vendredi, 02 octobre 2009

Avec tout le monde ou personne

En un an, 10.799 citoyens belges ont rentré une déclaration anticipée relative à l'euthanasie, a précisé mercredi Laurette Onkelinx (PS), la ministre des Affaires sociales, rapporte vendredi un quotidien francophone. Depuis septembre 2008, tout citoyen adulte a la possibilité de faire enregistrer auprès de sa commune une "déclaration anticipée relative à l'euthanasie" qui lui permet d'envisager éventuellement cette issue s'il se trouve en état d'inconscience irréversible.

Les 10.799 citoyens qui ont rentré cette déclaration représentent 0,2 pc de la population de 40 ans et plus. Précisément, 98 pc des déclarants ont plus de 40 ans, 61 pc sont des femmes et 39 pc des hommes.

Source RTL info

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Je dois reconnaître que cet article m’a sorti d’un état de léthargie pour me conduire à réviser les sondages de la page d’accueil et parallèlement à certains autres nationaux.

-          On nous prétend que 86% de la population serait favorable à l’euthanasie, à DIRE , le sondage soumis à des milliers de lecteurs n’a reçu que 34 réponses.. 34 !!!!!!!!!!! on est bien loin des 86% de la population française ! qui baisse à 70 % dans notre sondage que l’on peut qualifier de ridicule mais probablement significatif de questionnements multiples. Et puis, le plus dérisoire n’est -il pas dans l’absence de tous les militants qui ne se manifestent pas dans tous les lieux pour faire entendre leur volontés ?

-          - 86% de la population guidée par une volonté éclairée autant qu’elle peut l’être ou guidée par des vécus de fins de vie inacceptables ? A de rares exceptions, personne ne peut affirmer ce qu’il ou elle demandera dans sa fin de vie, sinon et cela est sûr : ne pas souffrir (16%) à mon avis beaucoup plus.

-          Quant aux 426 personnes se déclarant vouloir maîtriser leur fin de vie (46 % des sondés sur les peurs concernant leur fin de vie) nous ne les retrouvons pas dans le sondage des directives anticipées puisque 25 personnes et non pas 426 ou même 70 (personnes favorables à une loi sur la fin de vie). Alors ?

-          Actuellement nous disposons d’une loi que l’on peut discuter mais pas désapprouver car bien qu’incomplète appliquée elle donne quelques résultats réconfortants…mais alors pourquoi ne pas l’exploiter davantage et j’en reviens à ces directives anticipées, boudées en Belgique et ne parlons pas de la France…

-          Je pose une question, mortels que nous somme tous, que voulons nous ? Etre des individus vivants capables de réfléchir et d’agir ou comme je le disais à une amie nous contenter d’être des sangsues ou des opportunistes. Ce qu’il y a de certains ce n’est pas moi avec quelques autres qui y  croient beaucoup plus que moi (car je n’y crois plus) qui  mobiliserons nos députés, ministres et Sarkozy (à moins que Carla lui souffle quelques bonnes idées).

Cédric, tu vois j'ai encore mordu à l'hameçon cette fois-ci !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Commentaires

Ce matin, j'ai voulu faire passer cette information que j'avais trouvée sur internet, je ne sais pas pourquoi, mon "commentaire" n'a pas voulu partir ..........
Je crois avoir une réponse à cela, il y en a certainement d'autres :
D'une manière générale les mortels que nous sommes, ont peur de la mort, ils refusent de la voir en face - On veut bien en parler comme ça, en gros, un peu comme si ça ne nous concernait pas, mais quand il s'agit de préciser, de se mettre en avant, de dire et pire d'écrire ce que nous voudrions pour cette mort - on recule, on a peur, ça ne nous concerne pas, ça concerne les autres, les vieux, les malades, mais pas nous qui en sommes encore loin .............
Ils ne sont pas légion ceux qui, comme France, comme moi, comme d'autres encore que je ne peux nommer sans leur accord, ont écrit et dit bien haut et fort à qui veut les entendre ce qu'ils ne veulent pas pour leur mort - bien sûr ce n'est pas tout, mais c'est une action précise !
Voilà ma pensée

Ecrit par : soisik | vendredi, 02 octobre 2009

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Bonjour France !
Tu m'a interpelé dans ton message du 2 octobre et je mets tout ce temps à te répondre, c'est impardonnable !
Je ne veux pas parler pour les lecteurs de ton blog mais je vais donner mon humble avis sur ta question.
A titre personnel je n'ai pas donné mes directives anticipées car je ne me sens pas légitime aujourd'hui de le faire dans ma situation. Lorsque je vais à l'hôpital tous les mois c'est pour dire que tout va bien et je n'ai pas vu mon médecin traitant depuis un moment ce qui est bon signe, mais si je lui parlais directives anticipées il se demanderait ce qui m'arrive. Toutefois je lui en parlerai la prochaine fois que je le consulterai pour une autre raison, si je suis seul, car ma femme se ficherait de moi si elle le savait...
Voila c'est dit, je m'engage au prochain RDV avec mon médecin traitant, peut-être d'ici un an ou plus (?) et je lui demanderai son propre avis personnel.

