vendredi, 31 décembre 2010
Minuit moins 4 heures
A quelques heures de la fin de 2010... année stressante, angoissante, où le chacun pour soi a été roi voici une campagne que nous pourrions mener en 2011.. tout au moins avec nos proches au lieu de les ignorer, les mépriser... Vaste programme !!!!!!!!!!! J'ai bien conscience que je rêve, mais c'est le seul moyen que j'ai pour survivre dans un monde qui me laisse que le rêve en cette fin d'année
20:00 Publié dans BILLET D'HUMEUR, CHANSONS-POEMES, VOEUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 18 décembre 2010
Je ne vous oublie pas...
...mais le temps dans toutes ses définitions est implacable... et me cantonne à la maison pour ne pas courir le risque de me retrouver un membre dans une résine.. et pourtant que la nature doit être belle ! Alors cette note ne sera que variée dans le partage. Je vous propose :
.......................................
...........................................
et un peu de tendresse

10:18 Publié dans CHANSONS-POEMES, CINEMA, MES DIAPORAMAS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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samedi, 13 novembre 2010
Un samedi de novembre
En chansons avec :
tu aurais pu vivre encore un peu.pps
et avec le cinéma
17:30 Publié dans CHANSONS-POEMES, CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 07 novembre 2010
Agnès BIHL

un petit bout de femme pleine d'énergie c'est la découverte du jour...
Voici les paroles de la chanson que je viens d'entendre et vous offrir en cette journée automnale.. il est probable qu'elle devienne prochainement un diaporama.
16:07 Publié dans CES FEMMES, CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 20 octobre 2010
Un point de vue sur la fin de vie
(suite du dossier de Médecins- bulletin d'information de l'Ordre des médecins
ce document est le dernier d'un bilan... il m'a paru indispensable de vous en communiquer le contenu.
Dans ce lignes il est rappelé combien les directives anticipées(ou déclaration de volontés), la nommination d'une ou plusieurs personnes de confiance sont des droits ennoncées par la loi. Certes, en bon français que nous sommes, à savoir râler après tout et surtout attendre que tout nous tombe tout cuit dans l'assiette, il est peut être temps de prendre conscience qu'un jour le soir de notre vie sera là... Sachant bien que nos souhaits d'aujourd'hui évolueront peut être (sans être qualifier pour autant de caméléon), prenons notre destin en main : rédigeons nos directives, informons frequemment nos personnes de confiance, dialoguons avec notre médecin traitant... Croyez moi, en appliquant ces recommandations c'est vous accorder un minimum d'assurance pour le grand soir... Ce n'est pas de sitôt que je reviendrai vous encourager à entreprendre ce parcours...je l'ai trop souvent fait sans résultat probant si j'en crois le sondage "'directives anticipées", seulement cessez d'attendre en scandant ces quelques phrases et d'autres encore : ils ne bougent pas, ils n'ont pas le courage etc...
Il vaut mieux conclure avec une chanson qui bien evidemment à toute sa place ici
17:11 Publié dans CHANSONS-POEMES, DIRE LA VIE (2002/2006 ) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 12 octobre 2010
"Je veux"
Pour chauffer un peu les premiers arrivants de la manif... on nous a passé cette chanson, déjà entendue sur les ondes. Qui était elle, celle qui comme moi, "veux crever la main sur le coeur".. de manifestant en manifestant son nom m'a été confirmé : ZAZ...
Impossible de ne pas mettre cette chanson sur ce blog.. elle y a toute sa place. Alors, passage chez le disquaire et la voici...avec le refrain pour vous permettre de pousser la chansonnette du jour
"Je veux de l'amour
d'la joie, de le la bonne humeur
ce n'est pas votre argent
qui fera mon bonheur
moi, je veux crever la main sur le coeur
alors ensemble découvrir ma liberté
oubliez donc tous vos clichés bienvenue dans ma liberté"
Maintenant qu'il soit clair.. que, si "ce n'est pas leur argent qui fera mon bonheur" je me suis jointe à des centaines de manifestants pour que cesse une injustice insupportable et ce dans tous les domaines.
Et comme tout rassemblement est un moment d'espérance, je remets cette chanson pour que cette journée soit une journée de joie malgré nos inquiétudes et repousse le moment de tirer mon chapeau
14:19 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : zaz- gregoire |
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mardi, 16 mars 2010
Pour nous la vie continue...
15:50 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 12 mars 2010
Invitation musicale
Elle se dit "piètre lectrice" et cependant elle a eu envie "de me faire plaisir" . Daniele merci
Cette chanson sera celle de ce blog, tel est le désir de sa rédactrice...
