mardi, 05 mai 2009

Monologue

En pensant à vous connu(e)s et inconnu(e)s je suis interpellée par cette intense alchimie qui nous anime vous et moi. Il y a 8 mois je me fracturais un  os métacarpien de la main droite avec déplacement. Immobilisée puis gênée dans les manipulations du quotidien j’ai toujours trouvé l’énergie pour vous retrouver et je l’ai encore. Mais, là où je suis extrêmement troublée, c’est qu’étrangement dans cette histoire qui pourrait être banale c’est que les handicapés c’est vous. Je ne sais pas si c’est cela l’amitié tant déclamée et pour moi si rare que je ne sais pas si elle existe vraiment (du  moins telle que je la conçois) , mais le phénomène mérite d’être publié, le seul inconvénient (il y en a un) c’est que pour moi votre handicap ne m’a pas redonné ma main d’avant. Ah! Rien n’est parfait dans ce monde auquel on s’accroche sans savoir réellement pourquoi!

Peut être tout simplement pour ceci :

Evasion en Meuse.pps     (chargement un peu long, pps assez lourd)

ou pour celà :

Ciné Harvey Milk.pps

dimanche, 08 mars 2009

Pour vous femmes du monde

pour fêter le 8 mars

Mon autre - Mauranne.pps

mardi, 10 février 2009

Hymne à Eluana

AU-REVOIR ELUANA

De noir emmitouflé
Son bonheur est en berne
Sa mort est arrivée
Et son cœur se referme

Au creux des nuits glaciales
Son grand cœur a gelé
À la périphérie du bal
Où il avait dansé

Les soirs en robe grise
Osent à peine effleurer
Ses rêves, par surprise
En haut de l’escalier

Ses plaisirs éphémères
Dansent fous feux follets
En gais sons et lumières
Guirlandes de baisers

Puis, femme, elle se donne
Tel un ardent brasier
À la mort qui fredonne
Enfin réalité

Alors vient l’heure exquise
Où dormir est liesse
Dans le lit de la mort
Aux plus chaudes caresses

Silviane Le Menn

(notre amie la poétesse)

mercredi, 21 janvier 2009

Sur la route de la paix

Cadeau de notre amie la poétesse, ce poème reçu aujourd'hui je le partage avec vous mais plus particulièrement avec les 2 lecteurs préférant les textes et poèmes.

 CHAUVES-SOURIS 

chauve_souris.jpg

 Très lassée de ce pays de pluie
où les pigeons gros et gris
se cachent sous les ailes-mêmes
de mensonges éhontés

 Je veux saluer les chauves-souris
là-bas, aux ébènes magies
de triomphantes palmeraies

Je veux aller au-delà
ne jamais revenir
dans les affres passées

Je veux détruire les termitières
d’un seul regard obstiné

voir la terre rouge des ennemis
voler copieusement en éclats
dans le ciel mi-figue mi-raisin

et sentir sur ma peau sucrée
le souffle fort de la liberté


Silviane Le Menn

Quimper, le lundi 19 janvier 2009 

samedi, 15 novembre 2008

Mino nous revient avec un de ses poèmes

P3200006.JPGQuelle leçon de vie !

 

COMBAT

On te traite comme une poupée

Donc comme un objet

Tu restes là à renifler

En attendant qu’on les fasse sécher

Mais tes larmes ne sont qu’une alarme

Ce ne sont plus tes armes qui désarment

Bientôt tu n’en auras plus

On les aura toutes bues

Tes sourcils se fronceront

Tu tourneras en rond

Je sais ce que tu voulais

Et je suis sûre que tu le pouvais

Mais nous sommes dans une société

Où l’on n’admet pas l’anormalité

Seul règne un système de rigidité

Mais toi tu n’en as pas hérité

Voilà pourquoi tu te révoltes

Bien que tu ne possède pas assez de volts

Ce que cherche autrui

Ne te fait pas envie

Tu te bats

En refusant le combat

Tu n’as personne à chérir

Alors pourquoi ne pas mourir

Ne te laisse pas avoir

Par le dérisoire

Tu ne dois pas rester dans la passivité

Mais te contraindre dans une activité

Même la mauvaise herbe

N’aime pas perdre

Regarde le chiendent

Repousse avec le désherbant

Crie que tu es là

C’est une affaire d’Etat

mardi, 26 février 2008

Espoir

Je dédie cette magnifique chanson à tous ceux qui ne savent pas aimer, à tous ceux qui préfèrent les conflits à l'amour et à la Paix... et en espérant que notre mort pourra être entourée d'amour. Je rêve, dites -vous, c'est vrai et je sais en plus qu'àprès chaque rêve de ce type j'ai mal.

