mardi, 20 mai 2008

Le terrorisme sur la fin de vie

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Il n’y a aucun doute que ce monsieur n’est pas, hélas, le seul à avancer de tels arguments. Sans loi ou avec loi, il faut bien que l’on sache que si par malheur un deuxième Hitler venait à prendre le pouvoir, les mêmes horreurs recommenceraient. Donc, son article ne tient pas la route.

Donc, pour éviter les euthanasies de complaisance dont bénéficient certains malades (ami de tel ou tel médecin) ou des euthanasies décidées par un corps médical tout puissant, une loi est nécessaire. La loi Léonetti a été une avancée notoire. Je le reconnais et le confirme une fois de plus.

Aujourd’hui 4 députés consultent dans le cadre de son évaluation. Mais, qui consulte-ton ? Le grand mystère. Le peu que l’on puisse en savoir c’est qu’il ne faut pas l’améliorer, mais la faire connaître à nos médecins l Cependant ne désespérons pas avant d’en connaître la finalité !

Les déclarations que l’on peut lire ou entendre des uns et des autres sont non seulement troublantes mais nocives à la compréhension de la population. Les uns  déclarant vouloir mourir quand ils le décideront, les autres condamnant toute possibilité à un malade d’être aidé à mourir alors que sa vie n’est que torture morale et physique. Les excès n’ont jamais fait beaucoup avancer les consciences, sinon que pour radicaliser des discours tel que celui mis en lien.

On ne peut pas parler d’euthanasie sans évoquer la nécessité des Soins Palliatifs. Je le sais aussi bien que vous, mais ce n’est aujourd’hui que des déclarations de bonnes intentions. Il ne faut cependant pas refuser de constater qu’en leur nom des malades meurent dans d’excellentes conditions dans certains lieux privilégiés. J’en ai connu avec une carte d’une association nationale, qui n’ont pas refusé de terminer leur vie dans un de ces centres. Seulement le nombre, la qualité des personnels sont loin d’assurer l’égalité pour tous. Alors il nous nous battre sur les 2 fronts :

- avec les soins palliatifs pour une éthique et une formation commune à tous les centres

- et pour la possibilité d’une assistance à mourir quand tout a échoué.

Il reste que le suicide reste une solution pour beaucoup, d’ailleurs certains politiques ne l’exclue pas… mais se jeter sous un TGV ou sous rame de métro sans évoquer d’autres solutions toutes aussi inhumaines, ne grandissent pas ceux qui les préconisent même s'ils ont raison : on peut toujours agir seul dans le plus grand dénuement et une extrême souffrance morale.

Que nos politiques et les 4 députés en consultation puissent entendre ce que j’ai à leur dire. Or, 2 ont ouvert mon courriel (ce qui ne signifie pas « lu ») et les 2 autres je n’en sais rien, dont Mr Léonetti. Pourtant j’avais précisé en objet : « fin de vie ». Mais qu’est qu’un cadre infirmier, avec une carrière en réanimation peut leur apporter ? Simplement je lance un cri d’alarme : Aidez vos compatriotes à bien mourir, rassurez les par une loi claire, nette et précise. Vous le savez aussi bien que moi le possible n’est pas l’agir mais aide à bien vivre.

Commentaires

"LE POSSIBLE N'EST PAS L'AGIR MAIS AIDE A BIEN VIVRE"

C'est la phrase clé qui me touche particulièrement au delà de tout ce que nous redit France -

Si nous pouvions être assurés d'être aidés à mourir le moment venu, selon notre demande expresse et réitérée, comme nous serions plus sereins ! - je dis NOUS, je devrais dire JE - mais je sais que nous sommes un certain nombre à souhaiter cela !

Ecrit par : soisik | mercredi, 21 mai 2008

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je suis un peu ignorant du thème de la fin de vie
j'ai toutefois perdu un ami, qui avait trop fumé le cannabis et perdu la raison, devenant schizophrène avant de se laisser mourir dans une rivière
il avait moins de 30 ans et je garde le souvenir d'un ami heureux et joyeux
je suis triste, très triste, de savoir qu'il était malheureux avant de se donner la mort
il aurait pu mourir différemment, laissant sa tristesse et rejoignant la mort en riant

pour Julien, my dear friend

C-drik

Ecrit par : drik | jeudi, 22 mai 2008

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Ces morts sont difficiles à accepter... du moins j'ai beaucoup de mal d'intégrer que l'on puisse fiche sa vie en l'air par ses moyens artificiels. Je ne le comprends pas et pourtant que de désastres humains avec ces paradis artificiels!

Ecrit par : France | jeudi, 22 mai 2008

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Sans avoir connu une fin de vie aussi difficile, j'ai eu à souffrir de l'utilisatiopn de drogue par un de mes proches... C'est une vie de tristesse et de douleur qui ruine les familles et détruit l'utilisateur à petit feu. Un véritable fléau...

Ecrit par : Anny | mardi, 27 mai 2008

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