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mercredi, 09 avril 2008
L'accompagnement des familles est un devoir que les hôpitaux doivent respecter
Réponse à mamie Lucienne.
Quant on n’a un membre de sa famille en fin de vie et qu’il souhaite rester auprès de lui la nuit, j’estime que dans le cadre de l’humanisation des hôpitaux et dans le grand discours de l’accompagnement des mourants et des Soins Palliatifs auxquels tous services sont assujettis il est inacceptable de voir refuser ce droit aux personnes qui en font la demande.
Si des règlement « d’avant guerre » sont encore de cours dans certains services il ne faut pas hésiter à leur rappeler :
1) CHARTE DU PATIENT HOSPITALISE (6 Mai 1995)
« Lorsque des personnes sont parvenues au terme de leur existence, elles reçoivent des soins d'accompagnement qui répondent à leurs besoins spécifiques. Elles sont accompagnées si elles le souhaitent, par leurs proches et les personnes de leur choix et, naturellement, par le personnel. »
2) Article XI. – de la CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE ÂGÉE DÉPENDANTE (Fondation nationale de gérontologie, Ministère du Travail et des Affaires sociales, 1996) Le refus de l'acharnement ne signifie pas un abandon des soins mais doit, au contraire, se traduire par un accompagnement qui veille à combattre efficacement toute douleur physique et à prendre en charge la douleur morale. La personne âgée doit pouvoir terminer sa vie naturellement et confortablement, entourée de ses proches, dans le respect de ses convictions et en tenant compte de ses avis. Que la mort ait lieu au domicile, à l'hôpital ou en institution, le personnel doit être formé aux aspects techniques et relationnels de l'accompagnement des personnes âgées et de leur famille avant et après le décès »
3) Et si besoin est, leur rappeler qu’il ne suffit pas de faire de la Théorie sur les Soins Palliatifs » mais de les appliquer avec humanité en donnant au mourant la présence réconfortante d’un être cher pour ses derniers jours.
Dans le cas où la résistance est si forte que les familles ne savent plus à qui s’adresser, demandez un rendez-vous auprès du Directeur de l’établissement avec les arguments ci-dessus. Et ne pas hésiter à faire un courrier à la DDASS de votre département avec copie à la DRASS de votre région (www.sante.gouv.fr/sites_regionaux/index.htm)
Photo prise sur internet











































Commentaires
Merci France de ces renseignements. Je n'aurais peut-être pas osé écrire à la DDASS. Mais instruite par tes soins, maintenant, si le cas se présente, je saurais comment agir.
Ecrit par : Anny | vendredi, 11 avril 2008
C'est exact !
J'en ai fait un enregistrement pour le faire circuler autour de moi !
le commun des mortels, ce que nous sommes en général, n'est pas informé - c'est le drame
"on ne nous dit pas tout !" ça ne vous dit rien ?
Ecrit par : soisik | vendredi, 11 avril 2008
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