Quand les hommes vivront d'amour


Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours

Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grand' chaîne de la vie
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici-bas c'est le prix

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

 

Paroles et musique de Raymond Levesques - 1956

Merci à L. qui nous a offert ce texte. Mille regrets de ne pouvoir vous offrir la musique!

vendredi, 15 février 2008

Pour hier... aujourd'hui et plus encore pour demain

Poème de Jacques Prévert

Cet amour 
Si violent 
Si fragile 
Si tendre 
Si désespéré 
Cet amour 
Beau comme le jour 
Et mauvais comme le temps 
Quand le temps est mauvais 
Cet amour si vrai 
Cet amour si beau 
Si heureux 
Si joyeux 
Et si dérisoire 
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir 
Et si sûr de lui 
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit 
Cet amour qui faisait peur aux autres 
Qui les faisait parler 
Qui les faisait blêmir 
Cet amour guetté 
Parce que nous le guettions 
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié 
Parce que nous l'avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié 
Cet amour tout entier 
Si vivant encore 
Et tout ensoleillé 
C'est le tien 
C'est le mien 
Celui qui a été 
Cette chose toujours nouvelles 
Et qui n'a pas changé 
Aussi vraie qu'une plante 
Aussi tremblante qu'un oiseau 
Aussi chaude aussi vivante que l'été 
Nous pouvons tous les deux 
Aller et revenir 
Nous pouvons oublier 
Et puis nous rendormir 
Nous réveiller souffrir vieillir 
Nous endormir encore 
Rêver à la mort 
Nous éveiller sourire et rire 
Et rajeunir 
Notre amour reste là 
Têtu comme une bourrique 
Vivant comme le désir 
Cruel comme la mémoire 
Bête comme les regrets 
Tendre comme le souvenir 
Froid comme le marbre 
Beau comme le jour 
Fragile comme un enfant 
Il nous regarde en souriant 
Et il nous parle sans rien dire 
Et moi j'écoute en tremblant 
Et je crie 
Je crie pour toi 
Je crie pour moi 
Je te supplie 
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s'aiment 
Et qui se sont aimés 
Oui je lui crie 
Pour toi pour moi et pour tous les autres 
Que je ne connais pas 
Reste là 
Là où tu es 
Là où tu étais autrefois 
Reste là 
Ne bouge pas 
Ne t'en va pas 
Nous qui sommes aimés 
Nous t'avons oublié 
Toi ne nous oublie pas 
Nous n'avions que toi sur la terre 
Ne nous laisse pas devenir froids 
Beaucoup plus loin toujours 
Et n'importe où 
Donne-nous signe de vie 
Beaucoup plus tard au coin d'un bois 
Dans la forêt de la mémoire 
Surgis soudain 
Tends-nous la main 
Et sauve-nous

 L. merci pour ce cadeau que je m'empresse de partager avec mes fidèles ami(e)s et avec tout simplement ceux qui sont de passage

lundi, 04 février 2008

22 ans après ....

Stastistiques janvier 2008.doc

Je ne peux m'empêcher de vous donner le texte d'une chanson indémodable me semble t'il (avec regret de ne pouvoir vous offrir la chaude voix de Jean Ferrat)

JEAN FERRAT
e13b5e9af9b86a4839860911535a15cc.jpgLa porte à droite

Paroles : Guy Thomas - Musique : Jean Ferrat
Album "Je ne suis qu'un cri" - 1985

On m'a dit tes idées ne sont plus à la mode
Quand on veut gouverner ce n'est pas si commode
Il faut évidemment s'adapter au terrain
Mettre jour après jour un peu d'eau dans son vin

On m'a dit dans la jungle il faut qu'on se débrouille
On est bien obligé d'avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

On m'a dit qu'il fallait prêcher le sacrificef02e6b0503f8a2fac1bb2c943ceee61d.jpg
A ceux qui n'ont pas pu s'ouvrir un compte en Suisse
Qu'il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaill'nt étaient privilégiés

On m'a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu'aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en tapant sur la table
Qui disaient faut changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule

Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Ils ont dit qu'il fallait se montrer réalistes
Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi

Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr' de Vichy

La porte du bonheur est une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

jeudi, 17 janvier 2008

Moi et beaucoup d'autres , nous étions là...