11:21 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 06 mars 2010
Toi + moi
ça peut être la chanson de ce blog... j'aime et je me fais plaisir... en l'insérant dans ces pages où il manque beaucoup de "plus TOI"
Si quelqu'un peut transmettre parole et musique ça serait mieux.
23:26 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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mardi, 05 mai 2009
Monologue
En pensant à vous connu(e)s et inconnu(e)s je suis interpellée par cette intense alchimie qui nous anime vous et moi. Il y a 8 mois je me fracturais un os métacarpien de la main droite avec déplacement. Immobilisée puis gênée dans les manipulations du quotidien j’ai toujours trouvé l’énergie pour vous retrouver et je l’ai encore. Mais, là où je suis extrêmement troublée, c’est qu’étrangement dans cette histoire qui pourrait être banale c’est que les handicapés c’est vous. Je ne sais pas si c’est cela l’amitié tant déclamée et pour moi si rare que je ne sais pas si elle existe vraiment (du moins telle que je la conçois) , mais le phénomène mérite d’être publié, le seul inconvénient (il y en a un) c’est que pour moi votre handicap ne m’a pas redonné ma main d’avant. Ah! Rien n’est parfait dans ce monde auquel on s’accroche sans savoir réellement pourquoi!
Peut être tout simplement pour ceci :
Evasion en Meuse.pps (chargement un peu long, pps assez lourd)
ou pour celà :
00:10 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 08 mars 2009
Pour vous femmes du monde
pour fêter le 8 mars
16:29 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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mardi, 10 février 2009
Hymne à Eluana
AU-REVOIR ELUANA
De noir emmitouflé
Son bonheur est en berne
Sa mort est arrivée
Et son cœur se referme
Au creux des nuits glaciales
Son grand cœur a gelé
À la périphérie du bal
Où il avait dansé
Les soirs en robe grise
Osent à peine effleurer
Ses rêves, par surprise
En haut de l’escalier
Ses plaisirs éphémères
Dansent fous feux follets
En gais sons et lumières
Guirlandes de baisers
Puis, femme, elle se donne
Tel un ardent brasier
À la mort qui fredonne
Enfin réalité
Alors vient l’heure exquise
Où dormir est liesse
Dans le lit de la mort
Aux plus chaudes caresses
Silviane Le Menn
(notre amie la poétesse)
19:38 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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mercredi, 21 janvier 2009
Sur la route de la paix
Cadeau de notre amie la poétesse, ce poème reçu aujourd'hui je le partage avec vous mais plus particulièrement avec les 2 lecteurs préférant les textes et poèmes.
CHAUVES-SOURIS

Très lassée de ce pays de pluie
où les pigeons gros et gris
se cachent sous les ailes-mêmes
de mensonges éhontés
Je veux saluer les chauves-souris
là-bas, aux ébènes magies
de triomphantes palmeraies
Je veux aller au-delà
ne jamais revenir
dans les affres passées
Je veux détruire les termitières
d’un seul regard obstiné
voir la terre rouge des ennemis
voler copieusement en éclats
dans le ciel mi-figue mi-raisin
et sentir sur ma peau sucrée
le souffle fort de la liberté
Silviane Le Menn
Quimper, le lundi 19 janvier 2009
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samedi, 15 novembre 2008
Mino nous revient avec un de ses poèmes
Quelle leçon de vie !
COMBAT
On te traite comme une poupée
Donc comme un objet
Tu restes là à renifler
En attendant qu’on les fasse sécher
Mais tes larmes ne sont qu’une alarme
Ce ne sont plus tes armes qui désarment
Bientôt tu n’en auras plus
On les aura toutes bues
Tes sourcils se fronceront
Tu tourneras en rond
Je sais ce que tu voulais
Et je suis sûre que tu le pouvais
Mais nous sommes dans une société
Où l’on n’admet pas l’anormalité
Seul règne un système de rigidité
Mais toi tu n’en as pas hérité
Voilà pourquoi tu te révoltes
Bien que tu ne possède pas assez de volts
Ce que cherche autrui
Ne te fait pas envie
Tu te bats
En refusant le combat
Tu n’as personne à chérir
Alors pourquoi ne pas mourir
Ne te laisse pas avoir
Par le dérisoire
Tu ne dois pas rester dans la passivité
Mais te contraindre dans une activité
Même la mauvaise herbe
N’aime pas perdre
Regarde le chiendent
Repousse avec le désherbant
Crie que tu es là
C’est une affaire d’Etat
15:30 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 26 février 2008
Espoir
Je dédie cette magnifique chanson à tous ceux qui ne savent pas aimer, à tous ceux qui préfèrent les conflits à l'amour et à la Paix... et en espérant que notre mort pourra être entourée d'amour. Je rêve, dites -vous, c'est vrai et je sais en plus qu'àprès chaque rêve de ce type j'ai mal.
