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vendredi, 04 avril 2008

Nos contradicteurs s'expriment, écoutons les

Témoignage de Pierre

 « Aujourd'hui, je suis entièrement paralysé, je ne peux remuer que les yeux mais je suis heureux heureux de marcher à nouveau sur la route du Seigneur, - heureux de vivre enfin en conformité avec mon idéal, - heureux d'être modestement utile à mon Dieu. »

« L'euthanasie est donc criminelle à double titre : pour le temps et pour l'Eternité. Par son refus radical de la Volonté Divine elle est un billet pour l'enfer. »

Si vous en souhaitez en lire plus voici le site 

http://www.anuncioblog.com/index.php?2008/04/03/490-eutha...

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Témoignage de Nicolas

 « Je suis un mutant. Un de mes gènes a viré à l'anormal. Du coup, je suis atteint du syndrome de Marfan. Une maladie rare, une maladie orpheline, comme ils disent »

« Mais pour l'instant tout va bien. Je me bats pour faire de l'écriture mon métier. Je cultive mes amitiés. J'aime une femme. J'essaie tous les jours d'être un peu plus heureux que le précédent. J'y arrive souvent. J'échoue parfois. Je sinusoïde, comme nous tous, je crois.

Je vis,

 http://www.anuncioblog.com/index.php?2008/04/03/491-eutha... 

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« Sabine Voisin-Saltiel. Oncologue depuis vingt-cinq ans, elle dit n'avoir jamais eu la moindre demande d'euthanasie qui dure:

"il y a une évolution entre le moment où les patients vont bien et celui où ils ne souhaitent plus qu'une chose: être soignés, écoutés."

Sarah Dauchy partage la même analyse: »

" L'euthanasie est une question complexe, et la représentation que s'en fait le patient évolue souvent dans le temps et suivant son état.

http://www.chretiente.info/eglise_catholique.php?page=new...

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Personnellement, je pense que cette loi Léonetti fait courir des risques non négligeables aux patients incapables d’exprimer leur volonté. Le corps médical ou les proches peuvent être tentés de considérer que ces patients souhaitent en finir avec un « acharnement thérapeutique » et donc les « débrancher » sans leur aveu. Par ailleurs, la loi Léonetti encourage logiquement l’utilisation de produits analgésiques pour adoucir les souffrances. Or, ces produits ont souvent comme « effets secondaires » d’abréger la vie (et sont parfois utilisés en milieu hospitalier principalement en vue d’abréger la vie, l’effet secondaire devenant l’effet recherché…). Par conséquent, la loi Léonetti n’est certes pas dépourvue d’ambiguïté. Mais il faudrait une exemplaire mauvaise foi pour considérer qu’elle constitue une obligation légale de souffrir !

http://www.les4verites.com/Euthanasie-le-marketing-compas...

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Demander une loi pour "autoriser" ces actes désespérés, qui doivent rester des exceptions, c'est demander l'application pour tous d'une même solution ? Est-ce ce que nous voulons ? Et pourquoi ceux qui font le choix de la mort auraient-ils plus de droits que ceux qui préfèrent la vie ?

http://www.come4news.com/euthanasie-ou-avortement-nest-ce...

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Si par cette note je donne la parole à tous nos détracteurs c’est par respect pour leurs croyances. Rien de ce que j’ai lu m’a déstabilisé et encore moins remis mes convictions en cause.  Ce qu’ils ne savent pas faire, nous le faisons. Pas de pression, pas de condamnation, rien de tout ce qui dépiste une fragilité à leur égard. Simplement un petit conseil : qu’ils prennent exemple sur nous  en restant respectueux et en n'imposant pas leur doctrine.

Si une liberté n’est pas un droit, un droit n’est pas applicable à celui qui le refuse et dans le cas qui nous préoccupe on ne peut que s’en féliciter. Si un malade ne peut plus vivre une vie devenue insupportable il devrait avoir le droit de pouvoir être aidé à cesser de vivre ce qui est devenu un enfer. Par contre si un malade veut faire de sa vie de douleurs la voie royale pour  marcher vers son DIEU personne n’a le droit de lui imposer le contraire. Non seulement, je ne porte aucun jugement sur le choix de chacun mais je réclame que l’on fasse de même pour moi et pour ceux qui partagent le même combat.

