialoguons avec notre médecin traitant... Croyez moi, en appliquant ces recommandations c'est vous accorder un minimum d'assurance pour le grand soir... Ce  n'est pas de sitôt que je reviendrai vous encourager à entreprendre ce parcours...je l'ai trop souvent fait sans résultat probant si j'en crois le sondage "'directives anticipées", seulement cessez d'attendre en scandant ces quelques phrases et d'autres encore : ils ne bougent pas, ils n'ont pas le courage etc... 

Il vaut mieux conclure avec une chanson qui bien evidemment à toute sa place ici

tu aurais pu vivre encore un peu.pps

mardi, 12 octobre 2010

"Je veux"

Pour chauffer un peu les premiers arrivants de la manif... on nous a passé cette chanson, déjà entendue sur les ondes. Qui était elle, celle qui comme moi, "veux crever la main sur le coeur".. de manifestant en manifestant son nom m'a été confirmé : ZAZ...

Impossible de ne pas mettre cette chanson sur ce blog.. elle y a toute sa place. Alors, passage chez le disquaire et la voici...avec le refrain pour vous permettre de pousser la chansonnette du jour

"Je veux de l'amour

d'la joie, de le la bonne humeur

ce n'est pas votre argent

qui fera mon bonheur

moi, je veux crever la main sur le coeur

alors ensemble découvrir ma liberté

oubliez donc tous vos clichés   bienvenue dans ma liberté"

02 Je Veux.wav

Maintenant qu'il soit clair.. que,  si  "ce n'est pas leur argent qui fera mon bonheur" je me suis jointe à des centaines de manifestants pour que cesse une injustice insupportable et ce dans tous les domaines.

Et comme tout rassemblement est un moment d'espérance, je remets cette chanson pour que cette journée soit une journée de joie malgré nos inquiétudes et repousse le moment de tirer mon chapeau

toi plus moi.mp3

mardi, 16 mars 2010

Pour nous la vie continue...

        Je Meurs - J. Ferrat.pps

 

imagesCAQAZ8YI.jpg                      

imagesCA0GIT8M.jpg                 

vendredi, 12 mars 2010

Invitation musicale

Elle se dit "piètre lectrice" et cependant elle a eu envie "de me faire plaisir" . Daniele merci


Toi plus moi.mp3

Cette chanson sera celle de ce blog, tel est le désir de sa rédactrice...

 

samedi, 06 mars 2010

Toi + moi

Grégoire.doc

ça peut être la chanson de ce blog... j'aime et je me fais plaisir... en l'insérant dans ces pages où il manque beaucoup de "plus TOI"

Si quelqu'un peut transmettre parole et musique ça serait mieux.

mardi, 05 mai 2009

Monologue

En pensant à vous connu(e)s et inconnu(e)s je suis interpellée par cette intense alchimie qui nous anime vous et moi. Il y a 8 mois je me fracturais un  os métacarpien de la main droite avec déplacement. Immobilisée puis gênée dans les manipulations du quotidien j’ai toujours trouvé l’énergie pour vous retrouver et je l’ai encore. Mais, là où je suis extrêmement troublée, c’est qu’étrangement dans cette histoire qui pourrait être banale c’est que les handicapés c’est vous. Je ne sais pas si c’est cela l’amitié tant déclamée et pour moi si rare que je ne sais pas si elle existe vraiment (du  moins telle que je la conçois) , mais le phénomène mérite d’être publié, le seul inconvénient (il y en a un) c’est que pour moi votre handicap ne m’a pas redonné ma main d’avant. Ah! Rien n’est parfait dans ce monde auquel on s’accroche sans savoir réellement pourquoi!

Peut être tout simplement pour ceci :

Evasion en Meuse.pps     (chargement un peu long, pps assez lourd)

ou pour celà :

Ciné Harvey Milk.pps

dimanche, 08 mars 2009

Pour vous femmes du monde

pour fêter le 8 mars

Mon autre - Mauranne.pps

mardi, 10 février 2009

Hymne à Eluana

AU-REVOIR ELUANA

De noir emmitouflé
Son bonheur est en berne
Sa mort est arrivée
Et son cœur se referme

Au creux des nuits glaciales
Son grand cœur a gelé
À la périphérie du bal
Où il avait dansé

Les soirs en robe grise
Osent à peine effleurer
Ses rêves, par surprise
En haut de l’escalier

Ses plaisirs éphémères
Dansent fous feux follets
En gais sons et lumières
Guirlandes de baisers

Puis, femme, elle se donne
Tel un ardent brasier
À la mort qui fredonne
Enfin réalité

Alors vient l’heure exquise
Où dormir est liesse
Dans le lit de la mort
Aux plus chaudes caresses

Silviane Le Menn

(notre amie la poétesse)

mercredi, 21 janvier 2009

Sur la route de la paix

Cadeau de notre amie la poétesse, ce poème reçu aujourd'hui je le partage avec vous mais plus particulièrement avec les 2 lecteurs préférant les textes et poèmes.