Quand les hommes vivront d'amour
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère
Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère
Dans la grand' chaîne de la vie
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici-bas c'est le prix
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère
Paroles et musique de Raymond Levesques - 1956
Merci à L. qui nous a offert ce texte. Mille regrets de ne pouvoir vous offrir la musique!
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vendredi, 15 février 2008
Pour hier... aujourd'hui et plus encore pour demain
Poème de Jacques Prévert
Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
Cet amour qui faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l'avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C'est le tien
C'est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelles
Et qui n'a pas changé
Aussi vraie qu'une plante
Aussi tremblante qu'un oiseau
Aussi chaude aussi vivante que l'été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marbre
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi j'écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s'aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Là où tu es
Là où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t'en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t'avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n'avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n'importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d'un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous
L. merci pour ce cadeau que je m'empresse de partager avec mes fidèles ami(e)s et avec tout simplement ceux qui sont de passage
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lundi, 04 février 2008
22 ans après ....
Stastistiques janvier 2008.doc
Je ne peux m'empêcher de vous donner le texte d'une chanson indémodable me semble t'il (avec regret de ne pouvoir vous offrir la chaude voix de Jean Ferrat)
JEAN FERRAT
La porte à droite Paroles : Guy Thomas - Musique : Jean Ferrat
Album "Je ne suis qu'un cri" - 1985
On m'a dit tes idées ne sont plus à la mode
Quand on veut gouverner ce n'est pas si commode
Il faut évidemment s'adapter au terrain
Mettre jour après jour un peu d'eau dans son vin
On m'a dit dans la jungle il faut qu'on se débrouille
On est bien obligé d'avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux
La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
On m'a dit qu'il fallait prêcher le sacrifice
A ceux qui n'ont pas pu s'ouvrir un compte en Suisse
Qu'il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaill'nt étaient privilégiés
On m'a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu'aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes
La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en tapant sur la table
Qui disaient faut changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule
Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat
La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
Ils ont dit qu'il fallait se montrer réalistes
Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi
Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr' de Vichy
La porte du bonheur est une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
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jeudi, 17 janvier 2008
Moi et beaucoup d'autres , nous étions là...
J'étais là
Paroles et Musique : Zazie, Philippe Paradis, Jean-Pierre Pilot - 2007 "Totem"
J'étais là tu vois, lui à côté de moi
On avait six ans
On jouait comme des enfants, au docteur
Au docteur
J'étais là, je voyais sur son corps les plaies
Les marques, les bleus
J'en croyais pas mes yeux
Mes yeux
Et lui qui m'disait "J'suis un dur
Tu vois les brûlures là, sur mes bras
J'les sens pas
J'les sens pas"
J'étais là, j'ai rien dit
Et puis j'suis partie de chez lui
Si j'y suis retournée ?
Plus jamais
Plus jamais
J'étais là, comme lui, j'avais quinze ans à peine
On était dans la cave, chez ses parents
Je l'aimais tant
Faut dire qu'il était beau, mais il se piquait, mon héros, à l'héro
J'étais là quand sa mère est venue me dire
"C'est fini ! On l'enterre lundi
Lundi"
J'ai pleuré bien sûr, j'ai pleuré
Puis j'ai recommencé à traîner dehors
Dehors
J'étais là en octobre quatre-vingts, après la bombe Copernic
Oui, j'étais à la manif
Avec tous mes copains
J'étais là, c'est vrai qu'on n'y comprenait rien
Mais on trouvait ça bien
Ça bien
Oui, j'étais là pour aider
Pour le sida, les sans-papiers
J'ai chanté
Chanté
Sûr que j'étais là pour faire la fête
Et j'ai levé mon verre à ceux qui n'ont plus rien
Encore un verre, on n'y peut rien
J'étais là devant ma télé à vingt heures
J'ai vu le monde s'agiter
S'agiter
J'étais là, je savais tout de la Somalie,
Du Bengladesh et du Rwanda
J'étais là
J'ai bien vu le sort que le Nord réserve au Sud
Bien compris le mépris
J'étais là pour compter les morts
J'étais là et je n'ai rien fait
Et je n'ai rien fait
J'étais là pourtant
J'étais là et je n'ai rien fait
