samedi, 10 mars 2007
"Je suis un peu fou.. sac au dos sans trêve.." souvenirs... souvenirs
Merci à celles et ceux qui ont eu la délicate attention de me souhaiter ma fête ! Deux fêtes successives, je suis privilégiée ! (8 mars : fête des femmes – 9 mars : ma fête, non pas le 14 juillet Soisik, bien que... pourquoi pas ! je veux bien en avoir 2)
Ce rendez-vous avec vous est une mission que je me suis fixée pour être en cohérence avec l’idée que je me fais sur le sens du service et du devoir. Long a été le chemin jusqu’à ce jour. Sur cette route aride, d’heureuses surprises m’attendaient à certains carrefours « Anny, Françoise, SoisiK, mamie Lucienne pour les plus fidèles » et de temps en temps un errant du net qui ne me laissait pas continuer sans un petit signe d’encouragement.![]()
Le sac à dos chargé, je chemine souvent dans la bonne humeur, parfois lasse voire découragée, tantôt excédée. Cette nuit par exemple l’envie d’ouvrir mon sac et de déballer le paquet des «55 / 60 ans..65 ans… » se fait pressant, il est un peu lourd, trop lourd. Allez, je succombe, je vais vider mon sac…
C’est vrai que certains postes peuvent être assumés par des personnes de cet âge. L’expérience, à qui sait la faire partager, n’a pas de prix. Mais…combien d’agents du privé comme de l’Etat sont poussés soit sur des voies de garage ou dans des placards pour mille raisons. Alors, que l’on ne vienne pas culpabiliser ces agents de fuir ce qui souvent est un enfer. Je crois avoir déjà mentionné ce directeur, d’un établissement hospitalier, qui sans état d’âme a exigé moins de rigueur à l’un de ses cadres qui ne comprenait pas cette demande... Moins de rigueur c’était impossible, il ne lui en restait si peu dans son placard devenu « terre d’exile ». Dépression ou retraite , parfois les deux. Dans tous les cas, je rencontre des individus les yeux brillants en souvenant de leurs début de carrière et amères quand ils évoquent leurs dernières années.
Quant (privé ou public) on ne souhaite plus avoir un ancien (on commence à l’être à 50 ans..) dans son équipe tous les moyens, parfois les plus sordides, sont utilisés. Je ne pose pas une question, mais un problème : « Veut-on réellement des séniors dans le monde du travail en dehors de la publicité sur nos antennes ? »
Plus légère, le sac débarrassé d’un gros paquet, je vous donne rendez-vous demain, pour en déposer un autre. En m’allégeant trop rapidement, il ne faudrait pas que je vous perde.
00:00 Publié dans BILLET D'HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pré retraite















































Commentaires
Toi, France tu es une vraie routarde. Toujours le sac au dos et prête à parcourir la terre par monts et par vaux ... comme les prêcheurs d'autrefois, pour apporter la bonne parole .
Et c'est quoi la bonne parole ? L'amour du prochain, la tolérance, la générosité, l'écoute, l'échange, la confiance et le partage, pour un monde meilleur.... TOUT UN PROGRAMME ! Mais il est très vaste ce programme, trop lourd pour toi, alors nous allons t'aider et marcher à tes côtés .... le chemin sera long, mais toutes et tous ensemble ON ARRIVERA AU BOUT.
Ecrit par : Anny | samedi, 10 mars 2007
Répondre à ce commentaireJe ne peux pas vous laisser toutes seules Anny et toi - mais la semaine a été assez lourde et je traîne la patte ! les ans en sont la cause .... eh oui quelquefois ils se manifestent, ils me disent : quand vas-tu baisser les bras ?
Sans doute jamais, puisque je veux mourir debout, comme nous toutes sur ce blog !
A bientôt ! courage
Ecrit par : soisik | samedi, 10 mars 2007
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