 CHAUVES-SOURIS 

chauve_souris.jpg

 Très lassée de ce pays de pluie
où les pigeons gros et gris
se cachent sous les ailes-mêmes
de mensonges éhontés

 Je veux saluer les chauves-souris
là-bas, aux ébènes magies
de triomphantes palmeraies

Je veux aller au-delà
ne jamais revenir
dans les affres passées

Je veux détruire les termitières
d’un seul regard obstiné

voir la terre rouge des ennemis
voler copieusement en éclats
dans le ciel mi-figue mi-raisin

et sentir sur ma peau sucrée
le souffle fort de la liberté


Silviane Le Menn

Quimper, le lundi 19 janvier 2009 

samedi, 15 novembre 2008

Mino nous revient avec un de ses poèmes

P3200006.JPGQuelle leçon de vie !

 

COMBAT

On te traite comme une poupée

Donc comme un objet

Tu restes là à renifler

En attendant qu’on les fasse sécher

Mais tes larmes ne sont qu’une alarme

Ce ne sont plus tes armes qui désarment

Bientôt tu n’en auras plus

On les aura toutes bues

Tes sourcils se fronceront

Tu tourneras en rond

Je sais ce que tu voulais

Et je suis sûre que tu le pouvais

Mais nous sommes dans une société

Où l’on n’admet pas l’anormalité

Seul règne un système de rigidité

Mais toi tu n’en as pas hérité

Voilà pourquoi tu te révoltes

Bien que tu ne possède pas assez de volts

Ce que cherche autrui

Ne te fait pas envie

Tu te bats

En refusant le combat

Tu n’as personne à chérir

Alors pourquoi ne pas mourir

Ne te laisse pas avoir

Par le dérisoire

Tu ne dois pas rester dans la passivité

Mais te contraindre dans une activité

Même la mauvaise herbe

N’aime pas perdre

Regarde le chiendent

Repousse avec le désherbant

Crie que tu es là

C’est une affaire d’Etat

mardi, 26 février 2008

Espoir

Je dédie cette magnifique chanson à tous ceux qui ne savent pas aimer, à tous ceux qui préfèrent les conflits à l'amour et à la Paix... et en espérant que notre mort pourra être entourée d'amour. Je rêve, dites -vous, c'est vrai et je sais en plus qu'àprès chaque rêve de ce type j'ai mal.

Quand les hommes vivront d'amour


Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours

Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grand' chaîne de la vie
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici-bas c'est le prix

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

 

Paroles et musique de Raymond Levesques - 1956

Merci à L. qui nous a offert ce texte. Mille regrets de ne pouvoir vous offrir la musique!

vendredi, 15 février 2008

Pour hier... aujourd'hui et plus encore pour demain

Poème de Jacques Prévert

Cet amour 
Si violent 
Si fragile 
Si tendre 
Si désespéré 
Cet amour 
Beau comme le jour 
Et mauvais comme le temps 
Quand le temps est mauvais 
Cet amour si vrai 
Cet amour si beau 
Si heureux 
Si joyeux 
Et si dérisoire 
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir 
Et si sûr de lui 
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit 
Cet amour qui faisait peur aux autres 
Qui les faisait parler 
Qui les faisait blêmir 
Cet amour guetté 
Parce que nous le guettions 
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié 
Parce que nous l'avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié 
Cet amour tout entier 
Si vivant encore 
Et tout ensoleillé 
C'est le tien 
C'est le mien 
Celui qui a été 
Cette chose toujours nouvelles 
Et qui n'a pas changé 
Aussi vraie qu'une plante 
Aussi tremblante qu'un oiseau 
Aussi chaude aussi vivante que l'été 
Nous pouvons tous les deux 
Aller et revenir 
Nous pouvons oublier 
Et puis nous rendormir 
Nous réveiller souffrir vieillir 
Nous endormir encore 
Rêver à la mort 
Nous éveiller sourire et rire 
Et rajeunir 
Notre amour reste là 
Têtu comme une bourrique 
Vivant comme le désir 
Cruel comme la mémoire 
Bête comme les regrets 
Tendre comme le souvenir 
Froid comme le marbre 
Beau comme le jour 
Fragile comme un enfant 
Il nous regarde en souriant 
Et il nous parle sans rien dire 
Et moi j'écoute en tremblant 
Et je crie 
Je crie pour toi 
Je crie pour moi 
Je te supplie 
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s'aiment 
Et qui se sont aimés 
Oui je lui crie 
Pour toi pour moi et pour tous les autres 
Que je ne connais pas 
Reste là 
Là où tu es 
Là où tu étais autrefois 
Reste là 
Ne bouge pas 
Ne t'en va pas 
Nous qui sommes aimés 
Nous t'avons oublié 
Toi ne nous oublie pas 
Nous n'avions que toi sur la terre 
Ne nous laisse pas devenir froids 
Beaucoup plus loin toujours 
Et n'importe où 
Donne-nous signe de vie 
Beaucoup plus tard au coin d'un bois 
Dans la forêt de la mémoire 
Surgis soudain 
Tends-nous la main 
Et sauve-nous

 L. merci pour ce cadeau que je m'empresse de partager avec mes fidèles ami(e)s et avec tout simplement ceux qui sont de passage

lundi, 04 février 2008

22 ans après ....