Je n'ai rien fait
Dur constat et pourtant ! Merci à L. de m'avoir communiqué ce texte
09:55 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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mercredi, 16 janvier 2008
"Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie"

Arrêter la clope de l'album Rouge Sang - Renaud
C'est pas si fastoche d'arrêterCette putain de came vente libre
Il faut une sacrée volonté, une détermination terrible
Chaque fois j'arrête, c'est pas sérieux
Les 12 fumeurs que je vais taxer, meurflent aussi
Et même du feu, ils n'ont vraiment aucune volonté
66 cigarettes dans la tronche, chaque jour et ce depuis 40 ans
A côté de la couleur de mes bronches
Un périvaste paraîtrait blanc
Et j'vous dit pas la tuile non plus que je leur est laissé à ces enfoirés
Ces dealers au coin de la rue avec leurs carottes pour m'faire marcher
Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie
Trop belle avec toi et mes potes
Ah ! trop joli
Quand j'vois des mômes de 12-13 ans
Qui fument déjà comme des pompiers
J'les imagine dans 25 ans à galérer pour arrêter
J'trouve héroïque et admirable
Ceux qui n'ont jamais eu besoin de cette merde
Qui ont jeté cette fumée du diable, qui chlingue comme une vieille gerbe
Etat criminel et trafiquant, qui s'enrichi sur mon cancer
Et qui me supplie en même temps, de filer ma pièce à Schwartzenberg
Super trust Américains qui rendent la planète toxico
Et qui expliquent que c'est pas bien, faut pas fumer dans les bistrots
Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie
Trop belle avec toi et mes potes
Ah ! trop joli
Et surtout je veux pas mourir, surtout pas pour un truc si con
Et pas t'laissé seule et puis me dire qu'après 30 ans
D'un oeil profond, tu pourrais t'escarper
D'un autre mec peut être même un fumeur de cigares
Et pourquoi pas te macquer avec
Et l'éternité deviendrai cauchemar
A chacun sa motivation, moi c'est juste par jalousie
Que je veux me libérer de ce poison, qui est un putain de plaisir aussi
J'veux bien m'retrouver sur l'autre rive
Du moment que tu meurs avec moi
J'ai une idée pour que ça arrive
Tu peux pas te remettre au tabac ?
Arrêter la clope, avant qu'elle ne me prive de toi
J' pourrais presque d'me passer de mes bottes, mais pas de toi
J'pourrais presque d'me passer de mes clopes, mais pas de toi
Mais pas de toi
Mais pas de toi

Pour avoir vu un oncle, une amie et de nombreux malades mourir d'un cancer du poumon je m'associe à ceux qui d'une manière ou d'une autre agissent pour un bien vivre sa vie et pour une mort plus douce que celle réservée aux fumeurs.
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jeudi, 06 décembre 2007
Espoir
Ce matin un cadeau m'attendait, une chanson. Merci et amicales pensées à L. Je m'empresse de la partager avec vous car elle exprime bien mieux que je ne pourrais le faire tout ce que les évènements dans le monde et bien plus près dans notre pays font naître en moi comme sentiments.

La tour de Babel
paroles et musique de Guy Béart - 1964
Elle a dit peut-être
Il a cru demain
Souvent d'être à être
Y 'a plus de chemin
La foule est trop grande
Pour les beaux retours
Et nos corps se rendent
Vers d'autres amours
Ils ont mis pierres sur pierres entre terre et ciel
Ils ont construits de leurs mains la Tour de Babel
Il a crié "donne"
L'autre a dit trop tard
Lorsque entre homme et homme
Y a plus de regard
La terre est trop grande
Et les hommes sourds
Et nos mains se tendent
Ouvertes toujours
Ils ont mis pierres sur pierres entre terre et ciel
Ils ont construits de leurs mains la Tour de Babel
Pour un mot qui clame
Un mot de travers
Il y aura des flammes
Dans tout l'univers
Les bouches sont grandes
Pour les beaux discours
Mais les peaux se vendent
Les peaux de tambours
Un jour nos langages
Parleront de fleurs
Et du mariage
Des quatre couleurs
Sauras-tu comprendre
Qu'ils parlent d'amour
Moi je vais t'attendre
Au pied de la Tour
En attendant Caïn chasse toujours Abel
Mais j'ai construit de mes mains la Tour de Babel

Que de regrets de ne pouvoir vous faire écouter la voix de Marie Laforêt !
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jeudi, 29 novembre 2007
De la discussion jaillit la lumière
Volontairement je suis restée en retrait du débat que Florence a suscité le 25 novembre. Je dois bien dire qu’après de longs mois de rencontres quasi quotidiennes je me suis trouvée en état de sidération. Comment pouvait-on me prêter de telles intentions ! Après les interventions claires et précises de Anny, Soisik et ma chère Mamie Lucienne qui toujours m’émeut par son courage et sa détermination je peux aujourd’hui en toute quiétude me manifester. Je tiens donc à remercier non seulement mes amies fidèles mais aussi Florence a qui je souhaite la bienvenue en souhaitant qu’elle n’applique pas sa promesse « se taire ». Ici et maintenant l’avis de tous est souhaité, voire plus si on lit toutes mes notes. Il peut y avoir des divergences, l’essentiel c’est que dans le respect de l’autre on puisse s’exprimer.
