samedi, 17 octobre 2009
Josiane Humbert : 8 ans de prison : c’est trop
La Société est féroce avec les petites gens. Elle semble plus disposée à faire crédit à ceux qui nous trahissent au quotidien. Qu’il m’est difficile de vivre dans ce monde ! Ce soir après ce que je viens d’entendre concernant l’affaire de Josiane Humbert je suis en colère contre tous ceux qui n’ont manifesté aucune compassion pour cette femme qui a mené un calvaire depuis des années et qui dans le même cas disent aujourd’hui vouloir être aidé à mourir. Seuls ceux et celles qui ont accompagnés de grands malades du type de la maman de Josiane peuvent approcher sa détresse dans le geste qui vient de la condamner à 8 ans de prison ferme. C’est trop a-t-elle dit… elle n’a pas revendiqué l’acquittement. . Elle a simplement dit : C’est trop . Et je le pense aussi : C’est trop.
Ce drame me permet d’ouvrir le dossier « directives anticipées ». Bien obligée de croire les médias, il semble que la maman de Josiane HUMBERT n’avait pas rédigé de directives anticipées, ce qui laisse une grande place aux purs et durs : les bien- pensants de notre Société à la dérive. Ce procès cible la parole de Josiane qui vivait une histoire d’amour fusionnel (semble t’il) avec sa mère et une famille qui nie avoir entendu la malade prononcer le mot d’euthanasie ou d’avoir manifesté une demande dans ce sens. Qui dit la vérité ? Un vécu personnel me pousse à croire Josiane HUMBERT… Et j’assume cette position. Par contre je suis étonnée de n’avoir rien lu sur cette affaire ou alors si c’est le cas il me faut m’inquiéter de mes pertes de mémoires. Et je suis plus encore étonnée de n’avoir ni lu ou entendu ici ou là s’exprimer des militants bien silencieux qui sans doute ont eus écho de ce drame.
Secondairement si j’ose dire, il a été dit que la famille n’avait pas les moyens financiers de placer cette dame dans un centre… ce n’est pas nous passagers de ce blog qui pouvons contredire ce terrible aveu. Aujourd’hui la chance appartient qu’à une élite de la Société…cela en devient indécent et quand les faits sont cautionnés par la Société dont nous appartenons c’est en avoir honte.
Je termine en vous souhaitant une bonne santé pour longtemps. En attendant, appréciez ce don que la vie vous donne et qui peut vous être retiré à chaque seconde..
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Rappel des lieux où la prise en charge des malades en fin de vie est excellente... Un peu de courage avec une dose de générosité et la liste devrait nous rassurer et ne pas envoyer de Josiane HUMBERT en prison
- les services oncologie et neurologie de l'hôpital Pitié Salpêtrière à Paris - (Cédric)
- Le centre de lutte contre le cancer Huguenin à Saint-Cloud- (Colette)
20:42 Publié dans COMMUNICATIONS (relais de DIRE LA VIE) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : euthanasie, crime, directives anticipées, josiane humbert















































Commentaires
Bravo pour votre article concernant le darme que vit Josiane Humbert!
Je suis militant et délégué régional de l'ADMD et à la connaissance de cette affaire je viens de demander aux responsables du blog de publier un article (moins brillant que le votre mais assez proche sur le fonds).
Encore bravo pour votre courage et la subtilité de vos analyses.
Bien à vous
Ecrit par : bali | dimanche, 18 octobre 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : France | mardi, 20 octobre 2009
Si une prise en charge avait pu être faite dans une structure spécialisée, cet acte de désespoir ne se serait pas produit.
Et s’il est exact que la malade demandait à sa fille de la « tuer », selon ses propres termes, on peut se poser des questions aussi sur l’inconséquence d’une telle demande, alors que rien n’est écrit –
Et c’est là, comme le répète une fois de plus France, qu’on peut estimer l’importance de la rédaction de nos DIRECTIVES ANTICIPEES – autant pour soi que pour ceux qui nous entourent, et que pour les soignants.
Sans ce document, on peut comprendre que la justice ne puisse pas conclure par un acquittement, mais condamner à 8 ans de prison une pauvre femme qui vient de vivre 18 ans de calvaire ……. c’est de l’acharnement !
Il faut bien préciser aussi, que ce procès ne peut être assimilé à un procès sur l’euthanasie, telle que les militants qui demandent une loi sur le sujet le préconise, puisqu’il n’y a pas eu de demande écrite et réitérée de la part de la malade.
Ecrit par : soisik | mardi, 20 octobre 2009
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