Stastistiques janvier 2008.doc

Je ne peux m'empêcher de vous donner le texte d'une chanson indémodable me semble t'il (avec regret de ne pouvoir vous offrir la chaude voix de Jean Ferrat)

JEAN FERRAT
e13b5e9af9b86a4839860911535a15cc.jpgLa porte à droite

Paroles : Guy Thomas - Musique : Jean Ferrat
Album "Je ne suis qu'un cri" - 1985

On m'a dit tes idées ne sont plus à la mode
Quand on veut gouverner ce n'est pas si commode
Il faut évidemment s'adapter au terrain
Mettre jour après jour un peu d'eau dans son vin

On m'a dit dans la jungle il faut qu'on se débrouille
On est bien obligé d'avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

On m'a dit qu'il fallait prêcher le sacrificef02e6b0503f8a2fac1bb2c943ceee61d.jpg
A ceux qui n'ont pas pu s'ouvrir un compte en Suisse
Qu'il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaill'nt étaient privilégiés

On m'a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu'aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en tapant sur la table
Qui disaient faut changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule

Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Ils ont dit qu'il fallait se montrer réalistes
Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi

Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr' de Vichy

La porte du bonheur est une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

jeudi, 17 janvier 2008

Moi et beaucoup d'autres , nous étions là...

J'étais là

Paroles et Musique : Zazie, Philippe Paradis, Jean-Pierre Pilot - 2007  "Totem"

J'étais là tu vois, lui à côté de moi
On avait six ans
On jouait comme des enfants, au docteur
Au docteur

J'étais là, je voyais sur son corps les plaies
Les marques, les bleus
J'en croyais pas mes yeux
Mes yeux

Et lui qui m'disait "J'suis un dur
Tu vois les brûlures là, sur mes bras
J'les sens pas
J'les sens pas"

J'étais là, j'ai rien dit
Et puis j'suis partie de chez lui
Si j'y suis retournée ?
Plus jamais
Plus jamais

J'étais là, comme lui, j'avais quinze ans à peine
On était dans la cave, chez ses parents
Je l'aimais tant
Faut dire qu'il était beau, mais il se piquait, mon héros, à l'héro
J'étais là quand sa mère est venue me dire
"C'est fini ! On l'enterre lundi
Lundi"

J'ai pleuré bien sûr, j'ai pleuré
Puis j'ai recommencé à traîner dehors
Dehors

J'étais là en octobre quatre-vingts, après la bombe Copernic
Oui, j'étais à la manif
Avec tous mes copains
J'étais là, c'est vrai qu'on n'y comprenait rien
Mais on trouvait ça bien
Ça bien

Oui, j'étais là pour aider
Pour le sida, les sans-papiers
J'ai chanté
Chanté

Sûr que j'étais là pour faire la fête
Et j'ai levé mon verre à ceux qui n'ont plus rien
Encore un verre, on n'y peut rien
J'étais là devant ma télé à vingt heures
J'ai vu le monde s'agiter
S'agiter

J'étais là, je savais tout de la Somalie,
Du Bengladesh et du Rwanda
J'étais là
J'ai bien vu le sort que le Nord réserve au Sud
Bien compris le mépris
J'étais là pour compter les morts
J'étais là et je n'ai rien fait

Et je n'ai rien fait

J'étais là pourtant
J'étais là et je n'ai rien fait
Je n'ai rien fait

 

Dur constat et pourtant ! Merci à L. de m'avoir communiqué ce texte

mercredi, 16 janvier 2008

"Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie"

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Arrêter la clope de l'album Rouge Sang - Renaud

C'est pas si fastoche d'arrêter
Cette putain de came vente libre
Il faut une sacrée volonté, une détermination terrible
Chaque fois j'arrête, c'est pas sérieux
Les 12 fumeurs que je vais taxer, meurflent aussi
Et même du feu, ils n'ont vraiment aucune volonté
66 cigarettes dans la tronche, chaque jour et ce depuis 40 ans
A côté de la couleur de mes bronches
Un périvaste paraîtrait blanc
Et j'vous dit pas la tuile non plus que je leur est laissé à ces enfoirés
Ces dealers au coin de la rue avec leurs carottes pour m'faire marcher

Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie
Trop belle avec toi et mes potes
Ah ! trop joli

Quand j'vois des mômes de 12-13 ans
Qui fument déjà comme des pompiers
J'les imagine dans 25 ans à galérer pour arrêter
J'trouve héroïque et admirable
Ceux qui n'ont jamais eu besoin de cette merde
Qui ont jeté cette fumée du diable, qui chlingue comme une vieille gerbe
Etat criminel et trafiquant, qui s'enrichi sur mon cancer
Et qui me supplie en même temps, de filer ma pièce à Schwartzenberg
Super trust Américains qui rendent la planète toxico
Et qui expliquent que c'est pas bien, faut pas fumer dans les bistrots

Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie
Trop belle avec toi et mes potes
Ah ! trop joli

Et surtout je veux pas mourir, surtout pas pour un truc si con
Et pas t'laissé seule et puis me dire qu'après 30 ans
D'un oeil profond, tu pourrais t'escarper
D'un autre mec peut être même un fumeur de cigares
Et pourquoi pas te macquer avec
Et l'éternité deviendrai cauchemar
A chacun sa motivation, moi c'est juste par jalousie
Que je veux me libérer de ce poison, qui est un putain de plaisir aussi
J'veux bien m'retrouver sur l'autre rive
Du moment que tu meurs avec moi
J'ai une idée pour que ça arrive
Tu peux pas te remettre au tabac ?

Arrêter la clope, avant qu'elle ne me prive de toi
J' pourrais presque d'me passer de mes bottes, mais pas de toi
J'pourrais presque d'me passer de mes clopes, mais pas de toi
Mais pas de toi
Mais pas de toi

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Pour avoir vu un oncle, une amie et de nombreux malades mourir d'un cancer du poumon je m'associe à ceux qui d'une manière ou d'une autre agissent pour un bien vivre sa vie et pour une mort plus douce que celle réservée aux fumeurs.

jeudi, 06 décembre 2007

Espoir

Ce matin un cadeau m'attendait, une chanson. Merci et amicales pensées à L.  Je m'empresse de la partager avec vous car elle exprime bien mieux que je ne pourrais le faire tout ce que les évènements dans le monde et bien plus près dans notre pays font naître en moi comme sentiments.

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pieter-bruegel
(photo prise sur internet)

La tour de Babel
paroles et musique de Guy Béart - 1964

Elle a dit peut-être
Il a cru demain
Souvent d'être à être
Y 'a plus de chemin
La foule est trop grande
Pour les beaux retours
Et nos corps se rendent
Vers d'autres amours


Ils ont mis pierres sur pierres entre terre et ciel
Ils ont construits de leurs mains la Tour de Babel


Il a crié "donne"
L'autre a dit trop tard
Lorsque entre homme et homme
Y a plus de regard
La terre est trop grande
Et les hommes sourds
Et nos mains se tendent
Ouvertes toujours


Ils ont mis pierres sur pierres entre terre et ciel
Ils ont construits de leurs mains la Tour de Babel


Pour un mot qui clame
Un mot de travers
Il y aura des flammes
Dans tout l'univers
Les bouches sont grandes
Pour les beaux discours
Mais les peaux se vendent
Les peaux de tambours


Un jour nos langages
Parleront de fleurs
Et du mariage
Des quatre couleurs
Sauras-tu comprendre
Qu'ils parlent d'amour
Moi je vais t'attendre
Au pied de la Tour


En attendant Caïn chasse toujours Abel
Mais j'ai construit de mes mains la Tour de Babel

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Colombe de la Paix - Pablo Picasso
'Photo prise sur internet)

Que de regrets de ne pouvoir vous faire écouter la voix de Marie Laforêt ! 

jeudi, 29 novembre 2007

De la discussion jaillit la lumière

Volontairement je suis restée en retrait du débat que Florence a suscité le  25 novembre. Je dois bien dire qu’après de longs mois de rencontres quasi quotidiennes je me suis trouvée en état de sidération. Comment pouvait-on me prêter de telles intentions ! Après les interventions claires et précises de Anny, Soisik et ma chère Mamie Lucienne qui toujours m’émeut par son courage et sa détermination je peux aujourd’hui en toute quiétude me manifester. Je tiens donc à remercier non seulement mes amies fidèles mais aussi Florence a qui je souhaite la bienvenue en souhaitant qu’elle n’applique pas sa promesse « se taire ». Ici et maintenant l’avis de tous est souhaité, voire plus si on lit toutes mes notes. Il peut y avoir des divergences, l’essentiel c’est que dans le respect de l’autre on puisse s’exprimer.