Pour continuer ce bloc-notes avec une lueur d’espoir voici les paroles d’une chanson que j’ai besoin de partager avec vous avec l’immense regret de ne pouvoir y ajouter la mélodie
Chanson pour ma vieilleparoles et musique de Guy Béart - 1958
Je n’ai plus de pain
Je n’ai plus de vin
Je n’ai plus que toi ma vieille
Je n’ai plus que toi
Qui courre à ma voix
La nuit lorsque je m’éveille
Et ma bouche mord
Encor et encor
Le lait que tu me portes
Qui est doux alors
Tandis que tout dort
De boire de la sorte
Je n’ai plus de feu
Je n’ai plus de lieu
Je n’ai plus que toi ma vieille
Si l’aigle a son nid
L’homme a son logis
Et la chatte sa corbeille
Quand la bise me mord
Encor et encor
De tes bras tu me couvres
Et là je m’endors
Bien mieux qu’au dehors
Ou le roi dans son Louvre
Je n’ai plus de foi
Je n’ai plus de loi
Je n’ai plus que toi ma vieille
Une fleur m’a pris
Une aile et je suis
Prisonnier comme une abeille
Je l’aime et je mords
Encor et encor
La fleur de l’amertume
Elle est jaune d’or
Depuis je ne dors
La fièvre me consume
Je n’ai plus de fille
Je n’ai plus d’ami
Je n’ai plus que toi ma vieille
Où sont-ils partis
Ah dis-le moi dis
Toi seule toi qui me veilles
Et portant je mords
Encor et encor
La main que tu me donnes
Lorsqu’enfin la mort
La berce et l’endort
Seule elle me pardonne
Lorsqu’enfin la mort
La berce et l’endort
Seule elle me pardonne
(image prise sur internet)
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lundi, 26 novembre 2007
Dix ans déjà

C'était le 25 novembre 1997 que
BARBARA nous quittait
PERLIMPINPIN
Paroles et musique de Barbara - 1972
Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C'en est assez de vos violences
D'où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose
Je suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes
Je suis pour les forêts profondes
Car un enfant qui pleure
Qu'il soit de n'importe où
Est un enfant qui pleure
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt
Que c'est abominable d'avoir à choisir
Entre deux innocences !
Que c'est abominable d'avoir pour ennemis
Les rires de l'enfance !
Pour qui, comment, quand et combien ?
Contre qui ? Comment et combien ?
À en perdre le goût de vivre
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles !
Mais pour rien, mais pour presque rien,
Pour être avec vous et c'est bien !
Et pour une rose entrouverte
Et pour une respiration
Et pour un souffle d'abandon
Et pour un jardin qui frissonne !
Rien avoir, mais passionnément
Ne rien se dire éperdument
Ne rien savoir avec ivresse
Riche de la dépossession
N'avoir que sa vérité
Posséder toutes les richesses
Ne pas parler de poésie,
Ne pas parler de poésie
En écrasant les fleurs sauvages
Pouvoir jouer la transparence
Au fond d'une cour au murs gris
Où l'aube n'a jamais sa chance !
Contre qui, comment, contre quoi ?
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
Pour retrouver le goût de vivre
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles
C'est contre rien, contre personne
Contre personne et contre rien
Et pour une rose entrouverteEt pour un souffle d'abandon
Et pour un jardin qui frissonne !
Et vivre, vivre passionnément
Et ne combattre seulement
Qu'avec les feux de la tendresse
Et riche de dépossession
N'avoir que sa vérité
Posséder toutes les richesses
Ne plus parler de poésie
Ne plus parler de poésie
Mais laisser vivre les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour aux murs gris
Où l'aube aurait enfin sa chance...