Commentaires

Exactement !
Nous demandons la possibilité du CHOIX pour chacun de nous

En respectant la volonte EXPRIMEE

Ecrit par : soisik | vendredi, 04 avril 2008

J'applaudis le courage de France qui donne volontiers la parole à nos détracteurs. Le geste est élégant, ccurageux et prouve s'il en est encore besoin que nous ne sommes pas des assasins qui veulent faire mourir à tout prix, les malades.
Nous respectons le désir de ceux qui préfèrent, finir leurs jours dans la souffrance, C'EST LEUR DROIT INDENIABLE. Nous leur demandons tout simplement de faire l'effort de comprendre qu'il existe un autre droit ( que nous préférons) CELUI DE TERMINER SA VIE SEREINEMENT ET DANS LA DIGNITE.......
Ces 2 courants de pensées sont respectables et chaque individu est libre d'avoir son propre choix qu'il aura exprimé librement dans ses directives anticipées....

Ecrit par : Anny | samedi, 05 avril 2008

Anny, je ne parlerais pas de détracteurs (Personne qui dénigre outrageusement, en cherchant à rabaisser les mérites, la valeur d'une personne, les avantages ou les qualités d'une chose).
Je crois que le terme est inapproprié. Je pense que France a choisi, dans sa grande sagesse et son ouverture d'esprit, le mot exact : contradicteur.

Je lui sais gré d'avoir ouvert son bloc-note à toutes les voix.

Je comprends intellectuellement votre combat. Cependant, je ne suis pas convaincue qu'il faille aller si loin dans celui-ci.
Je pense que beaucoup de personnes parlent trop de droits en oubliant de parler de devoirs.
En tant que membres d'une société, nous avons des devoirs envers elle, notamment de faire en sorte qu'elle se construise, non qu'elle se détruise. J'ai peur que nous soyons entrés dans une logique de mort. Malgré tous les progrès pour faire vivre les gens de plus en plus vieux, le lien social s'est dissout, les hommes se retrouvent de plus en plus isolés les uns des autres. Ne serait-ce pas ce mal qui ronge, cette impression d'une solitude infinie, cette sensation de ne plus avoir de place quand on est malade, vieux , infirme, handicapé, laid, gros, chauve... ?

Je comprends que certaines souffrances sont intolérables... Mais résoudre ce problème par l'euthanasie revient à poursuivre ce délitement de notre société. En croyant agir par humanisme et compassion, je pense qu'on finira par tout perdre. Je ne crois pas parler au nom d'une quelconque croyance, je laisse juste parler mon ressenti.

Ecrit par : Gerri | samedi, 05 avril 2008

On ne peut pas nier le raisonnement de Gerri - Il est vrai que notre société a changé et que les humains souffrent de plus en plus de solitude. Il est exact qu'il y a 50 ou 60 ans on ne mourrait pas de la même façon - d'abord moins vieux et la plupart du temps dans la famille - pas à l'hopital comme actuellement -

Pourquoi ? justement à cause de ce grand bouleversement de la société - Combien de gens d' une soixantaine d'années ont à l'heure actuelle à charge au moins en partie - non seulement souvent leurs enfants et petits enfants dont la vie est devenue difficile matériellement mais aussi leurs vieux parents !
Comment dans ces situations, garder les vieux parents à la maison ?
Il reste la maison de retraite - à condition encore
d'en avoir les moyens financiers -

Quand on connait l'ambiance de ces maisons de retraite - médicalisées - que personnellement j'appelle des mouroirs - comment ne pas comprendre que d'aucuns, dont je fais partie, n'ont pas envie d'en faire le but de leur fin de vie ?

Pourquoi ne peut-on pas admettre qu'une loi bien faite (comme celle qui existe en Belgique et qui fonctionne bien - je veux dire sans dérives)
pourrait offrir un CHOIX et rassurer ceux qui comme moi voudraient finir leur vie autrement que grabataire ?

Nous sommes bien obligés de voir les choses en fonction de notre société telle qu'elle existe actuellement !