Pour continuer ce bloc-notes avec une lueur d’espoir voici les paroles d’une chanson que j’ai besoin de partager avec vous avec l’immense regret de ne pouvoir y ajouter la mélodie

Chanson pour ma vieille

paroles et musique de Guy Béart - 1958

Je n’ai plus de pain
Je n’ai plus de vin
Je n’ai plus que toi ma vieille
Je n’ai plus que toi
Qui courre à ma voix
La nuit lorsque je m’éveille
Et ma bouche mord
Encor et encor
Le lait que tu me portes
Qui est doux alors
Tandis que tout dort
De boire de la sorte

Je n’ai plus de feu
Je n’ai plus de lieu
Je n’ai plus que toi ma vieille
Si l’aigle a son nid
L’homme a son logis
Et la chatte sa corbeille
Quand la bise me mord
Encor et encor
De tes bras tu me couvres
Et là je m’endors
Bien mieux qu’au dehors
Ou le roi dans son Louvre

Je n’ai plus de foi
Je n’ai plus de loi
Je n’ai plus que toi ma vieille
Une fleur m’a pris
Une aile et je suis
Prisonnier comme une abeille
Je l’aime et je mords
Encor et encor
La fleur de l’amertume
Elle est jaune d’or
Depuis je ne dors
La fièvre me consume

Je n’ai plus de fille
Je n’ai plus d’ami
Je n’ai plus que toi ma vieille
Où sont-ils partis
Ah dis-le moi dis
Toi seule toi qui me veilles
Et portant je mords
Encor et encor
a59b5ae78b928bddf64cad58386935b6.jpgLa main que tu me donnes
Lorsqu’enfin la mort
La berce et l’endort
Seule elle me pardonne

Lorsqu’enfin la mort
La berce et l’endort
Seule elle me pardonne

(image prise sur internet)

lundi, 26 novembre 2007

Dix ans déjà

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C'était le 25 novembre 1997 que 
BARBARA nous quittait

PERLIMPINPIN
Paroles et musique de Barbara - 1972

Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C'en est assez de vos violences
D'où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose

97824e42f5f4f7bcec429aad8ec1c7fb.jpgJe suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes
Je suis pour les forêts profondes

Car un enfant qui pleure
Qu'il soit de n'importe où
Est un enfant qui pleure
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt
Que c'est abominable d'avoir à choisir
Entre deux innocences !
Que c'est abominable d'avoir pour ennemis
Les rires de l'enfance !

Pour qui, comment, quand et combien ?
Contre qui ? Comment et combien ?
À en perdre le goût de vivre
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles !


Mais pour rien, mais pour presque rien,
Pour être avec vous et c'est bien !
Et pour une rose entrouverte
Et pour une respiration
Et pour un souffle d'abandon
Et pour un jardin qui frissonne !

Rien avoir, mais passionnément
Ne rien se dire éperdument
Ne rien savoir avec ivresse
Riche de la dépossession
N'avoir que sa vérité
Posséder toutes les richesses
Ne pas parler de poésie,
Ne pas parler de poésie
En écrasant les fleurs sauvages
Pouvoir jouer la transparence
Au fond d'une cour au murs gris
Où l'aube n'a jamais sa chance !

Contre qui, comment, contre quoi ?
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
Pour retrouver le goût de vivre
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles
C'est contre rien, contre personne
Contre personne et contre rien
fea6f3d5ca061e915729d4574417594b.jpgEt pour une rose entrouverte
Mon accordéon qui soupire
Et pour un souffle d'abandon
Et pour un jardin qui frissonne !
Et vivre, vivre passionnément
Et ne combattre seulement
Qu'avec les feux de la tendresse
Et riche de dépossession
N'avoir que sa vérité
Posséder toutes les richesses
Ne plus parler de poésie
Ne plus parler de poésie
Mais laisser vivre les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour aux murs gris
Où l'aube aurait enfin sa chance...
(photos prises sur le net)

vendredi, 23 novembre 2007

Le Pays de l'enfance où tous n'ont pas les mêmes chances

 Je viens du Pays de l'Enfance

Paroles et musique Vline Buggy - 2003

Je viens du pays de l'enfance
D'un univers plein de lumière
Beau comme un matin de vacances
abbe192611d0a56b940219221a5ea683.jpgPur comme la neige en hiver
Je viens du pays de l'enfance
Où tous n'ont pas le même destin
Où tous n'ont pas les mêmes chances
Certains ont peur certains ont faim

Moi c'était merveilleux
On ne manquait de rien chez nous
On se réveillait tout heureux
Un baiser posé sur nos joues
Lui grandit en pension
Et le chagrin dort dans son lit
Tiraillé entre deux maisons
Entre deux parents désunis
Je viens du pays de l'enfance
Où certains ont le superflu
Où d'autres dans l'indifférence
448c4d3a3230b9e7f6726f54ef711f2a.jpgGrandissent oubliés dans la rue
L'alcool,la drogue et la violence
Se mêlent à leurs rires et leurs jeux
Et massacrant leur innocence
Certains même osent abuser d'eux