J'étais là

Paroles et Musique : Zazie, Philippe Paradis, Jean-Pierre Pilot - 2007  "Totem"

J'étais là tu vois, lui à côté de moi
On avait six ans
On jouait comme des enfants, au docteur
Au docteur

J'étais là, je voyais sur son corps les plaies
Les marques, les bleus
J'en croyais pas mes yeux
Mes yeux

Et lui qui m'disait "J'suis un dur
Tu vois les brûlures là, sur mes bras
J'les sens pas
J'les sens pas"

J'étais là, j'ai rien dit
Et puis j'suis partie de chez lui
Si j'y suis retournée ?
Plus jamais
Plus jamais

J'étais là, comme lui, j'avais quinze ans à peine
On était dans la cave, chez ses parents
Je l'aimais tant
Faut dire qu'il était beau, mais il se piquait, mon héros, à l'héro
J'étais là quand sa mère est venue me dire
"C'est fini ! On l'enterre lundi
Lundi"

J'ai pleuré bien sûr, j'ai pleuré
Puis j'ai recommencé à traîner dehors
Dehors

J'étais là en octobre quatre-vingts, après la bombe Copernic
Oui, j'étais à la manif
Avec tous mes copains
J'étais là, c'est vrai qu'on n'y comprenait rien
Mais on trouvait ça bien
Ça bien

Oui, j'étais là pour aider
Pour le sida, les sans-papiers
J'ai chanté
Chanté

Sûr que j'étais là pour faire la fête
Et j'ai levé mon verre à ceux qui n'ont plus rien
Encore un verre, on n'y peut rien
J'étais là devant ma télé à vingt heures
J'ai vu le monde s'agiter
S'agiter

J'étais là, je savais tout de la Somalie,
Du Bengladesh et du Rwanda
J'étais là
J'ai bien vu le sort que le Nord réserve au Sud
Bien compris le mépris
J'étais là pour compter les morts
J'étais là et je n'ai rien fait

Et je n'ai rien fait

J'étais là pourtant
J'étais là et je n'ai rien fait
Je n'ai rien fait

 

Dur constat et pourtant ! Merci à L. de m'avoir communiqué ce texte

mercredi, 16 janvier 2008

"Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie"

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Arrêter la clope de l'album Rouge Sang - Renaud

C'est pas si fastoche d'arrêter
Cette putain de came vente libre
Il faut une sacrée volonté, une détermination terrible
Chaque fois j'arrête, c'est pas sérieux
Les 12 fumeurs que je vais taxer, meurflent aussi
Et même du feu, ils n'ont vraiment aucune volonté
66 cigarettes dans la tronche, chaque jour et ce depuis 40 ans
A côté de la couleur de mes bronches
Un périvaste paraîtrait blanc
Et j'vous dit pas la tuile non plus que je leur est laissé à ces enfoirés
Ces dealers au coin de la rue avec leurs carottes pour m'faire marcher

Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie
Trop belle avec toi et mes potes
Ah ! trop joli

Quand j'vois des mômes de 12-13 ans
Qui fument déjà comme des pompiers
J'les imagine dans 25 ans à galérer pour arrêter
J'trouve héroïque et admirable
Ceux qui n'ont jamais eu besoin de cette merde
Qui ont jeté cette fumée du diable, qui chlingue comme une vieille gerbe
Etat criminel et trafiquant, qui s'enrichi sur mon cancer
Et qui me supplie en même temps, de filer ma pièce à Schwartzenberg
Super trust Américains qui rendent la planète toxico
Et qui expliquent que c'est pas bien, faut pas fumer dans les bistrots

Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie
Trop belle avec toi et mes potes
Ah ! trop joli

Et surtout je veux pas mourir, surtout pas pour un truc si con
Et pas t'laissé seule et puis me dire qu'après 30 ans
D'un oeil profond, tu pourrais t'escarper
D'un autre mec peut être même un fumeur de cigares
Et pourquoi pas te macquer avec
Et l'éternité deviendrai cauchemar
A chacun sa motivation, moi c'est juste par jalousie
Que je veux me libérer de ce poison, qui est un putain de plaisir aussi
J'veux bien m'retrouver sur l'autre rive
Du moment que tu meurs avec moi
J'ai une idée pour que ça arrive
Tu peux pas te remettre au tabac ?

Arrêter la clope, avant qu'elle ne me prive de toi
J' pourrais presque d'me passer de mes bottes, mais pas de toi
J'pourrais presque d'me passer de mes clopes, mais pas de toi
Mais pas de toi
Mais pas de toi

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Pour avoir vu un oncle, une amie et de nombreux malades mourir d'un cancer du poumon je m'associe à ceux qui d'une manière ou d'une autre agissent pour un bien vivre sa vie et pour une mort plus douce que celle réservée aux fumeurs.

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