Ecrit par : soisik | samedi, 05 avril 2008

Ce que je peux éventuellement ajouter au commentaire de Anny et plus à celui de Soisik, c'est que rien n'est immuable. Si la société à qui on vient de retirer certains moyens, pour la santé se transforeme en une Société où l'homme redevient le centre d'intérêt, alors on peut imaginer que nos revendications d'aujourd'hui seront autres... Mais toi Gerri qui à un oeil plutôt avertit, penses-tu réellement qu'il soit illigitime que des voix s'élèvent pour refuser des fins de vie que nous voyons aujourd'hui? Bien sûr travaillons pour demain et tu sais très bien que c'est un de mes objectifs et soucis... mais je ne suis rien dans ce Monde qu'un être en marche vers la mort que je veux la plus sereine.

Ecrit par : France | samedi, 05 avril 2008

Nos contradicteurs s’expriment !!!!

J’ai lu avec attention et respect les commentaires de ceux qui se sont exprimer sur ce blog ,revendiquant leur droit pour assumer leur fin de vie ,soit par leur conviction où pouvoir assumer la souffrance ,cela étant un choix de chacun .
Je ne crois pas sur ce blog avoir demander le privilège d’une loi qui serait imposée aux citoyens ,toute loi ne concerne jamais tout le monde ,cela s’appelle la Liberté que nous avons encore la chance de bénéficier .
Madame Simone Veil ,comme bien d’autre on demander l’application de certaine loi,,(appliquer ,respecter , légaliser ) je n’ai jamais connu que cela soit imposer à tout les citoyens !!! Pour reprendre certains termes de commentaires de nos détracteurs.
Il faut retourner en arrière sur ce blog pour voir comment nos demandes étais toujours pris avec tolérance ,et n’avons jamais rejeter tout ce qui peu être proposer d’humain pour le choix que nous demandons pour notre départ dignement de fin de vie ,et bien réagir honnêtement à l’interprétation des dialogues que nous revendiqueront ,en espérant que nous serons en face de partenaire respectueux pour ce combat ,ceci avais d’ailleurs étais retenu en période électorale !! Mais un peu rester dans les dossiers !!!

Il faudras bien mettre fin à l’hypocrisie qui se cache ,appliquer parfois dans certaine conditions ,en incluant même les anonymes que l’on découvrent lorsqu’ ils rendent public des livres de ce qu’ils ont vécus clandestinement pour le départ d’un être cher ,alors laissons le droit à la parole pour que chaque opinion puisse s’exprimer, que l’on mette fin à tout cette souffrance que depuis un certain temps on sait sentis interpeller afin que leur lutte face à la souffrance ne tombe pas dans l’oubli , ,notre combat de pouvoir disposer de notre vie , la quitter selon notre choix dignement accompagner par les nôtres comme nous l’aurons exprimer .

Mamie Lucienne
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Ecrit par : lucienne | samedi, 05 avril 2008

En lisant les commentaires, j'ai bien réfléchi à tout ce qui était dit par les un(e) ou les autres....et j'en suis arrivée à penser qu'une loi bien faite, c'est à dire, uniquement faite pour ceux dont le désir est d'en finir avec une vie de douleurs et de souffrances, pourrait satisfaire tout le monde :
- Ceux qui souhaitent s'en aller, demanderaient l'application de cette loi, et ce serait fait légalement , sans bruit, sans défrayer la chronique et la télé...
- Ceux qui, par conviction personnelle , morale ou religieuse, souhaiteraient aller au bout de leurs calvaires, sans qu'on les prive ne serait-ce que d'une journée de souffrances, pourraient le faire, en toute connaissance de cause puisque rien ne serait obligé......
Chacun s'étant exprimé, ces 2 possibilités permettraient UN CHOIX selon la conscience de chacun.
Ceux qui sont pour finir dans l'indignité, en souffrant et en se dégradant seraient rassurés en sachant que rien ne serait fait sans leur consentement et ceux qui préfèrent en finir pour dans la dignité et sereinement, seraient plus rassurés de savoir qu'en cas de...ils pourraient avoir satisfaction.
Ainsi chacun pourrait avoir le choix de sa fin de vie selon ses convictions....et ce serait très rassurant. Tout en sachant qu' aucune décision n'est immuable et qu'il n'y a , dit-on, que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis....

