mercredi, 29 juillet 2009
Promesse du 3 juillet : tenue
Le commentaire de Cédric en réjouira plus d’un ou plus d’une d’une. Pour Cédric je ne peux être qu’heureuse que Dominique lui ai apporté une heure de partage sur des sujets aussi ciblés que les sujets dont ils nous a cités. Qu’une infirmière puisse passer un long moment avec un malade ne m’étonne pas, par contre je suis agréablement surprise que ce soit pour aborder des thèmes aussi « épineux ». Mon expérience d’infirmière et de cadre (je ne peux pas la gommer de mon vécu) et les témoignages que je peux recevoir me soumettent à une prudente perplexité face à la réalité de nos hôpitaux et des personnels. Ce n’est pas d’aujourd ‘hui que je suis en capacité de brosser le portrait de la majorité des infirmières et qualifier ce qu’est un bon malade
Je me contenterai de la seconde proposition la première s’y rattachant de fait. Pour être un bon malade vue du corps infirmiers et aides-soignants, c’est
· être jeune, gaie, séducteur ou séductrice
· Si on est plus âgée c’est savoir se préoccuper du personnel plutôt que les ennuyer avec vos problèmes de constipation par exemple
· ne pas avoir beaucoup de besoin.. Le moins possible est un critère non négligeable. Sonner 10 fois par jours pour faire son petit pipi, n’engage pas la rapidité dans l’exécution quand ce n’est pas un petit mot acerbe ou un temps plus long que court pour répondre à des besoins pressants
· Un petit point commun n’est pas négligeable (sports, cinémas, littératures, voyage etc…) pour favoriser un contact est bienvenu
· Je pourrais allonger la liste qui rend les relations malades-soignants bien agréables ou contrairement franchement aux limites de la maltraitance.
· Pour conclure je certifie que si vous être un vieux, ronchon en plus, ayant laissé son côté séducteur à la maison vous avez une chance d’une prise en charge qui vous soumettra à beaucxoup d'attente et une psychologie défaillante chez beaucoup de soignants
L’hôpital est un lieu où les préoccupations du personnel est l’étude du planning en arrivant le matin en buvant un café, planning lieu de stationnement fréquent qu’on étudie 2 fois par jour pour repérer les jours de congés, de rtt etc… Aujourd’hui on m’a posé une question - »croyez-vous que le travail a encore une valeur? » la préoccupations de nos concitoyens n’est –elle pas plus dans les distractions, les vacances… enfin dans tout ce qui n’est pas le travail qui est passé d'un devoir à une contrainte... et que l'on ne vienne par m'argumenter que les conditions de travail ont plus difficiles qi'il y a 50 ans !
Ma conclusion je l’ai déjà donné dans ses pages, l’Homme n’a jamais autant aimé, défendu et reconnu son entreprise que depuis que ses outils se délocalisent. Il y a bien 35 à 30 ans que je prévoyais cette situation… je ne sais pas s’il est trop tard, mais je conjure que ceux qui ont la chance d’avoir des métiers dans la santé de faire leu.s petites 35 heures (quand ce n'est pas baucoup moins (les pauses) en n’ayant comme objectif : leur malade et comme je l ‘ai dit à une époque et qui a été repris par de rares élues : « agissez pour eux comme si c’était pour vous ou un de ceux que vous chérissez, ca vous aidera peut être »
p.s. ma résolution du 3 juillet reste en application... c'est à vous !
23:03 Publié dans BILLET D'HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : travail, loisirs, hôpital, malades, soignants















































Commentaires
Je ne peux résister à répondre à France avant de partir en vacances avec un ultime témoignage, ou 2 si je ne m'endors pas...
1) Pitié Salpétrière encore : mon infirmier habituel, Henri Yoyotte, tempête en privé contre d'autres infirmiers (ceux qui arrivent 1h après lui). Il est malheureusement bientôt à la retraite et c'est lui qui a dit : Cédric et Sylvain, toujours dans la même chambre le même jour (car il parait que sans moi le jeune Sylvain est intenable, Sylvain est socialement au bord du grouffre). Ce que je retiens des exemples récents : oui il y a certains qui parlent de leurs vacances passées et futures et de leurs places de parking, mais il y a toujours des exemples positifs et il faut le dire.
2) une ancienne de mes "subordonnées" m'a parlé ce jeudi de son grand père, décédé il y a deux ans de la maladie d'Alzheimer. Elle m'a avoué que pendant 5 ans elle l'avait tenu à bout de bras alors qu'elle faisait 5h-14h tous les jours dans sa station, tout en étant sincèrement la meilleure. La société lui offre comme récompense de son TRAVAIL un voyage à Phuket avec d'autres gérants de station méritants.
J'espère qu'il y aura toujours des personnes admirables, j'en croise très régulièrement y compris des jeunes.
Moi j'ai envie de conjurer toutes les personnes que je croise et que j'aime : si vous voulez être heureux, essayez de rendre votre entourage heureux.
Dans le travail, le sésame s'appelle la RECONNAISSSANCE du travail bien fait.
Et souriez, ça ne coute rien...
Ecrit par : cédric | samedi, 01 août 2009
Répondre à ce commentaireDu positif de temps en temps ! ça fait du bien.
On a toujours tendance à mettre en avant tout ce qui ne va pas - moi la première - et pourtant sur le plan du travail, je suis persuadée que beaucoup de gens ont encore l'amour de leur travail.
Si cela se passe autrement dans certains cas, c'est qu'à notre époque, on ne peut pas toujours CHOISIR, bien content quand on trouve à travailler, simplement pour gagner sa vie -
A mes yeux c'est une des grandes plaies de notre société et la cause de beaucoup d'autres.
Ecrit par : SOISIK | samedi, 01 août 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : France | samedi, 01 août 2009
Répondre à ce commentaireravie qu'il ait pu connaître et cotoyer un infirmier aussi
consciencieux que celui de la Salpétrière...
Malheureusement tous les soignants ne sont pas toujours
de "bons signants", tout comme les malades ne sont pas
toujours de " bons malades" .
Ayant effectué pas mal de séjours, plus ou moins longs
dans les hôpitaux, je peux affirmer que la gentillesse
appelle la gentillesse et qu'un sourire en appelle un autre.
ra
Ecrit par : Anny | lundi, 03 août 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : France | mardi, 04 août 2009
Répondre à ce commentaireNe jamais se décourager, sinon, c'est foutu, tout laxisme est utilisé d'un bout à l'autre de la chaîne des soignants.. Hélas!
Ecrit par : Carine | vendredi, 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : France | mercredi, 09 décembre 2009
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