Seuls partent tout l'été
Ceux qui ne vivent pas la galère
Beaucoup ne quittent pas leur cité
Beaucoup n'ont jamais vu la mer
6cacf9a64d5ad25e7445a92bf762819c.jpgMoi j'ai eu pour jouets
Des rollers, des poupées Barbie
D'autres ne connaîtront jamais
Que des grenades et des fusils

Je viens du pays de l'enfance
Où l'enfant n'est pas toujours roi
Où malheureusement beaucoup pensent
Moins à leurs devoirs qu'à leurs droits
Mais gardons l'ultime espérance
Que les hommes sauront faire un jour
De ce beau pays de l'enfance
Un pays de paix et d'amour

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samedi, 17 novembre 2007

Réponse à une inconnue à la prose hostile

Aux coeurs meurtris par la haine, je dédie le texte d'une chanson (que de regrets de ne pouvoir l'insérer!)

MON FRERE  

Paroles : Lionel Florence - Patrice Guirao - Musique : Pascal Obispo - 2000  "Les Dix Commandements"

Moïse,Ramsès:

R: Bien sûr qu'un jour s'en va pour l'un et pour l'autre s'en vient
Bien sûr les étoiles se meurent quand le ciel s'éteint
C'est notre amour qui n'aura jamais de lendemain
Mon frère

M: Bien plus qu'un monde qui s'ouvre à l'un et pour l'autre chavire
Bien plus qu'une mer qui supplie quand la source est tarie
C'est tout notre amour qui s'éloigne des rives et se perd
mon frère

R: Tout s'oublie
Chacun avec sa peine
Que le temps nous reprenne
Les souvenirs
D'un frère

M: Chacun avec sa peine
Que le temps nous apprenne
A nous aimer
En frère

R: Bien sûr que la terre est brûlée quand la pluie l'oublie
Bien sûr que tout est cri puisqu'on se l'est jamais dit
Bien sûr l'amour puisqu'il ne peut plus grandir, s'enterre
Mon frère

M: Bien plus qu'un dernier regard peut décider d'une vie
Bien plus que cette fin d'espoir que le courant charrie
C'est un amour qui ne trouvera pas de rivière
Mon frère

R: Tout s'oublie
Chacun avec sa peine
Que le temps nous reprenne
Les souvenirs
D'un frère

M: Chacun avec sa peine
Que le temps nous apprenne
A nous aimer
En frère

R: Puiqu'on ne sera toujours
Que la moitié d'un tout
M: Puisqu'on ne sera jamais
Que la moitié de nous
Que la moitié de nous
Mon frère....
R: Bien sûr que rien ne pourra jamais nous l'enlever
M: Bien plus que tout ce que la vie peut nous accorder


M+R: L'amour sera toujours cette moitié de nous qui reste
A faire
Mon frère ..

http://www.youtube.com/watch?v=GQqTtfKOMUg

samedi, 13 octobre 2007

A J.C et à sa maman

Si ce bloc note survi  aujourd'hui c’est un peu grâce et pour ELLE, la mère de J.C. décédé un 12 octobre. Pour Elle ce poème  « d’une fille à sa mère »

 

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 Tu lui avais donné la vie

Mais un mercredi la maladie

Cruellement vous a séparé

Et ton cœur de mère fut brisé

 

Entre vous deux, un jardin secret!

Il a fermé les yeux et toi ce volet

Nous savions qu’il n’avait plus d’espoir

Mais nous ne voulions pas y croire

 

Lorsqu’il t’a dit on va se quitter

Il n’arrivait plus beaucoup à parler

Près de lui tu t’es allongée

Et très fort tu l’as embrassé

 

Doucement encore il  souri

Il désirait que tout cela soit vite fini

Tu lui tenais sa main, il avait choisi

Il ne voulait plus assumer cette vie

 

Il nous dit combien il nous aimait

Mais un matin son destin s’est arrêté

Nous avions si peur des lendemains

Et chacun reste seul avec son chagrin

 

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Les journées désormais seront noires

Et l’on comprend ton désespoir

Très souvent tu revois son image

A tout jamais sera gravée son image

 

Il te faut vivre avec son souvenir

Cacher ta tristesse, faire semblant de vivre

Avec ses souffrances, il ne pouvait survivre

Mais il te faut pour ceux qui restent, sourire

 

Mais nous savons tous qu’à nos côtés

Il sera toujours présent pour nous aider

Il était notre frère aîné et nous protégeait

Et ton fils sera toujours là  pour t’aimer

mercredi, 10 octobre 2007

"Le Condamné à mort"

Que de frustations quand on voudrait partager un bonheur.. Cette nuit je ne peux partager avec vous que ce texte poignant, écrit par Jean Genêt et chanté par Marc Ogeret et Hélène Martin.

ea1393a618c51c494d971df209dd5a28.jpgSur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus lègère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

 Paroles et photo pris sur internet

mardi, 11 septembre 2007

Quand le coeur pleure

La chanson est un refuge... et quand ce refuge se nomme "Brel, le toujours présent", f3fdcdcbdd8d7895b0be51d4104dbbb2.jpgalors il n'y a plus qu'à se laisser bercer. Merci Françoise la Thiervilloise.