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| Tags : Barbara, perlimpinpin |
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vendredi, 23 novembre 2007
Le Pays de l'enfance où tous n'ont pas les mêmes chances
Je viens du Pays de l'Enfance
Paroles et musique Vline Buggy - 2003
Je viens du pays de l'enfance
D'un univers plein de lumière
Beau comme un matin de vacances
Pur comme la neige en hiver
Je viens du pays de l'enfance
Où tous n'ont pas le même destin
Où tous n'ont pas les mêmes chances
Certains ont peur certains ont faim
Moi c'était merveilleux
On ne manquait de rien chez nous
On se réveillait tout heureux
Un baiser posé sur nos joues
Lui grandit en pension
Et le chagrin dort dans son lit
Tiraillé entre deux maisons
Entre deux parents désunis
Je viens du pays de l'enfance
Où certains ont le superflu
Où d'autres dans l'indifférence
Grandissent oubliés dans la rue
L'alcool,la drogue et la violence
Se mêlent à leurs rires et leurs jeux
Et massacrant leur innocence
Certains même osent abuser d'eux
Seuls partent tout l'été
Ceux qui ne vivent pas la galère
Beaucoup ne quittent pas leur cité
Beaucoup n'ont jamais vu la mer
Moi j'ai eu pour jouets
Des rollers, des poupées Barbie
D'autres ne connaîtront jamais
Que des grenades et des fusils
Je viens du pays de l'enfance
Où l'enfant n'est pas toujours roi
Où malheureusement beaucoup pensent
Moins à leurs devoirs qu'à leurs droits
Mais gardons l'ultime espérance
Que les hommes sauront faire un jour
De ce beau pays de l'enfance
Un pays de paix et d'amour

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| Tags : enfance heureuse, enfants oubliés, unicef |
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samedi, 17 novembre 2007
Réponse à une inconnue à la prose hostile
Aux coeurs meurtris par la haine, je dédie le texte d'une chanson (que de regrets de ne pouvoir l'insérer!)
MON FREREParoles : Lionel Florence - Patrice Guirao - Musique : Pascal Obispo - 2000 "Les Dix Commandements"
Moïse,Ramsès:
R: Bien sûr qu'un jour s'en va pour l'un et pour l'autre s'en vient
Bien sûr les étoiles se meurent quand le ciel s'éteint
C'est notre amour qui n'aura jamais de lendemain
Mon frère
M: Bien plus qu'un monde qui s'ouvre à l'un et pour l'autre chavire
Bien plus qu'une mer qui supplie quand la source est tarie
C'est tout notre amour qui s'éloigne des rives et se perd
mon frère
R: Tout s'oublie
Chacun avec sa peine
Que le temps nous reprenne
Les souvenirs
D'un frère
M: Chacun avec sa peine
Que le temps nous apprenne
A nous aimer
En frère
R: Bien sûr que la terre est brûlée quand la pluie l'oublie
Bien sûr que tout est cri puisqu'on se l'est jamais dit
Bien sûr l'amour puisqu'il ne peut plus grandir, s'enterre
Mon frère
M: Bien plus qu'un dernier regard peut décider d'une vie
Bien plus que cette fin d'espoir que le courant charrie
C'est un amour qui ne trouvera pas de rivière
Mon frère
R: Tout s'oublie
Chacun avec sa peine
Que le temps nous reprenne
Les souvenirs
D'un frère
M: Chacun avec sa peine
Que le temps nous apprenne
A nous aimer
En frère
R: Puiqu'on ne sera toujours
Que la moitié d'un tout
M: Puisqu'on ne sera jamais
Que la moitié de nous
Que la moitié de nous
Mon frère....
R: Bien sûr que rien ne pourra jamais nous l'enlever
M: Bien plus que tout ce que la vie peut nous accorder
M+R: L'amour sera toujours cette moitié de nous qui reste
A faire
Mon frère ..
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| Tags : amour |
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samedi, 13 octobre 2007
A J.C et à sa maman
Si ce bloc note survi aujourd'hui c’est un peu grâce et pour ELLE, la mère de J.C. décédé un 12 octobre. Pour Elle ce poème « d’une fille à sa mère »

Tu lui avais donné la vie
Mais un mercredi la maladie
Cruellement vous a séparé
Et ton cœur de mère fut brisé
Entre vous deux, un jardin secret!
Il a fermé les yeux et toi ce volet
Nous savions qu’il n’avait plus d’espoir
Mais nous ne voulions pas y croire
Lorsqu’il t’a dit on va se quitter
Il n’arrivait plus beaucoup à parler
Près de lui tu t’es allongée
Et très fort tu l’as embrassé
Doucement encore il souri
Il désirait que tout cela soit vite fini
Tu lui tenais sa main, il avait choisi
Il ne voulait plus assumer cette vie
Il nous dit combien il nous aimait
Mais un matin son destin s’est arrêté
Nous avions si peur des lendemains
Et chacun reste seul avec son chagrin

Les journées désormais seront noires
Et l’on comprend ton désespoir
Très souvent tu revois son image
A tout jamais sera gravée son image
Il te faut vivre avec son souvenir
Cacher ta tristesse, faire semblant de vivre
Avec ses souffrances, il ne pouvait survivre
Mais il te faut pour ceux qui restent, sourire
Mais nous savons tous qu’à nos côtés
Il sera toujours présent pour nous aider
Il était notre frère aîné et nous protégeait
Et ton fils sera toujours là pour t’aimer
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| Tags : poème, mort d'un enfant, amour filiale |
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mercredi, 10 octobre 2007
"Le Condamné à mort"
Que de frustations quand on voudrait partager un bonheur.. Cette nuit je ne peux partager avec vous que ce texte poignant, écrit par Jean Genêt et chanté par Marc Ogeret et Hélène Martin.
Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus lègère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.
Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.
Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.
Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.
Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.
Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.
Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.
Paroles et photo pris sur internet
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| Tags : Jean Genêt, Hélène Martin, Marc Ogeret, Le Condamné à mort |
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mardi, 11 septembre 2007
Quand le coeur pleure
La chanson est un refuge... et quand ce refuge se nomme "Brel, le toujours présent",
alors il n'y a plus qu'à se laisser bercer. Merci Françoise la Thiervilloise.
Photo extraite des images d'internet
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| Tags : Brel, hommage |
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dimanche, 09 septembre 2007
Mon amie la rose
Les ami(e)s de nos ami(e)s sont nos ami(e)s. Si ce n’est pas toujours vrai, aujourd’hui j’affirme concernant ce diaporama que cette maxime est tout ce qui est de plus sincèrementjustifié.
En effet, par l’intermédiaire de L. j’ai obtenu l’autorisation d’insérer dans ces pages cette création titrée : "Mon amie la rose" que je considère comme la chanson de ce bloc-notes.
Merci Jacky qui par son amitié nous soutient dans notre démarche.
photo de mon album "Evasion"
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mardi, 07 août 2007
Suite et fin
Ballade en si bémol
La vie est une douche écossaise
Et ça dit bien ce que ça veut dire
Sitôt qu'une chose vous fait plaisir
Faut qu'il y en ait une qui vous déplaise !
Mais bien que ce soit à mon avis
Comme une espèce de complot
On ne peut pas passer sa vie à s'foutre à l'eau
Le mardi soir une femme vous aime
Le mercredi elle ne vous aime plus
Quand a savoir ce qui lui a déplu
Elle n'en sait rien sans doute elle-même
Mais bien qu'elles soient toutes des girouettes
Et que nous soyons tous des nigauds
On ne peut pas passer sa vie à s'foutre à l'eau
Y a les amis, y a la famille
Mais faut pas en avoir besoin
Quand aux copains dès qu'on est loin
Sont les premiers qui vous torpillent
Mais bien qu'il y ait tant de méchants
Qui vous envient et de salauds
On ne peut pas passer sa vie à s'foutre à l'eau.
Et plus que les autres, il y a soi-même
Sur qui on ne peut guère compter
Et l'on finit par récolter
Toutes les sottises que l'on sème
Mais bien qu'on soit son pire ennemi
Dégoûté de soi et de son lot
On ne peut pas passer sa vie à s'foutre
à l'eau..... à s'foutre à l'eau.
Paroles : Sacha Guitry - Musique : Louiguy
© 1954 Disque Philips
reprise par Monsieur Lune
"On ne peut pas passer sa vie à s'foutre à l'eau....."pour de si petites choses, alors que nous sommes indifférents à tant d'évènements extérieurs et pour beaucoup lointains, alors point besoin de songer de s'foutre à l'eau, ce qui d'ailleurs n'apporterai aucune solution dans la majorité des cas. Mieux vaut trouver ensemble des solutions. Non ?
11:00 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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dimanche, 29 juillet 2007
"SILENCE"
Texte de Élise Gauthier

"J’ai cherché à t’atteindre, mais tu avais disparu. Je ne t’entendais plus.
J’ai cherché à te parler, à crier. J’ai cherché à retrouver ton rire, mais tu avais disparu. Je ne t’entendais plus. Perdu dans le silence. Un grand silence blanc qui fait peur. Un de ces silences qui ne permettent pas de compromis. Un de ces grands silences aveuglants qui ne nous permettent aucune erreur.
J’ai cherché à te retenir mais tu étais déjà parti.
Parti dans ton silence d’oubli. Parti dans ton silence où je n’étais pas la bienvenue.
Tu m’as laissé, en échange, un autre silence, le silence de l’ennui. Un silence où tu ne voulais pas t’aventurer.
J’ai cherché à te remplacer mais le silence ne s’emplit pas si facilement. J’ai voulu trouver un vacarme pour couvrir le silence de ton absence. Mais ton silence immaculé rendait tout autre son immatériel, invisible et incolore. Comme un assassin vêtu de velours, il étouffait tout autre bruit, jusqu’à ce qu’il meure, asphyxié.
Comment décrire le bruit terrible que fait le silence ? Car le vrai silence, ce n’est pas l’antithèse du son. Non, le vrai silence, celui qui tue tout le reste, c’est un son en soi, un son silencieux qui vous emplit les oreilles et qui vous assourdit. Parfois, certains musiciens parviennent à contrefaire ce silence, le vrai. Un temps dans une chanson nous semble une éternité de bruit encore plus puissant que les notes du musicien. Le silence nous inspire les plus profonds sentiments, les plus profondes sensations. Car dans le silence, le vrai, dans le silence il y a l’absence. Ton absence.
