lundi, 12 mars 2007

Un procès de trop mais utile

Ce matin s’ouvrira le procès du docteur Laurence Tramois et de l’infirmière Chantal Chanel. Pendant cette semaine je serai comme vous très attentive à ce qui va se dire car j’avoue être gênée par l’article du Monde dont je vous joins les extraits suivants. A la fin du procès je reviendrai pour partager avec vous mon ressenti. Durant cette période je garderai le silence.

Extraits : LE MONDE | 10.03.07 | 13h48  •  Mis à jour le 10.03.07 | 13h48

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-881477@...

« Entendue à l'instruction, le médecin a confirmé avoir fait une prescription illégale, sous le coup d'une pression psychologique, familiale et sentimentale très importante.

Mme Tramois a reconnu qu'elle avait pris sa décision seule, précisant qu'elle avait demandé à l'infirmière de nuit de faire l'injection car elle ne se sentait pas capable de la réaliser elle-même.

Pour sa part, Chantal Chanel admettait qu'elle connaissait les conséquences de l'injection de potassium à forte dose. "J'étais sous le choc parce qu'il s'agissait d'une prescription incroyable", a-t-elle confié, évoquant les consignes du docteur Tramois. Elle indiquait aussi s'être sentie "seule" mais avoir réalisé l'injection en pensant que la famille de Paulette Druais était au courant et qu'en agissant ainsi elle répondait à sa demande.

En réalité, ni le fils ni le mari de la malade n'ont été mis au courant des projets de Laurence Tramois. Reste que ni l'un ni l'autre ne se sont constitués partie civile à l'instruction. Laurent, le fils de Mme Druais, a expliqué qu'il aurait préféré être associé à la décision, mais reconnaissait que l'injection létale avait "soulagé (la famille) d'un énorme poids". Il a précisé aux enquêteurs qu'à plusieurs reprises, au courant du mois d'août, sa mère avait fait savoir, "de vive voix", qu'elle souhaitait en finir avec la vie et qu'elle voulait "un produit pour partir" »

La situation décrite ci-dessus n’est certes pas un cas isolé, tous les soignants le savent, et il est temps d’y mettre un terme en donnant, en urgence, une formation obligatoire à tous les médecins sur le soulagement de la douleur.

Dans la logique des soins palliatifs (qui refusent de provoquer une mort immédiate) il est possible de soulager au maximum les douleurs d’un malade même si les doses injectées peuvent avancer la mort…Encore récemment j’ai reçu un témoignage d’une mort douce accordée dans cet esprit . Je crois que dans tous les cas désastreux que certains connaissent cela est du à l’incompétence du corps médical en matière de soulagement de la douleur.

 

Reste que des cas comme Christian , Vincent et bien d’autres la Loi Léonetti est inadaptée.

 

Commentaires

Il y a en effet dans ce procès des choses "génantes" ....
des malentendus, des choses non dites...... Mais en tout état de cause, j'ai la forte impression qu'une implication affective , du fait que toutes les deux connaissaient la patiente. Et l'on peut se demander pourquoi, après avoir fait une ordonnance préconisant l'utilisation du produit létal, le médecin n'a pas elle-même procédé à l'injection....
Alors attendons l'issue du procès pour nous réjouir....

Ecrit par : Anny | lundi, 12 mars 2007

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