HommageàBrel.pps

 

Photo extraite des images d'internet

dimanche, 09 septembre 2007

Mon amie la rose

734f2fe2fa0a50601903715bb27d1a05.jpgLes ami(e)s de nos ami(e)s sont nos ami(e)s. Si ce n’est pas toujours vrai, aujourd’hui j’affirme concernant ce diaporama que cette maxime est tout ce qui est de plus sincèrementjustifié.

En effet, par l’intermédiaire de L. j’ai obtenu l’autorisation d’insérer dans ces pages cette création titrée : "Mon amie la rose" que je considère comme la chanson de  ce bloc-notes.

Merci Jacky qui par son amitié nous soutient dans notre démarche.

Mon_amie_la_rose.pps

photo de mon album "Evasion"

mardi, 07 août 2007

Suite et fin

Ballade en si bémol

 

La vie est une douche écossaise
Et ça dit bien ce que ça veut dire
Sitôt qu'une chose vous fait plaisir
Faut qu'il y en ait une qui vous déplaise !
Mais bien que ce soit à mon avis
Comme une espèce de complot
On ne peut pas passer sa vie à s'foutre à l'eau

Le mardi soir une femme vous aime
Le mercredi elle ne vous aime plus
Quand a savoir ce qui lui a déplu
Elle n'en sait rien sans doute elle-même
Mais bien qu'elles soient toutes des girouettes
Et que nous soyons tous des nigauds
On ne peut pas passer sa vie à s'foutre à l'eau

Y a les amis, y a la famille
Mais faut pas en avoir besoin
Quand aux copains dès qu'on est loin
Sont les premiers qui vous torpillent
Mais bien qu'il y ait tant de méchants
Qui vous envient et de salauds
On ne peut pas passer sa vie à s'foutre à l'eau.

Et plus que les autres, il y a soi-même
Sur qui on ne peut guère compter
Et l'on finit par récolter
Toutes les sottises que l'on sème
Mais bien qu'on soit son pire ennemi
Dégoûté de soi et de son lot
On ne peut pas passer sa vie à s'foutre
à l'eau..... à s'foutre à l'eau.

Paroles : Sacha Guitry -  Musique : Louiguy  
© 1954 Disque Philips
reprise par Monsieur Lune
 

"On ne peut pas passer sa vie à s'foutre à l'eau....."pour de si petites choses, alors que nous sommes indifférents à tant d'évènements extérieurs et pour beaucoup lointains, alors point besoin de songer de s'foutre à l'eau, ce qui d'ailleurs n'apporterai aucune solution dans la majorité des cas. Mieux vaut trouver ensemble des solutions. Non ?

dimanche, 29 juillet 2007

"SILENCE"

Texte de Élise Gauthier

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"J’ai cherché à t’atteindre, mais tu avais disparu.  Je ne t’entendais plus.

J’ai cherché à te parler, à crier.  J’ai cherché à retrouver ton rire, mais tu avais disparu.  Je ne t’entendais plus.  Perdu dans le silence.  Un grand silence blanc qui fait peur. Un de ces silences qui ne permettent pas de compromis.  Un de ces grands silences aveuglants qui ne nous permettent aucune erreur. 

J’ai cherché à te retenir mais tu étais déjà parti. 

Parti dans ton silence d’oubli. Parti dans ton silence où je n’étais pas la bienvenue. 

Tu m’as laissé, en échange, un autre silence, le silence de l’ennui.  Un silence où tu ne voulais pas t’aventurer. 

J’ai cherché à te remplacer mais le silence ne s’emplit pas si facilement.  J’ai voulu trouver un vacarme pour couvrir le silence de ton absence.  Mais ton silence immaculé rendait tout autre son immatériel, invisible et incolore.  Comme un assassin vêtu de velours, il étouffait tout autre bruit, jusqu’à ce qu’il meure, asphyxié.