Ecrit par : Anny | lundi, 07 avril 2008

Ce n'est pas possible que je sois une seconde fois en désaccord avec ma plus fidèle amie! Et pourtant si ..je reprends un très court extrait qui m'a fait sursauté : "Ceux qui sont pour finir dans l'indignité, en souffrant et en se dégradant " . Pour moi, il n'y a rien d'indigne que d'accepter de mourir dans des conditions que nous supposons ne pas pouvoir vivre. L'homme n'est indigne à mes yeux, et là nous devons l'être tous, quand il commet des actes odieux et là je ne vais pas lister tous ceux que j'ai en tête. Et quand je dis que nous le sommes tous à une échelle différente c'est vrai, c'est de laisser des continents, des voisins mourir de faim et ce n'est qu'un exemple. Bisous Anny

Ecrit par : France | mardi, 08 avril 2008

Effectivement ce terme m'a étonnée de la part d'Anny -

J'ai envie de penser qu'elle s'est laissée emporter par une sorte d'agacement que je ressens aussi très souvent devant l'incapacité des gens à entendre qu'il s'agit simplement d'un CHOIX et d'une LIBERTE - et que nous ne désirons en aucun cas convaincre qui que ce soit nous voulons cette liberté pour NOUS MEME c'est tout !

La dignité est un sentiment ressenti différemment pour chacun de nous - et il n'y a aucune indignité à vouloir à n'importe quel prix aller jusqu'au bout de la souffrance et de la déchéance physique et psychologique - et Anny le sait bien !

Ecrit par : soisik | jeudi, 10 avril 2008

Soizic, le problème vient justement du fait que la liberté que vous voulez implique la société toute entière. Sinon, bien sûr, ce ne serait pas un problème. Or, quand on vit en société, chacun ne vit pas uniquement pour soi mais se doit de réfléchir pour et au nom de la société dans son entier.

Le cas Madame Lydie Debaine en est un exemple. Du point de vue individuel et ayant des enfants, je peux comprendre son acte et la cruauté de la vie qui l'a emmenée vers un tel geste.
Il n'empêche, qu'au regard de la société et des lois qui la régissent, son acte est un crime qui aurait du être sanctionné symboliquement par une peine avec sursis (la loi prévoit les circonstances atténuantes).
Cela aurait bien marqué la transgression que son malheur lui a fait commettre. Quand on vit en société, on ne peut pas se permettre de ne réfléchir qu'à son niveau personnel. Il faut aussi réfléchir au poids de nos actes sur le reste des individus.

Ecrit par : Gerri | jeudi, 10 avril 2008

Tout à fait d'accord avec vous Gerri en ce qui concerne le principe de respect de la vie en Société.

Je ne pense pas cependant qu'une loi bien faite, un peu dans le modèle de celle qui existe en Belgique et qui a déjà fait ses preuves, et qui permette à tout un chacun de choisir sa fin de vie, c'est à dire
- la terminer en maison de retraite, ou en cas de maladie incurable, en soins palliatifs, et d'aller éventuellement jusqu'au bout de sa souffrance
- ou pour certains d'entre nous, dont je fais partie, d'avoir une possibilité d'en finir parce que la vie sera devenue intolérable et pour cela que la loi autorise (sous certaines conditions) un médecin à me faire une ordonnance pour obtenir le produit utile à ce qu'on pourrait appeler un "suicide assisté"
- ou encore, et là je vais plus loin, comme le fait la loi belge, si je n'étais plus en état de m'exprimer et en fonction de mes Directives anticipées et de l'aide de ma ou de mes personnes de confiance, une aide active à mourir, c'est à dire l'euthanasie, qui, je me permet de vous le rappeler veut dire éthymologiquement "bonne mort" -
je ne pense pas que cette loi, puisse avoir un impact négatif sur la Société - je dirai même au contraire, puisqu'elle apporterait, une possibilité de CHOIX LIBRE ET EXPRIME ce que nous n'avons pas actuellement. Et je ne pense pas dans ce domaine ne réfléchir qu'à mon point de vue personnel !

En ce qui concerne Mme Debaine, il est exact que compte tenu de la Loi actuelle, elle aurait dû avoir une peine symbolique - mais c'est la justice qui a décidé - ce qui laisserait supposer que les mentalités évoluent dans ce domaine -
Mais dans ce cas particulier, je dois ajouter que ça n'entre pas dans ma philosophie - Pour moi, l'aide à mourir demande l'expression nette et réitérée et contrôlée de la personne qui le souhaite.
Ce qui ne veut pas dire que je ne comprenne pas le geste de cette pauvre femme - mais il me parait difficile de légiférer sur ces cas-là - en tous cas cela demande plus de prudence.

Ecrit par : soisik | jeudi, 10 avril 2008

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