Dans le silence de ma maison, je n’entends plus les petits bruits auxquels je m’étais habituée. Dans le vide silencieux de ma maison les craquements. les aiguilles de l’horloge. le ronronnement du frigo. la goutte solitaire dans le lavabo. Tout s’est arrêté. Il n’y a plus rien. Et chaque minute silencieuse, contée sur mon horloge devenue muette, est une torture de plus, sans toi. Toi qui étanchais ma soif de bruit.
À toi seul, tu remplissais le silence d’une douce musique rassurante. Tu sifflotais, tu chantonnais, tu avais toujours une mélodie qui te suivait. Tes pas cadencés me parlaient de bonheur. Ta voix mélodieuse me parlait d’amour. Ta respiration calme et contrôlée me parlait de vie. Et toujours le battement de ton coeur me disait « Je suis là, je t’aime, je suis là, tout va bien. »
Puis, sans dire un mot, tu es parti.
Sans un mot.
C’est ce qui m’a tuée.
Sans un son.
Sans un souffle.
Tu as volé tout le bruit que j’avais dans ma vie. Tu m’as dérobé la musique dont tu m’avais fait cadeau. Avec toi, le son a quitté ma demeure. Je n’entends plus rien. Plus rien que le silence qui me casse les oreilles. Même dans la rue, les voitures semblent avoir peur de perturber le silence qui règne dans ma tête.
J’ai voulu trouver quelqu’un d’autre, qui saurait faire revivre la musique. J’ai cherché quelqu’un à la voix tonitruante qui pourrait enterrer le silence. Mais il n’a pas su. J’ai tenté de trouver un chanteur, qui me ferait voler avec sa musique. Mais le silence était trop pesant. Il m’a clouée au sol.
J’ai tenté de te retenir, mais tu étais déjà parti.
Parti dans ta bulle de silence qui t’emmenait haut dans les airs, qui me laissait seule sur la terre. Seule dans ma caisse de silence. Silence qui résonne. Caisse de résonance de silence. Les mots ne veulent plus rien dire à présent. Je t’aime. Je te hais. Ce sont des sons que je ne sais plus entendre. Ce sont des lettres qui flottent dans le vide et qui n’ont de sens que pour ceux qui ont trouvé le code. Moi, je l’ai perdu. Il est parti avec toi. Le code est parti. Les mots restent. Je ne les comprends plus. Les sons sont partis. Les mots restent. Je ne les entends plus. Tu es parti. Le silence reste. Je n’entends que lui. Mais je ne le comprends pas. Il a des choses à me dire. Je crois. Mais je ne le comprends pas.
Le silence a pris ta place. Le matin, au déjeuner, il me dévisage de l’autre côté de la table, par-dessus le journal. Dans mon lit, le soir, il occupe ton oreiller. Mais ta chaleur a disparu. Le silence est froid. Il ne sait pas aimer. Le silence ne dort jamais. Il ne ronfle pas non plus. Ne parle pas dans son sommeil. Le silence veille. Le silence attend que je me réveille pour se lever. Pour m’accompagner toute la journée. Le silence a pris ta place. Il est même plus fidèle que toi. Il ne me quitte jamais. Il n’oublie jamais nos rendez-vous. Il est toujours là, toujours présent, toujours au poste, au garde-à-vous. Il me suit au bureau, il me suit au magasin, il me suit dans le bain. Plus fidèle que toi, plus fidèle qu’un chien. Et il ne jappe pas. On ne l’entend jamais. Si tranquille, si discret. Et si bruyant, et si dérangeant, et si troublant. Je ne dors plus, moi non plus. Je ne peux plus dormir. Le savoir là, allongé à côté de moi, j’ai peur de fermer les yeux. Peur que le silence s’infiltre dans mes rêves pour qu’eux aussi perdent la voix. Nous passons la nuit à nous observer. C’est devenu un jeu. Qui cédera le premier. Et c’est toujours moi. Car le silence est éternel et n’abandonne pas si facilement.
J’ai arrêté de te chercher. J’ai arrêté de chercher à te remplacer. J’ai abandonné l’espoir de me défaire du silence. Il fait maintenant partie de ma vie, comme tu as fait partie de ma vie, il y a longtemps. Mais le silence, lui, ne m’abandonnera pas, je le sais. Le silence, lui, est là pour rester. Il s’est incrusté. Il ne me quittera jamais".
Photos prises sur internet
14:10 Publié dans CHANSONS-POEMES | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : Silence, Elise Gauthier |
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