Ecrit par : Cédric | mercredi, 14 octobre 2009

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Après le baptême de ma fille, il me revient une discussion que j'ai eue avec mon amie Claire le jour du baptême (sur le chemin du couvent en novembre).
Claire est née à 5 mois et demie de grossesse de sa maman. Elle faisait moins de 500 grammes et moins de 20 cm. Claire a été baptisée un jour après sa naissance et je m'en étonnais. Elle m'a dit que ça a été nécessaire parce qu'elle risquait en cas de problème de tomber dans les "limbes". Je savais que ses parents étaient anti-cléricaux, ma surprise était encore plus grande.Il s'agissait en fait de la pression "familiale" ou "sociale" m'a-t-elle dit.

Pourquoi je parle de cela ?

Parce que les "limbes" d'une personne décédée sans avoir été baptisée me parait un souci proche de ce que toi France tu parles sur ton blog, à savoir la peur de la mort et l'absence de prévoyance des personnes. L'imprévoyance face à la mort aujourd'hui peut-elle être comparée à l'oubli des "limbes" ? Les "limbes" du handicap, de la maison de retraite, du coma...

Je m'arrête là pour aujourd'hui mais je serais curieux de savoir ce que vous en pensez, après tout je ne suis qu'une personne non baptisée et qui envisage tout juste de faire part de ses directives anticipées.

Ecrit par : Cédric | mercredi, 14 octobre 2009

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sur la question des limbes j'avoue que je ne savais plus ce que c'était.. à vrai dire je ne comprends pas bien ton raisonnement ou l'association que tu fais entre les limbes et les directives anticipées... je suis presque déçue qu'après tant d'années et de notes sur le sujet et de surcroit que ce soit toi qui ne voit pas la nécessité de rédiger tres directives anticipées. Tu sais Cédric, tous le jours sur les routes de France pour ne prendre que cet exemple des jeunes et moins jeunes ont leur vie interrompue pour diverses raisons. Quant on reste comme Christian avec la possibilité de s'exprimer c'est à moitié grave .. mais quand plus rien n'est connecté avec l'extérieur que voulons nous ? Déléguer à la famille les décisions d'une vie à tout prix? Alors oui dans ce cas les directives anticipées ne servent à rien.. MAIS si dans une réflexion personnelle on ne désire pas une vie végétative ou intolérable sans moyen d'en faire part à l'entourage, alors les directives anticipées, reconnues par la Loi Léonetti sont incontournables.Les directives anticipées ne sont pas destinées qu'aux malades... je dirai bien AU CONTRAIRE. Car les malades dans une relation de confiance avec leur médecin ont pu avoir un dialogue sur le sujet ce qui peut favoriser d'ailleurs la rédaction d'un document qui a le même intérêt que la carte des greffes d'oragnes

Ecrit par : France | mercredi, 14 octobre 2009

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Bonjour France, tu ne m'as pas bien compris : "Voila c'est dit, je m'engage au prochain RDV avec mon médecin traitant".

La "légitimité" dont je parle est plutôt l'effet des épisodes que j'ai traversé ou que je traverse avec ma maladie et les variations de mon état général vers le mieux. Il n'est pas très facile d'aller tous les mois à l'hôpital et dire devant d'autres malades que tout va bien...

Ecrit par : Cédric | jeudi, 15 octobre 2009

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Zut.. de zut... voilà que je ne comprends plus ce que l'on m'écrit ! Cédric, il va de soi que ta démarche ne doit pas être le fruit d'une forme d'obligation amicale... Cet entretien n'est pas à faire devant tout le monde (qui est ce tout le monde, si je ne rentre pas dans l'indiscrétion, bien sûr?) mais dans une relation de confiance médecin/ soigné. Maintenant c'est une question qui peut être abordé dans un groupe de parole, je dirai même que ça peut être enrichissant. Et je termine sur le fait que "les autres..." doivent se réjouir lorsque tu dis que "tout va bien"

Ecrit par : France | jeudi, 15 octobre 2009

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