Comment décrire le bruit terrible que fait le silence ?  Car le vrai silence, ce n’est pas l’antithèse du son.  Non, le vrai silence, celui qui tue tout le reste, c’est un son en soi, un son silencieux qui vous emplit les oreilles et qui vous assourdit.  Parfois, certains musiciens parviennent à contrefaire ce silence, le vrai.  Un temps dans une chanson nous semble une éternité de bruit encore plus puissant que les notes du musicien.  Le silence nous inspire les plus profonds sentiments, les plus profondes sensations.  Car dans le silence, le vrai, dans le silence il y a l’absence.  Ton absence.

c2cd27babc51725a12a039a0b8a32e5e.jpgDans le silence de ma maison, je n’entends plus les petits bruits auxquels je m’étais habituée.  Dans le vide silencieux de ma maison les craquements. les aiguilles de l’horloge. le ronronnement du frigo. la goutte solitaire dans le lavabo. Tout s’est arrêté.  Il n’y a plus rien.  Et chaque minute silencieuse, contée sur mon horloge devenue muette, est une torture de plus, sans toi.  Toi qui étanchais ma soif de bruit.

À toi seul, tu remplissais le silence d’une douce musique rassurante.  Tu sifflotais, tu chantonnais, tu avais toujours une mélodie qui te suivait.  Tes pas cadencés me parlaient de bonheur.  Ta voix mélodieuse me parlait d’amour.  Ta respiration calme et contrôlée me parlait de vie.  Et toujours le battement de ton coeur me disait « Je suis là, je t’aime, je suis là, tout va bien. »

Puis, sans dire un mot, tu es parti. 

Sans un mot. 

C’est ce qui m’a tuée. 

Sans un son. 

Sans un souffle. 

Tu as volé tout le bruit que j’avais dans ma vie.  Tu m’as dérobé la musique dont tu m’avais fait cadeau.  Avec toi, le son a quitté ma demeure.  Je n’entends plus rien.  Plus rien que le silence qui me casse les oreilles.  Même dans la rue, les voitures semblent avoir peur de perturber le silence qui règne dans ma tête. 

J’ai voulu trouver quelqu’un d’autre, qui saurait faire revivre la musique.  J’ai cherché quelqu’un à la voix tonitruante qui pourrait enterrer le silence.  Mais il n’a pas su.  J’ai tenté de trouver un chanteur, qui me ferait voler avec sa musique.  Mais le silence était trop pesant.  Il m’a clouée au sol. 

J’ai tenté de te retenir, mais tu étais déjà parti. 

Parti dans ta bulle de silence qui t’emmenait haut dans les airs, qui me laissait seule sur la terre.  Seule dans ma caisse de silence.  Silence qui résonne.  Caisse de résonance de silence.  Les mots ne veulent plus rien dire à présent.  Je t’aime.  Je te hais.  Ce sont des sons que je ne sais plus entendre.  Ce sont des lettres qui flottent dans le vide et qui n’ont de sens que pour ceux qui ont trouvé le code.  Moi, je l’ai perdu.  Il est parti avec toi.  Le code est parti.  Les mots restent.  Je ne les comprends plus.  Les sons sont partis.  Les mots restent.  Je ne les entends plus.  Tu es parti.  Le silence reste.  Je n’entends que lui.  Mais je ne le comprends pas.  Il a des choses à me dire.  Je crois.  Mais je ne le comprends pas. 

Le silence a pris ta place.  Le matin, au déjeuner, il me dévisage de l’autre côté de la table, par-dessus le journal.  Dans mon lit, le soir, il occupe ton oreiller.  Mais ta chaleur a disparu.  Le silence est froid.  Il ne sait pas aimer.  Le silence ne dort jamais.  Il ne ronfle pas non plus.  Ne parle pas dans son sommeil.  Le silence veille.  Le silence attend que je me réveille pour se lever.  Pour m’accompagner toute la journée.  Le silence a pris ta place.  Il est même plus fidèle que toi.  Il ne me quitte jamais.  Il n’oublie jamais nos rendez-vous.  Il est toujours là, toujours présent, toujours au poste, au garde-à-vous.  Il me suit au bureau, il me suit au magasin, il me suit dans le bain.  Plus fidèle que toi, plus fidèle qu’un chien.  Et il ne jappe pas.  On ne l’entend jamais.  Si tranquille, si discret.  Et si bruyant, et si dérangeant, et si troublant.  Je ne dors plus, moi non plus.  Je ne peux plus dormir.  Le savoir là, allongé à côté de moi, j’ai peur de fermer les yeux.  Peur que le silence s’infiltre dans mes rêves pour qu’eux aussi perdent la voix.  Nous passons la nuit à nous observer.  C’est devenu un jeu.  Qui cédera le premier.  Et c’est toujours moi.  Car le silence est éternel et n’abandonne pas si facilement. 

J’ai arrêté de te chercher.  J’ai arrêté de chercher à te remplacer.  J’ai abandonné l’espoir de me défaire du silence.  Il fait maintenant partie de ma vie, comme tu as fait partie de ma vie, il y a longtemps.  Mais le silence, lui, ne m’abandonnera pas, je le sais.  Le silence, lui, est là pour rester.  Il s’est incrusté.  Il ne me quittera jamais".

Photos prises sur internet